Le ski de fond.

Le ski de fond est un sport d’hiver de la famille du ski nordique, populaire notamment en Europe du Nord, au Canada, en Russie et plus largement l’ensemble de l’Europe de l’Est ou l’Alaska, qui se pratique sur des domaines enneigés et damés (sinon, il s’agit du ski de randonnée nordique). Il a inspiré d’autres disciplines telles que le saut à ski, le combiné nordique (combinaison du saut à ski et du ski de fond) et le biathlon (combinaison du tir à la carabine et du ski de fond).

Sport olympique dès la mise en place des Jeux olympiques d’hiver en 1924, l’organisme chargé de la réglementation de la discipline et de ses épreuves est la fédération internationale de ski (FIS), cette dernière gère les différentes compétitions qui rythment le calendrier en période hivernale : les championnats du monde (toutes les années impaires), la Coupe du monde (depuis 1982) et la coupe Marathon (depuis 1999 pour les courses longues distances en coopération avec la Worldloppet).

Les skis utilisés sont longs, étroits, ne possèdent pas de carres métalliques et sont fixés uniquement à l’avant du pied. Deux techniques de ski existent : la technique traditionnelle, dite « classique » ou du « pas alternatif », qui consiste à avancer dans deux traces parallèles, et depuis les années 1980 la technique du « pas de patineur » (« skating ») dont le style au niveau des jambes peut s’apparenter au roller ou au patin à glace, utilisant des skis légèrement plus courts.

Ski de fond, carte maximum, Autriche, 17/01/1985.

La surface de leur semelle est globalement :

  • plate, lisse sur toute sa longueur pour le ski de skating -hormis une ou deux rainures centrales pour rendre le ski stable.
  • écaillée avec une chambre à fart en son centre, afin de permettre la propulsion et éviter la glisse arrière, pour le ski de fond classique
    Le ski de fond est le sport nécessitant le plus fort VO2 max (puissance respiratoire), devant l’aviron et le cyclisme. Ce sport se pratique sur des pistes au sein de domaines nordiques dont l’accès est en général payant à moins de 10 €. En France, la redevance rapporte environ 10 millions d’euros pour 2 millions de journées skiées par an.

Le ski de fond est originaire des pays scandinaves dans l’Antiquité (1 000 ans av. J.-C.) et serait né plus précisément de l’endroit où se situe de nos jours la Norvège. Le ski de fond a eu plusieurs rôles essentiels pour l’homme au cours de son histoire, il s’agissait avant tout d’un moyen rapide pour se déplacer d’un endroit à un autre et servaient à la chasse, ainsi dans la mythologie norvégienne, la présence d’un dieu du ski Ull et d’une déesse du ski et de la chasse Skadi démontre la place prépondérante du ski.

À partir du XIIe siècle, il est utilisé par les troupes militaires dans l’infanterie chez les Vikings puis les Suédois. Enfin, il est aussi à l’origine de grandes découvertes dans des milieux jusque-là peu accessibles comme le Groenland. Au XIXe siècle, le ski est importé en Europe centrale par l’intermédiaire des étudiants norvégiens, ainsi que sur le continent nord-américain avec certains émigrants. Le ski connaît également un grand succès en raison de l’innovation apportée par Sondre Norheim avec son télémark.

Son aspect pratique va alors laisser la place à l’aspect sportif et ludique avec la mise en place de compétitions à partir de 1843 en Norvège puis 1877 en Suède et 1879 en Finlande. Le ski de fond devient alors l’un des sports les plus populaires des pays scandinaves. En 1924, deux ans après la création de la Vasaloppet, la Fédération internationale de ski est créée et le ski de fond est programmé lors des premiers Jeux olympiques d’hiver en 1924 avec deux épreuves : celle du 18 km et du 50 km (uniquement pour les hommes), l’année suivante sont organisés les championnats du monde de ski nordique où le ski de fond y est programmé, cet évènement aura lieu chaque année impaire. À cette époque, alors que le ski alpin apparaît, la FIS ne reconnaît que le ski de fond alors sous l’appellation de “Ski”, seule la technique du « pas alternatif » (classique) étant alors identifiée.

Il faut attendre les années 1980 pour permettre au ski de fond de connaitre une révolution avec l’extension de la technique du « pas de patineur » (skating). Cette innovation accroît la vitesse sur les skis, particulièrement en fin de course quand le fart manque. La FIS reconnaît cette technique et autorise sa pratique en compétition, enfin les stations de sports d’hiver développent alors leurs infrastructures pour que chaque technique puisse être pratiquée. En 1982, la FIS créé la Coupe du monde sur le modèle de la Coupe du monde de ski alpin où diverses courses (sprint, poursuite, individuel, relais) ont lieu tout au long de la saison hivernale et permettre qu’un classement soit établi. Parallèlement, les courses longue distance (courses de masse) s’organisent pour mettre un calendrier où chaque épreuve puisse être reconnue (Worldloppet), à partir de 1999 la Worldloppet et la FIS décident de coopérer pour mettre en place la coupe Marathon.

La technique dite « classique » ou pas alternatif se pratique avec des skis traditionnels dont la partie centrale est fartée ou dotées de peaux synthétiques pour la retenue ou à défaut équipés d’écailles dans le cadre d’une utilisation axée tourisme (skis de location). Cette technique est aussi appelée celle du pas alternatif (bien que le skating mette lui aussi en œuvre une démarche alternant mouvements droite et gauche). En style classique, il existe principalement trois sortes de mouvements différents :

  • le pas alternatif qui constitue le pas principal. Il s’apparente très grossièrement à la marche: on prend son appui sur un pied afin de propulser le corps en avant, puis on passe à une phase de glisse sur le ski opposé. Les bras participent également puisque l’on prend appui sur le bras opposé au ski sur lequel se fait l’impulsion. Cette similitude avec la marche rend ce pas très accessible aux débutants qui le pratiquent naturellement. Néanmoins, plus le niveau augmente, plus ce pas se différencie de la marche. Ce pas est généralement utilisé sur les parties montantes, car il permet d’utiliser toute la force du corps (bras, torse et jambes). Néanmoins, son aspect saccadé nuit à la vitesse, et ce pas ne peut être utilisé sur des parties descendantes ;
  • la poussée simultanée ou « double poussée » qui consiste à pousser avec les deux bâtons simultanément en gardant les skis parallèles. Ce pas est le plus rapide, car il ne comporte aucun temps d’arrêt. Il est néanmoins très fatigant, car seule la force des bras, du torse et des abdominaux est utilisée. Ce pas est devenu celui de base employé en compétition;
  • le pas de un ou Stawug ou « un pas / double poussée » qui consiste à utiliser une poussée simultanée alternativement à une propulsion avec un pied. Ce pas est intermédiaire entre les deux précédents, car il associe la vitesse que l’on peut obtenir avec les bras à la puissance disponible avec les jambes. Ce pas est ainsi adapté aux terrains plats ou aux légères montées.
Ski de fond, carte maximum, Norvège, 23/02/1993.

Officiellement, la technique classique interdit d’avoir un appui latéral qui génère une phase de glisse. Ainsi les prises d’appuis doivent se faire dans le sens axial, sauf s’il n’y a pas de phase de glisse, comme dans une montée “en canard ou en ciseau”.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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