Le jaguar de Guyane.

Le jaguar est une espèce strictement américaine, répartie sur un vaste territoire allant du nord de l’Argentine à l’extrême sud des États-Unis. Il est le plus imposant parmi les dix espèces de félins connues en Amérique du Sud. Sa robe est généralement jaune-orangée avec de nombreuses ocelles noires. Des cas de mélanisme (robe apparaissant entièrement noire) sont connus.

Longévité : 12 à 15 ans à l’état sauvage

Reproduction : Les jaguars peuvent se reproduire à partir de l’âge d’un an et demi environ. La femelle, plus petite que le mâle, a une portée tous les deux ans de un à quatre petits (deux en moyenne). Les jeunes qui pèsent environ 800 grammes à la naissance sont sevrés après cinq ou six mois et resteront avec la mère jusqu’à l’âge d’un an et demi ou de deux ans.

Habitat : sa présence est connue sur l’ensemble des biotopes de Guyane et sa fréquentation discrète à proximité des agglomérations est régulièrement rapportée. Moins farouche que les autres félins de Guyane, son observation est plus fréquente.

Jaguar, carte maximum, Cayenne, 28/04/2007.

Le Jaguar ne craint aucun prédateur. Chassant de jour comme de nuit, il se nourrit d’une large variété d’animaux, en fonction des opportunités de captures. Mammifères, oiseaux, reptiles et poissons, peuvent ainsi être consommés. Du fait de sa mâchoire d’une puissance exceptionnelle, le Jaguar est le seul félin capable de broyer les carapaces de tortues pour les consommer.

Présence dans les parcs nationaux :  Guyane

En 2006, l’espèce n’occupait plus que 60% de son aire de répartition originelle. Ainsi le Jaguar a disparu de l’Uruguay et de larges étendues déforestées du Brésil et de l’Argentine. Les limites nord de l’aire de répartition du Jaguar ont aussi fortement régressé, particulièrement aux Etats-Unis et au Mexique. Dans

de nombreux pays d’Amérique Centrale, les territoires occupés par le Jaguar sont maintenant restreints à des territoires forestiers morcelés, limitant les possibilités de maintien à long terme. Dans ce contexte, la région des Guyanes, avec les secteurs intacts du bassin amazonien, offre de larges étendues forestières interconnectées, apparaissant comme l’un des territoires assurant les meilleures garanties de survie de l’espèce.

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Sources : Parcs-nationaux, YouTube.

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