Le tilapia.

Le Tilapia est un nom vernaculaire ambigu désignant en français certains poissons de la famille des Cichlidae. Cette appellation commerciale vient de la forme latine – latinisation scientifique – de thiape, un mot qui signifie « poisson » en tswana, une langue d’Afrique. Elle regroupe trois genres au sein des cichlidés : Oreochromis, Tilapia et Sarotherodon. Ils sont originaires d’Afrique ainsi que du Proche ou du Moyen-Orient et leur taille varie entre 5 et 50 centimètres. Ces poissons d’eau douce ou d’eau saumâtre sont des sortes de carpes exotiques, abondamment élevées et consommées dans le monde. S’il existe près d’une centaine d’espèces de tilapias, seules quelques-unes se prêtent à la pisciculture.


Les tilapias sont exploités par la pêche, la pisciculture ou l’aquariophilie.

Son élevage remonterait à l’Égypte ancienne, il y a 4 000 ans, mais son exploitation commerciale commence en Afrique du Sud, par les colons belges et anglais, en raison des pénuries de viande occasionnées par la Seconde Guerre mondiale. Après la guerre, l’usage intensif d’antibiotique et d’hormones ont permis d’obtenir des populations de poissons entièrement mâles, à la croissance deux fois plus rapide que celle des femelles. Sa facilité d’élevage fera qu’en 2004 il dépassera le saumon et la truite arc-en-ciel, jusque-là en tête des ventes.

En 2009 le tilapia est produit dans plus de 75 pays, les plus grands producteurs étant la Chine, la Thaïlande, les Philippines, l’Indonésie, Taïwan, l’Égypte, la Colombie, Cuba, le Mexique et Israël.

On élève six espèces auxquelles il faut ajouter les hybrides issus de leur croisement. Essentiellement, Tilapia du Nil (Oreochromis niloticus) et Tilapia du Mozambique (Oreochromis mossambicus) appelé aussi Tilapia de Java.

Certaines espèces sont considérées comme étant en cours de domestication, puisque le cycle de l’élevage est entièrement maîtrisé, qu’une sélection est appliquée sur ces espèces et qu’elle a déjà permis d’améliorer leurs qualités du point de vue de l’élevage.

La présence de ces poissons prédateurs dans les cours d’eau est un moyen naturel de lutte contre les insectes vecteurs.

La polyculture des crevettes avec des tilapias est l’un des moyens de lutte contre le syndrome de Taura affectant ces crustacés.

Les tilapias ont été introduits dans de nombreux cours d’eau et rivières d’Afrique ou d’Asie, souvent pour occuper une niche vide ou bien pour l’alimentation des populations locales. C’est le cas de la Perche du Nil (Lates niloticus) mais aussi à moindre échelle du Tilapia du Mozambique (Oreochromis mossambicus) qui sont malheureusement devenues localement des espèces invasives, ayant contribué à la disparition d’espèces indigènes.

Des espèces comme Heterotilapia buttikoferi ou Oreochromis mossambicus sont des poissons d’aquarium d’eau douce appréciés.

Dans certains pays comme le Brésil, la peau de tilapia est utilisée pour en faire des objets tels que des sacs, portefeuilles, ceintures, porte-documents…

Ce sont des poissons d’eau douce à chair blanche et ferme et pratiquement dépourvus d’arêtes. Le tilapia a un goût qui varie en fonction de la salinité de l’eau dans laquelle il vit. Sa saveur est plus forte chez les individus sauvages8. Il est riche en vitamine B, en vitamine D, en sélénium et en phosphore. C’est un poisson maigre qui contient néanmoins deux acides gras de la famille des oméga-3, de l’acide eicosapentaénoïque (AEP) et de l’acide docosahexaénoïque (ADH).

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Sources : [wpicons-icon icon=”wpicons-wikipedia1″ size=”26px”] [wpicons-icon icon=”wpicons-youtube2″ color=”#dd3333″ size=”27px”]

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