La piéride du chou (papillon).

La Piéride du chou (Pieris brassicae) est  une espèce paléarctique de lépidoptères (papillons) de la famille des Pieridae. Elle est notamment très répandue en Europe.


L’imago de la Piéride du chou est un papillon blanc, dont la longueur de l’aile antérieure varie de 28 à 33 mm, c’est-à-dire une taille plus importante que les autres espèces ressemblantes du genre Pieris.

Le dessus des ailes a un fond blanc, avec à l’aile antérieure une grande tache apicale noire en forme de faux, qui permet de reconnaître l’espèce. Le dimorphisme sexuel se manifeste par la présence de trois autres taches noires sur les ailes antérieures des femelles (une strie sur le bord interne et deux points postdiscaux), taches dont les mâles sont dépourvus.

Au revers de l’aile antérieure, l’apex est jaunâtre et les deux points postdiscaux sont présents chez les deux sexes. L’aile postérieure a le revers jaunâtre, et une tache costale noire sur ses deux faces.

Les œufs sont jaunes, en forme de fuseau avec des rainures longitudinales. Ils sont déposés par groupes, contrairement aux autres espèces du genre Pieris, et ont un temps d’incubation de 4 à 10 jours.

Piéride du chou, carte maximum, Açores.

Les chenilles sont vert-jaune et couvertes de points et de stries noirs. Grégaires, elles sont visibles d’avril à novembre sur des Brassicacées sauvages ou cultivées.

Multivoltine, la Piéride du chou vole de mars à novembre en deux à quatre générations1. Elle hiverne à l’état de chrysalide.

Les plantes hôtes de la chenille sont des Brassicacées, surtout les choux cultivés, et des Capucines (Tropaeolaceae).

Les chenilles sont souvent parasitées par diverses espèces d’hyménoptères, dont Apanteles glomerulus et Microgaster granulatus. Ces guêpes pondent leurs œufs dans la chenille, que les larves mangent en se développant puis quittent à sa mort pour se nymphoser en cocons se disposant autour de sa dépouille.

La Piéride du chou est largement répandue à l’état naturel dans l’écozone paléarctique : en Europe, au Maghreb, et en Asie jusqu’au Japon. Elle est présente dans tous les départements de France métropolitaine.

Elle a été introduite au Chili. Un temps introduite en Australie, elle y a été éliminée par la guêpe parasitoïde Cotesia glomerata.

Cette espèce se rencontre dans divers types de milieux fleuris, notamment les jardins et les prairies, du niveau de la mer jusque vers 2 000 mètres d’altitude.

Elle effectue parfois des migrations1, au cours desquelles on peut la voir dans n’importe quel type de milieu. Des migrations en très grand nombre ont par exemple été rapportées en Angleterre en 1508, 1911 et 2009.

L’espèce Pieris brassicae a été décrite par le naturaliste suédois Carl von Linné en 1758, sous le nom initial de Papilio brassicae. Sa localité type est la Suède. Elle est l’espèce type du genre Pieris Schrank, 1801, qui est lui-même le genre type de la famille des Pieridae.

Source : Wikipédia.

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