Le “Marsupilami”.

Le Marsupilami est un animal imaginaire créé par André Franquin en 1952, dans la série Spirou et Fantasio, avant d’accéder à sa propre série. Il est doté d’une force herculéenne et d’une queue préhensile démesurée ainsi que de toutes sortes de particularités zoologiques dévoilées au fil des albums.


Franquin a décrit le marsupilami, en 1952, en lui attribuant le pseudo-nom scientifique de Marsupilamus fantasii, la fiction voulant que Fantasio ait le premier mis la main sur cet animal. Son nom est dérivé des mots français marsupial, pilou-pilou (un personnage de Popeye) et ami. Par plaisanterie, le zoologiste Alain Quintart a publié en 1992 une description scientifique du marsupilami, qu’il nomme Marsupilamus franquini. Ce canular a été indexé comme une diagnose valide par la très sérieuse Zoological Society of London. D’un point de vue nomenclatural ou taxinomique, rien n’exigeait un nouveau nom, par conséquent Marsupilamus fantasii reste le (pseudo) nom scientifique valide (principe de l’antériorité). En 1997, l’album Houba Banana rend hommage au défunt Franquin en renommant l’animal Marsupilami franquini.

Sa queue préhensile mesure jusqu’à 8 mètres. C’est principalement un moyen de locomotion : elle lui permet de se déplacer à une vitesse soutenue entre les arbres, elle peut être utilisée comme un ressort, ou comme une roue, et elle sert à l’escalade ; elle permet au marsupilami de se surélever au-dessus de la cime des arbres pour avoir une vue d’ensemble de son biotope. C’est aussi une arme, notamment lorsqu’il en fait un poing, ou lorsqu’elle lui permet l’immobilisation de ses prédateurs. La queue est aussi le principal instrument qui lui sert à pêcher. Elle est encore un instrument de jeu (balançoire, par exemple) et sert aux manœuvres de séduction dans la parade nuptiale. Elle sert enfin au déplacement des petits lors de leur premier âge.

Marsupilami, carte maximum, Luxembourg, 2012.

Son nombril surprend cependant les observateurs de cet ovipare. L’utilité du nombril est révélée dans L’Encyclopédie du Marsupilami : c’est un moyen d’éducation, de transmission du savoir ; par exemple, lorsqu’un petit marsupilami décide de faire son nid, il va coller son oreille contre le nombril de sa mère. Peu de temps après, il est capable de construire lui-même un tissage végétal.

La femelle marche sur la pointe des pieds et à petits pas.

Le marsupilami allaite ses petits mais pond également des œufs, et est donc un mammifère ovipare, à l’instar des monotrèmes.

Ses œufs sont piriformes, la queue de l’embryon, prenant beaucoup de place, se loge dans la partie allongée de l’œuf.

Le marsupilami est un animal imaginaire dont le rattachement zoologique le plus proche est celui des monotrèmes. Ce classement est à prendre avec circonspection, étant donné que Franquin lui-même avait souhaité créer un animal qui justement n’appartient à aucun ordre connu. Cependant, l’ordre des monotrèmes, mammifères de la sous-classe des protothériens, semble convenir au marsupilami.

Dans L’Encyclopédie du Marsupilami, il est également fait référence à une sous-espèce de marsupilami exclusivement aquatique. Un couple aurait été observé vivant dans un temple submergé au cœur de la forêt palombienne. Ce marsupilami aquatique se différencie de son cousin de surface par des taches de formes plus géométriques et un pelage diffusant de la lumière.

Selon l’exploratrice Seccotine, qui présente un reportage sur les mœurs de l’animal dans Le Nid des marsupilamis, le marsupilami est omnivore.

Lors de ses premières apparitions, il est décrit comme grand amateur de puces (qu’il récolte principalement sur les tapirs, qu’il immobilise avec sa queue, servant de lasso), il se nourrit aussi de nombreux fruits ; mais on mettra mieux en évidence, par la suite, son goût particulier pour le piranha (poisson carnivore), ainsi que les fourmis carnivores, toutes nourritures qu’il se procure grâce à son appendice caudal.

Un de ses mets préférés est une petite noix oléagineuse poussant dans la jungle palombienne, et dont il fait provision afin de pouvoir en consommer toute l’année. Il enterre cette provision dans le sol. Assez curieusement, une fois en captivité ou acclimaté en dehors de Palombie, il peut se passer de cette nourriture.

L’estomac du marsupilami est particulièrement résistant : il peut par exemple survivre à l’absorption de fortes quantités d’alcool à brûler.

Le marsupilami habite dans la forêt palombienne (située entre le Venezuela, le Brésil, le Pérou et la Colombie).

Marsupilami, carnet de 10 timbres, Suisse.

Les familles de marsupilamis vivent dans un nid fabriqué à partir de lianes tressées sur une carcasse arrondie, présentant la forme d’un mollusque bivalve, fixée à des lianes pendantes grâce à de solides nœuds. Ce nid est tapissé de plumes et de duvet d’ara, et orné de fleurs odorantes. En cas de besoin, le nid peut se refermer rapidement, par le rapprochement de ses deux valves. La tradition veut que ce nid soit inauguré par la femelle du marsupilami. Une cérémonie a lieu une fois la construction du nid terminée. La famille marsupilami danse et honore la terre fertile de la forêt vierge qui la nourrit, en jetant dans un trou creusé dans la terre les pépins d’une pomme, comme on le voit dans la saison 2 (Mon ami marsupilami) du dessin animé. Dans les bandes dessinées, il est montré que le marsupilami connaît l’usage du temps, du tissage végétal, des nœuds, de la fabrication des crêpes (ce qui n’est pas sans rappeler Gaston Lagaffe), et qu’il est capable de lire un plan.

Bien que principalement arboricole, le marsupilami se révèle amphibie dans Le Repaire de la murène. Il se sert alors de sa queue comme godille pour avancer. Les premiers explorateurs l’ayant décrit avaient d’ailleurs noté son goût de l’eau et de la propreté, ainsi que son aptitude à la nage.

Comme d’autres animaux, il peut tromper ses prédateurs par des techniques de camouflage : il peut donner à sa queue la forme d’un serpent. C’est d’ailleurs un très bon imitateur (sonore notamment : il peut imiter des bruits animaux ou mécaniques, et même la parole humaine).

Il est doté d’un sens aigu de la famille ; sa compagne est la « marsupilamie ». L’exemplaire décrit par Seccotine a eu trois petits : deux mâles et une femelle. Le premier, Bibu, est le petit mâle sans taches. Bobo est le deuxième petit mâle, tout noir au nez rose, seule exception à son mélanisme. Et enfin Bibi, la petite Marsupilamie qui, comme sa mère, a un cheveu bouclé et aura des taches rondes.

Il peut être sociable avec des animaux n’appartenant pas à son espèce, notamment avec les sciuridés, comme en témoigne son amitié avec Spip, l’écureuil domestique de Spirou.

Le marsupilami peut à l’occasion être vindicatif, et alors se montrer dangereux (il possède une grande force physique, sans commune mesure avec ce que sa taille relativement réduite pourrait laisser penser). Lorsqu’il est en colère, son pelage se hérisse comme celui d’un chat, y compris au niveau de son appendice caudal.

Le marsupilami est un des rares animaux qui connaissent le rire. Sa femelle est le seul animal qui ait la notion de la toilette décorative, elle a d’ailleurs doté Bibi de ce don.

Voir aussi cette vidéo :

Sources : Wikipédia, YouTube.

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