L’océanite.

L’Océanite (Hydrobates pelagicus), également appelé Pétrel tempête, est une espèce d’oiseaux de mer de la famille des Hydrobatidae. Il est le seul membre du genre Hydrobates. Cet oiseau pélagique est le plus petit des oiseaux de mer d’Europe, où il est protégé. Extrêmement discret, il est de mœurs exclusivement nocturnes sur les lieux de reproduction et est rarement visible de la côte, sauf à l’occasion des tempêtes les plus violentes. Il est en revanche bien connu des pêcheurs puisqu’il suit souvent les navires en haute mer, volant au ras des vagues, et donnant parfois l’impression qu’il court sur la surface de l’eau.

Sa population mondiale, entièrement cantonnée à l’Atlantique du nord-est, est comprise entre 300 000 et 700 000 couples.


L’Océanite tempête est un oiseau assez frêle, long de 14 à 17 cm, ne pesant que 23 à 29 g. Ses dimensions sont proches de celles d’une hirondelle. Son envergure varie de 36 à 39 cm. C’est le plus petit oiseau de mer d’Europe.

Il est de couleur noir de suie, sauf une ligne blanche sur le dessous de l’aile, et une large bande blanche sur le croupion. Son bec, qui présente le tube nasal commun à tous les Procellariidae, ses pattes, courtes et grêles, et ses yeux sont d’un noir brillant. Le front, un peu proéminent, donne l’impression que le dessus de la tête est plat. La queue est large et ne présente pas d’échancrure.

On peut le confondre avec l’Océanite cul-blanc, mais ce dernier, un peu plus grand, a le dessous des ailes entièrement sombre, la bande blanche sur le croupion est en forme de “V”, il présente une bande pâle sur le dessus des ailes, et a une queue échancrée.

Il se nourrit d’organismes marins planctoniques, de petits déchets de poisson et même d’huile de poisson surnageant en surface. Il est capable de saisir sa nourriture, repérée à l’odeur, en vol. Il lui arrive de se réunir en petit groupe pour exploiter une source de nourriture. Généralement, il ne se nourrit qu’en surface.

L’Océanite tempête a un vol acrobatique ; il est capable de réaliser de nombreux changements de cap, souvent très près des vagues, quitte à “piétiner” l’eau avec ses pattes. Lorsqu’il se pose en mer, il tient ses ailes ouvertes et levées.

Les cris d’appel à l’entrée du terrier ressemblent à un ronronnement.

Cet oiseau ne revient généralement à terre que pour se reproduire. Les sites de nidification sont le plus souvent des îles rocheuses, mais parfois aussi des falaises ou promontoires donnant sur la mer. Cet oiseau ne pond qu’un seul œuf, entre avril et juillet, à l’abri de rochers ou dans un terrier, généralement à flanc de falaise. Cet œuf sera couvé en moyenne 35 jours. Pendant la saison de nidification, il ne revient à terre que de nuit, pour éviter la prédation des goélands et des labbes. Les petits seront aptes à se reproduire à 3 ans.

Cet oiseau peut vivre jusqu’à au moins 33 ans et 10 mois (record européen actuel).

Cet oiseau hauturier ne revient à terre que pour se reproduire. Il niche généralement sur des îles rocheuses ou des falaises inaccessibles.

Les sites de nidification de cet oiseau se situent dans des zones localisées de l’ouest de l’Europe (Atlantique Nord-Est) et de la mer Méditerranée. Le reste du temps, il est pélagique, mais peut parfois être abondant au sud de l’Irlande.

Les populations de l’Atlantique Nord migrent vers l’Afrique en septembre ou novembre, et hivernent au large de l’ouest et du sud de l’Afrique (Atlantique Sud-Est), voire dans l’océan Indien. Elles reviennent en Europe au mois d’avril pour nicher. Les populations méditerranéennes sont généralement sédentaires, mais certains individus se déplacent vers l’est jusqu’en mer Noire.

L’essentiel des populations d’océanites tempête concerne la sous-espèce nominale, Hydrobates p. pelagicus, et est concentré dans le nord de l’Europe : Islande, Norvège, îles Féroé — qui se taillent la part du lion avec un effectif compris entre 150 000 et 400 000 couples —, Irlande et Grande-Bretagne. Plus au sud, les effectifs de cette sous-espèce atlantique sont marginaux, en France (îlots bretons pour l’essentiel, et Pays basque) avec environ 800 couples en 2000, en Espagne, avec entre 1000 et 2500 couples environ sur le littoral atlantique continental et aux îles Canaries et au Portugal (effectifs inconnus) à Madère et aux Îles Selvagens.

Les oiseaux méditerranéens appartiennent à la sous espèce Hydrobates pelagicus melitensis. Les quelque 10 000 couples correspondant à cette population sont surtout concentrés à Malte, aux Baléares, en Italie, en France (surtout Corse) et sur le littoral continental de l’Espagne, avec des effectifs plus limités en Algérie, au Maroc, en Grèce et en Croatie.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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