Le bowling.

Le bowling, vient du verbe to bowl qui signifie «  lancer », « rouler »), également appelé jeu de boules, jeu de quilles ou simplement quilles au Canada, est un jeu qui a été popularisé sous sa forme actuelle aux États-Unis et qui consiste à renverser des quilles à l’aide d’une boule.


Le bowling est un jeu avec six ou dix quilles, mis au point durant le XIXe siècle dans le nord-est des États-Unis, à partir des variantes de jeux de quilles traditionnelles ramenés par les colons européens, puisque le terme de bowling apparaît pour la première fois dans les archives de la colonie anglaise de Jamestown en Virginie en 1611 et désigne alors le jeu de quilles en général.

Bowling, carte maximum, Allemagne, 1985.

Ce sont les colons Allemands et Néerlandais qui introduiront en 1623 à New York le jeu de quilles disposées en losange appelé Nine Pins (« neuf quilles ») alors très populaire en Europe du Nord.

Le premier établissement commercial couvert à être créé sur le sol américain et destiné à ce jeu, fut le Knickerbocker Alleys, ouvert en 1840 à Manhattan (New York). Ses pistes étaient en argile cuite et le jeu était composé de 9 quilles disposées en losange. Ce lieu connut un très grand succès, grâce notamment à sa fréquentation par une population d’origine allemande installée dans la ville. Le Knickerbocker Alleys attira peu à peu d’autres Américains d’origines et d’ethnies différentes.

La popularité du jeu à neuf quilles fut telle au xixe siècle qu’il dériva sur des paris d’argent, au point où, en 1841, une loi du Connecticut rendit illégale son installation dans cet État américain. L’ajout d’une dixième quille et leur alignement en triangle permettant de contourner cette loi donna probablement naissance au bowling moderne.

À la fin du XIXe siècle, le jeu de dix quilles s’est beaucoup développé dans le nord-est du pays depuis l’État de New York jusque vers l’ouest dans l’Illinois, en passant par l’Ohio.

L’American Bowling Congress, la fédération américaine est fondée le 9 septembre 1895. Le premier championnat se tint à Chicago en 1901.

Le bowling fut introduit une première fois en Europe après la Première Guerre mondiale et connu un grand succès en Europe du Nord (en Norvège et Suède notamment). L’International Bowling Association (IBA) fut créée en 1926 avec la Finlande, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suède et les États-Unis, dans le but d’organiser des championnats du monde et tenter d’harmoniser les règles de jeu. Mais ce sont les jeux olympiques de Berlin en 1936 qui permettront d’établir un règlement du jeu strict lorsque le bowling et le jeu de quille traditionnel sur asphalte sont présentés en démonstration.

La présence de pistes de bowling dans les bases militaires américaines d’Europe et d’Asie à la suite de la Seconde Guerre mondiale contribua grandement à la popularisation de ce sport dans le monde.

La piste (ou allée) mesure 1,05 mètre de large pour 18,29 mètres (60 pieds) de longueur et parfaitement plane. Sa largeur est constituée de 39 lattes de bois qui constituent un repère pour les joueurs. La latte centrale, numéro 20, est clairement identifiée. Les flèches sont situées à 15 pieds de la ligne de faute (environ 4,7 mètres). Depuis les années 1990, les revêtements synthétiques en mélaminé8 ont peu à peu remplacé les pistes en érable à la faveur d’une diminution de l’entretien et d’une meilleure stabilité des conditions de jeu. La piste est bordée de deux rigoles, appelés aussi dalots ou gouttières. La piste bénéficie d’un huilage spécifique, c’est-à-dire que la piste est huilée sur les 39 voire 45 premiers pieds (environ 11,9 m à 13,7 m) de la piste d’une façon dégressive, et le quart restant est parfois laissé sec. Cette différence de rugosité est à l’origine de l’effet courbe de la boule vers la fin de la piste et est appelée « point de rupture » (« break point » en anglais). En effet, celle-ci va tourner sur elle-même sur la surface huilée, puis « accrocher » sur le sec pour se mettre à rouler, entraînant un changement de trajectoire.

Bowling, entier postal, Corée du nord.

Si la boule quitte la piste, elle est recueillie par les rigoles et ré-acheminée au remonte-boule par un système de rail ; aucun point n’est alors récolté. La zone d’approche, séparée de la piste par la « ligne de faute », mesure 4,87 mètres (15 pieds). Les pistes sont surélevées9 par rapport au sol sur lequel elles sont posées de 38 cm à 43 cm afin de permettre à la boule de revenir en dessous de ces dernières.

Les quilles mesurent 38,1 cm de hauteur, pour une masse minimum de 1,531 kg et maximum de 1,645 kg10. Les boules ont des masses pouvant aller de 2,7 à 7,257 kg (6 à 16 livres). Le bowling étant d’origine américaine, les boules portent des numéros correspondant à leur masse en livres.

Il est possible d’avoir sa propre boule, d’un poids déterminé, percée à la taille de ses doigts et avec la couleur de son choix, ce qui permet un meilleur jeu.

Il existe différents types de boules :

  • les boules ligneuses (sans noyaux qui roulent en ligne droite sur la piste) ;
  • les boules suiveuses (qui permettent à la boule d’avoir une trajectoire en courbe).

Une partie de bowling compte dix carreaux (ou 10 frames). Chaque joueur lance deux boules à chaque carreau, sauf en cas d’abat (strike). Un abat consiste à faire tomber les dix quilles avec la première boule. La réserve (spare) consiste à faire tomber les dix quilles avec les deux tirs consécutifs du carreau.

  • En cas d’abat, indiqué par un « X » : 10 + nombre de quilles abattues après les deux lancers suivants.
  • En cas de « réserve », indiquée par le nombre de quilles renversées au premier lancer, suivi d’un « / », par exemple « 8 / ») : 10 + nombre de quilles abattues au lancer suivant.
  • Trou (ou jeu ouvert) : nombre de quilles abattues.
  • Le dixième jeu est particulier : en cas d’abat au premier lancer, deux lancers supplémentaires sont accordés. En cas de réalisation d’une réserve, un lancer supplémentaire est accordé.

Ainsi, la marque parfaite est de 300 points, pour douze abats consécutifs.

Depuis les années 1950, les salles de bowling sont équipées de machines plaçant automatiquement les quilles et renvoyant les boules aux joueurs. On les appelle pinsetter ou pinspotter (« placeur de quilles »), traduction du termes anglais : pin et setter signifiant respectivement « quille » et « mettre ».

AMF (American Machines and Foundry) est l’un des premiers fabricants et équipementiers de bowling. Leur premier modèle de machine est le pinspotter AMF 82-10 qui n’était qu’un prototype ; ce sera finalement la version 82-30 (82-45 en Europe) qui sera l’une des premières machines officielles. Les quilles sont transportées par un tapis roulant, puis montées en haut de la machine par une roue-baquet élévatrice en métal (pinwheel ou pin elevator dans le jargon Américain) et sont placées directement dans la table (le triangle) par un bras distributeur. La boule, elle, passe par un passage sur l’un des bords du pindeck (zone des quilles), où elle est renvoyée au joueur par un remonte boule (ball lift), qui est composé d’un ruban étant en mouvement grâce à deux roues à chaque extrémités. Sur les 82-30, il existe deux mécanismes de remonte boule.

Sortira ensuite en 1963 le modèle 82-7011, reprenant quasiment les mêmes étapes pour la distribution des quilles que le modèle 82-30. Seule différence importante, les quilles ne sont pas placées directement dans la table mais sur dans un assemblage en métal (bin assembly), contenant une grille de soutien (shuttle) en dessous, lâchant les quilles sur les cups de la table qui les replacera sur le pindeck (d’où le nom pinspotter dans le jargon Américain). A savoir que les toutes premiers modèles (82-70A) avait une distribution de quilles légèrement différentes, au bout de 10, les quilles était directement mises sur la table, et le bin assembly ainsi que le distributeur étaient différents. Le mécanisme du remonte-boule reste identique à celui des 82-45.

Les modèles suivants (82-90, 90 Xli & Edge) reprendront le même système que les 82-70, mais certains matériaux seront changés (bin assembly en une pièce plastique unique sur le modèle Xli, élévateur de quilles complètement revisité sur le modèle Edge…). À savoir l’existence du modèle 8800 gold (rare), il s’agit d’un mix entre les 82-70 et 82-90, avec un système de retour de boule horizontal, et non vertical.

QubicaAMF n’est pas le seul équipementier et fabricant de machines ; il fait face à son principal concurrent, Brunswick.

Brunswick ainsi que AMF ont sorti divers prototypes de requilleurs. La première machine connue sera le modèle « Brunswick A », sorti en 1956. Derrière le pindeck se trouve un tapis émettant des vibrations, ce qui permet aux quilles et à la boule d’accéder à une roue élévatrice (comme pour les machines AMF). Les quilles sont montées sur un tourniquet, puis lâchées lorsqu’elles arrivent au nombre de dix dans la table. La boule remonte au même endroit que les quilles, mais par une autre roue la relevant dans le sens inverse des quilles. Elle passe par un rail, et est propulsée par un ruban pour retourner aux joueurs. En 1962 sort la version Brunswick A2 et en 1965 la JetBack, des suites améliorées et plus rapides du premier modèle Brunswick A de 1956.

En 1984, Brunswick sort le requilleur GS-10. Cette machine possède un tapis roulant à l’arrière du pindeck fonctionnant comme sur les modèles AMF. Les quilles sont montées par un ascenseur et placées sur un distributeur. Contrairement aux machines AMF, ce n’est pas un bras distributeur qui place les quilles, mais un système de rails et rubans. Une fois au nombre de dix, les quilles sont directement mises sur les cups de la table. Contrairement aux autres modèles, la table possède des « assiettes » qui permettent de compter les quilles restantes lors du cycle. Cela explique pourquoi la table descend une seconde fois après le deuxième essai.

D’autres machines provenant d’autres constructeurs sont utilisées, comme les Mendes, où les quilles possèdent des aimants, les machines de la franchise QubicaAMF “MAG3”, où les quilles sont tenues par des câbles, ou bien les machines Bowlmor, très utilisées au Japon par exemple. D’autres machines des fabricants Xima ou Murrey ne sont que des copies des AMF 82-70/90.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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