Le berger allemand (chien).

Le berger allemand (aussi appelé berger d’Alsace, berger alsacien ou chien-loup d’Alsace) est une race de chiens (Canis lupus familiaris) tirant son nom de son pays d’origine, l’Allemagne, où elle est apparue à la fin du XIXe siècle. La Fédération cynologique internationale le reconnaît sous le nom de Deutscher Schäferhund, ce qui laisse à penser que durant des milliers d’années, des animaux proches des bergers allemands, et de leur cousins belges ou hollandais ont existé dans cette région d’Europe.


En 1878, les éleveurs allemands de chiens à aptitudes bergères réalisent une première tentative de regroupement dans un but d’amélioration de leurs chiens. Ceux-ci sont très variés d’un point de vue phénotypique, notamment selon les régions : par exemple, le type Wurtemberg porte les oreilles droites, alors que celui de Thuringe a les oreilles tombantes. Il existe également des chiens différents en Bavière ou dans la Hesse. Mais leur principal point commun est leur caractère qui fait d’eux de bons gardiens de troupeaux et de biens : intelligence, obéissance, vigilance, incorruptibilité. On retrouve également chez tous robustesse et rusticité puisque jusqu’alors la sélection empirique qui a été réalisée ne visait qu’à obtenir de bons livres généalogiques et tentent d’établir une société, le Phylax, mais le projet n’aboutit pas.

Berger allemand, carte maximum, Saint-Marin, 30/06/1958.

C’est le capitaine de cavalerie Max Emil Frédéric von Stephanitz qui sera le véritable « père » de la race. Après avoir longtemps admiré les aptitudes des chiens de berger, il décide d’en acheter un le 3 avril 1899. Son nom d’origine est Hektor von Linksrhein qu’il rebaptisera ensuite Horand von Grafath. Celui-ci est gris et jaune, plutôt de type berger de Thuringe (mais à oreilles droites). Von Stephanitz et Arthur Meyer créent ensuite le club de race le 22 avril 1899 à Karlsruhe (« Der Verein für deutsche Schäferhunde » ou SV), le capitaine sera à sa tête pendant trente-cinq ans.

Le 28 septembre 1899 est publié le premier standard de la race, et en 1900, Horand inaugure le livre des origines du SV (« Zuchtbuch »).

Ce qui fera plus tard la force de la race, c’est la largesse de ses dirigeants dans la première définition du berger allemand : « tout chien de berger vivant en Allemagne qui, grâce à un exercice constant de ses qualités de chien de berger, atteint la perfection de son corps et de son psychisme dans le cadre de sa fonction utilitaire ». Les buts sont clairs, c’est donc par et pour le travail que la sélection du berger allemand commence.

Le club présente rapidement une activité importante et organisée. Dès 1902 un journal est édité pour tous ses membres, et en 1903 un registre de sélection voit le jour avec la compilation des performances des reproducteurs. Les progrès seront rapides car bien dirigés à l’échelon national et bien suivis par les efforts des éleveurs (1 215 membres en 1906). On commence à rechercher des femelles du même type et à organiser des expositions pour uniformiser la race, et notamment une exposition nationale d’élevage qui permet à tous les éleveurs du pays de choisir des reproducteurs homogènes.

Peu à peu on trouva au berger allemand d’autres utilités que la garde des troupeaux (ceux-ci ayant vu leur effectif diminuer). Ses qualités de robustesse, son flair hors pair et son obéissance à toute épreuve encouragèrent la police allemande à l’utiliser. En 1914, le SV et l’armée organisent une démonstration des possibilités du berger allemand en temps de guerre, à laquelle il paya ensuite un lourd tribut.

Berger allemand, carte maximum, 28/04/2011.

En 1922, l’examen de Körung2 est mis en place pour la sélection des reproducteurs ; ceux qui sont déclarés aptes à la reproduction sont inscrits dans le registre Körbuch. En 1926, le livre des origines compte déjà 346 000 chiens inscrits. Dans les années 1950, l’épreuve du coup de feu et le test de caractère font leur apparition. Le SV est renommé pour le dirigisme qu’il impose à l’élevage : nombre de saillies limité, choix de l’étalon en accord avec le surveillant d’élevage, interdiction de faire saillir une femelle recommandée par un mâle non recommandé, etc. Toutes ces mesures visent à guider la sélection pour le mieux.

Katzmair et Funk succèdent à von Stephanitz, puis le Dr Rummel en 1971. En 1974, est créée l’Union mondiale des Associations de Berger Allemand (WUSV), grâce à la volonté de regroupement du Dr Rummel, qui encourageait « un dialogue fructueux, aussi bien pour l’élevage que pour l’utilisation ». En 1982, Hermann Martin (élevage von Arminius) devient président du SV. Le premier championnat de travail WUSV se déroule à Munster[Lequel ?] du 16 au 18 septembre 1988. En 1994, Peter Messler prend la tête du SV jusqu’en décembre 2002 ; lui succède alors Wolfgang Henke. Les membres du club font preuve de beaucoup de motivation et de dynamisme pour voir évoluer leur race. Ils se retrouvent très fréquemment lors de réunions pour parler de leurs chiens.

Dès 1910, l’importation de bergers allemands commence en France et augmente d’année en année : 4 132 chiens arrivent en France au cours du premier semestre 1912. C’est Georges Barais (élevage de Beauchamps) qui tiendra une place capitale pour le berger allemand en France. Il crée en 1913 le club du berger d’Alsace puis, en 1920, la Société du Chien de Berger d’Alsace (SCBA) qui structure réellement l’élevage. Dès sa constitution, celle-ci édite un bulletin mensuel malgré les faibles moyens de l’époque. Le 7 mars 1920 une première exposition de berger d’Alsace a lieu à Bordeaux, jugée par Georges Barais, et le compte-rendu de la journée est déjà disponible dans le bulletin du 1er avril.

Ce n’est que le 8 octobre 1922 que les Français reconnaissent officiellement l’origine allemande de leur chien favori (ils considéraient auparavant que cette race française avait été volée par les Allemands en 1870) et la SCBA devient la Société du Chien de Berger Allemand. Elle tient son livre d’élevage et publie des pedigrees jusqu’en 1958 (création de la SCC). Lorsque Georges Barais disparaît en 1955, c’est Marcel Olive (élevage de Fort-Réal) qui lui succède.

La SCBA a été et reste le premier club de race français. Elle aligne sa politique d’élevage sur le pays d’origine pour obtenir les meilleurs résultats possibles.

En France, la première exposition nationale d’élevage a lieu en 1958 à Vichy, avec rapidement l’instauration des tests au coup de feu et des dépistages de la dysplasie de la hanche. Depuis 1978, un test de caractère est également mis en place. Ce rassemblement fut d’abord dénommé « exposition principale d’élevage », avant de devenir en 1987 l’« exposition nationale d’élevage » (définition de la SCC). Depuis 1989, elle a lieu chaque année en un lieu différent.

Le berger allemand est un chien à la fois très sportif et élégant, grâce à sa taille souple. Son pelage est dense, rude et droit. Sa robe est noire-marron-fauve, noire ou encore grise. Sa truffe est foncée (noire), ses yeux en amande de couleur brune et ses oreilles droites. Sa queue est tombante, touffue. Il existe deux variétés également reconnues : à poils courts ou à poils longs.

Les bergers allemands sont des chiens très polyvalents composés de deux lignées :

  • la lignée dite de travail : Elle est morphologiquement faite pour être plus à l’aise avec des sauts et des exercices sollicitant son endurance, la vitesse de déplacement et la tonicité. ligne de dos plus droite, gabarit de taille moyenne et athlétique. Il est de couleur grise, noir ou black et tan. Le berger allemand de travail excelle dans les disciplines à haut niveau comme l’IPO ou IGP, le RING, le Mondioring, le troupeau, etc.
  • la lignée dite de beauté : des critères morphologiques différents : robe noir et feu (même si l’on trouve de nos jours du gris et du noir), un poitrail très développé, ligne de dos formant une inclinaison de l’omoplate à descendre vers le bassin mettant en valeur la posture du chien. Il est fait pour pouvoir trotter longtemps sans fatiguer ses articulations, il a été sélectionné pour les concours de beauté canine. Il a tout de même gardé son aptitude de chien d’utilité puisqu’un certificat IPO ou IGP est obligatoire pour obtenir la confirmation allemande ou Korung.

la Korung est une épreuve de sélection allemande instaurée par le père fondateur de la race : Le capitaine Von Stephanitz, qui évalue à la fois les qualités morphologiques du chien et son goût pour le travail.

D’après le standard de la SCBA, le Berger Allemand est de taille moyenne, légèrement plus long que haut, de ligne athlétique il est vigoureux, musclé, et dispose d’une construction générale solide. Les mâles ont une taille d’environ 60 à 65 cm au garrot et les femelles entre 55 et 60 cm au garrot. Le poids varie de 22 à 32 kg pour la femelle et de 30 à 40 kg pour le mâle.

Le berger allemand bien dressé est obéissant. Il fait souvent preuve d’une grande intelligence. Il peut aussi être un très bon chien de garde. Bien éduqué il n’aboiera qu’à bon escient.

Le Berger Allemand incarne la polyvalence à la perfection. Chien de travail par excellence, on peut l’éduquer en tant que chien policier, de troupeau, pisteur et comme chien guide d’aveugle.

Ce chien s’attache très vite aux humains et il s’adapte aussi très bien à la vie de famille.

Il faut l’éduquer fermement mais sans brutalité, car sous des abords parfois impressionnants et dissuasif c’est un grand sensible. Il supporte mal la solitude.

C’est un chien d’extérieur, qui apprécie les grands espaces et l’exercice. Il est sportif et a besoin de se dépenser régulièrement.

À l’âge adulte le berger allemand est souvent un chien très attaché à son entourage, il protège donc parfois instinctivement les enfants.

Le berger allemand est un chien de travail, utilisé comme guide d’aveugles, il est aussi capable de retrouver des rescapés victimes d’avalanches ou de tremblements de terre comme en Haïti, son flair est aussi utilisé pour retrouver de la drogue ou des explosifs.

Le berger allemand accompagne son maître n’importe où, ainsi il peut être parachuté afin de pouvoir effectuer des interventions particulièrement délicates. Plusieurs chiens policiers de cette race ont même obtenu des médailles en reconnaissance de leur courage après des actions ou des sauvetages spectaculaires.

Cette polyvalence est le résultat d’une grande complicité entre le maître et son chien, ce qui en fait un excellent chien de garde puisqu’il défendra les biens et la famille de son maître. Ainsi l’éducation du berger allemand est un fondamental à ne surtout pas négliger.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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