Pedro Fernandes de Queirós, navigateur.

Pedro Fernandes de Queirós (ou Pedro Fernández de Quirós en espagnol), né à Évora (Portugal) en 1565 et mort à Panamá en 1614, était un navigateur et un explorateur portugais au service de la royauté espagnole.


Né au Portugal, Queirós s’engage dans la marine espagnole où il devient un navigateur expérimenté. En 1595, il participe en qualité de pilote aux explorations d’Álvaro de Mendaña de Neira au sud-est du Pacifique : 430 futurs colons, îles Marquises, Santa Cruz, Philippines.

Il se rend à Rome en 1600 pour obtenir la bénédiction du pape Clément VIII en vue de nouvelles explorations. Il prend la mer en direction du Pérou en 1603 pour organiser une expédition à destination de la Terra australis, la « grande terre mythique du Sud », et en prendre possession au nom de l’Espagne et de l’Église. Son expédition embarque à Callao, le 21 décembre 1605, avec 300 hommes d’équipage et soldats, à bord de trois navires, le Santos Pedro y Pablo, le San Pedro et Los Tres Reyes.

En 1606, après de brèves escales à Hao (Tuamotu), Rakahanga (îles Cook) et Taumako (îles Salomon), l’expédition atteint l’archipel des Tuamotu, les îles du Bon Voyage (Buen Viaje : Butaritari et Makin au nord des îles Gilbert) et les Nouvelles-Hébrides (aujourd’hui le Vanuatu). Quirós accoste sur une grande île qu’il pense faire partie du continent austral, et la baptise Austrialia del Espíritu Santo, en l’honneur de la dynastie régnante en Espagne et au Portugal, les Habsbourg, d’origine autrichienne (Austria en espagnol). L’île s’appelle toujours Espiritu Santo. Il y fonde une colonie qu’il baptise Nouvelle Jérusalem, mais doit rapidement abandonner son projet en raison de l’hostilité des autochtones et des conflits entre les membres de l’expédition.

Sur le chemin du retour, le mauvais temps sépare le bateau de Quirós des autres navires. Il débarque finalement à Acapulco, au Mexique, en novembre 1606. Son commandant en second, Luis Váez de Torres, parti à sa recherche, met le cap sur Espíritu Santo, découvre qu’il s’agit d’une île et non d’un continent, y perpètre le massacre de Big Bay, poursuit sa route et atteint Manille aux Philippines.

Queirós retourne à Madrid en 1607. Considéré comme fou, il passe les sept années suivantes dans la misère, se consacrant à la rédaction de nombreux (39) rapports de voyage et sollicitant le roi Philippe III d’Espagne pour qu’il finance une nouvelle expédition. Il dénonce la catastrophe démographique, qu’il estime à 30 000 000 morts au minimum, et pense qu’« une autre colonisation est possible » (Annie Baert).

Il repart au Pérou avec des lettres de recommandation, mais sans obtenir le soutien financier du roi. Quirós meurt à Panamá en 1615, après avoir navigué 20 000 lieues.

Des chercheurs ont tenté de démontrer, au XIXe siècle, que Queirós avait découvert l’Australie avant Abel Tasman et James Cook, principalement en raison du nom donné par le navigateur à l’île Austrialia del Espíritu Santo, alors que l’origine et l’orthographe du mot Australia sont différentes de celles d’Austrialia, dénomination qui rend hommage à la famille royale espagnole qui régnait alors sur l’Autriche (Austria).

Le nom de Quirós est mentionné par Bougainville dans son Voyage autour du monde1 et par Jules Verne dans Vingt Mille Lieues sous les mers.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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