Le château de Rochechouart (Haute-Vienne).

Le château de Rochechouart est un château situé en Nouvelle-Aquitaine (Haute-Vienne), dans le Limousin historique, au-dessus du confluent de la Graine et de la Vayres, construit initialement au XIIe siècle et qui comporte également des parties du XVe siècle. La dynastie des vicomtes de Rochechouart en a été propriétaire depuis la création du château jusqu’à sa vente à l’État français au XIXe siècle. Le château de Rochechouart abrite aujourd’hui le musée d’art contemporain de la Haute-Vienne.

Le château, dont le donjon date du XIIe siècle et la majorité du bâtiment du XVe siècle, est situé au-dessus du confluent de la Graine et de la Vayres dans la commune de Rochechouart.

Son histoire commence vers l’an 1000 avec la fortification d’un éperon rocheux dominant la Graine par les vicomtes de Limoges.

Jusqu’en 1470, la châtellenie est le fief d’une branche cadette des vicomtes de Limoges. De l’ancienne forteresse il ne subsiste plus que le châtelet d’entrée à pont-levis qui conserve une des tours du XIIIe siècle.

Au milieu du XVIIIe siècle, l’intérieur du château est délabré (plancher, fenêtres) et la famille vicomtale habite le château des Bâtiments, à quelques kilomètres de là3. En 1757, l’heureux mariage de François-Louis de Rochechouart (fils de François-Bertrand, baron des Bâtiments et vicomte de Rochechouart décédé en 1742) avec Marie-Victoire Boucher, fille et héritière d’un riche trésorier général des colonies, permet de restaurer le château.

Pendant la Révolution, on essaie de démolir le château. Les révolutionnaires ne réussissent qu’à démolir le sommet des deux tours qui encadrent la façade sud-est. Le château abrite une prison en 1793.

Le château est acheté par le département en 1836, pendant le règne de Louis-Philippe. Il entreprend sa restauration à l’identique.

Entre 1858 et 1859, le début des campagnes de restauration est mené par le service des Monuments historiques pour installer dans le château la sous-préfecture et la mairie, sous le règne de Napoléon III.

Pendant l’entre deux guerres, la cour du château hébergea un canon de 77 allemand, donné par le gouvernement français en reconnaissance du sacrifice des Rochechouartais morts pendant la guerre de 14-18.

Château de Rochechouart, carte maximum, 11/01/1975.

Au début des années 1980, les salons du château servent de cadre à diverses manifestations, dont l’une des plus prestigieuses est l’exposition « Hugo et la France de son temps » organisée, avec la participation des plus éminents hugophiles (Luc Bérimont, Henri Guillemin, René Journet, Arnaud Laster, Jean Rousselot, Pierre Seghers…), par le Centre artistique et littéraire de Rochechouart que dirige Raymond Leclerc.

De nos jours, le château abrite depuis 1985 le musée d’art contemporain de la Haute-Vienne1 où l’on peut admirer le fonds Raoul Hausmann, artiste dadaïste, et des œuvres d’artistes internationaux des années 60 à nos jours, tels que Giuseppe Penone, Richard Long, Christian Boltanski ou Tony Cragg.

On peut y visiter aussi la salle des chasses qui abrite des fresques polychromes du début du XVIe siècle, représentant une chasse au cerf, et la salle d’Hercule ornée de peintures murales en grisaille du milieu du XVIe siècle.

Dans la cour d’honneur, on peut admirer la galerie soutenue par des colonnes torses.

Depuis 2015, les façades du château font l’objet d’une importante restauration. La municipalité conserve un petit canon, vestige de l’artillerie du château et qui servait autrefois à tirer des salves pendant les grands occasions, et qui donne à Rochechouart le surnom de Cité du canon. Le canon daterait du XVe siècle et faisait partie des quatre pièces d’artilleries dont était pourvu le château au début du XIXe siècle. Deux pièces servirent à reconstituer l’artillerie impériale après la retraite de Russie. Des deux pièces restantes, l’une éclata en tirant des salves d’honneur au cours du XIXe siècle. Le dernier canon se vit doter d’un affût moderne en 1870, pour célébrer les futures victoires françaises. Il ne sert plus aujourd’hui en raison de sa fragilité.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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