La mésange bleue.

La Mésange bleue (Cyanistes caeruleus) est une espèce de passereaux de la famille des paridés.

Facilement identifiable avec sa petite taille, sa forme un peu rondouillarde, ses fines pattes, son minuscule bec, et son joli plumage à dominante de bleu et jaune, cette mésange commune fait partie des espèces les plus emblématiques de l’avifaune européenne. Elle occupe préférentiellement les habitats pourvus de nombreux arbres et de verdure où elle trouve sa nourriture : les forêts de feuillus et les bocages sont ses milieux de prédilection, elle fréquente aussi les parcs et les jardins, jusqu’en ville. Elle partage son habitat avec d’autres espèces de mésanges (comme la mésange charbonnière) qui montrent des différences dans la distribution spatiale et dans la niche écologique exploitée.

Mésange bleue, carte maximum, Andorre, 27/10/1973.

La monogamie sociale de cette espèce est associée à des niveaux élevés d’investissement parental avec la femelle immobilisée pour l’élevage des oisillons qui se spécialise dans la couvaison et le mâle dans le nourrissage de la couvée.

Les effectifs de cette mésange généraliste sont, contrairement aux mésanges spécialisées, globalement stables, voire en légère progression dans la majorité de l’Europe.


Plus petite que la mésange charbonnière, la mésange bleue adulte a une taille moyenne de 10 à 12 cm pour un poids moyen de 11 g (variant de 9 à 14 g). Elle se caractérise par la couleur bleu cobalt de sa calotte, comme celle de ses ailes et le dessus de sa queue. Ses joues et son front sont blancs (jaunâtres chez les oisillons), un bandeau noir sur les yeux rejoint sa nuque bleu noir (sauf une tache blanc bleuâtre). Elle a un menton et le haut de la gorge noirs ; son collier auriculaire noirâtre, tel une « écharpe », contourne toute la tête, de la nuque jusqu’au-dessous du bec. La poitrine et le ventre sont jaunes, ce dernier étant marqué d’une zone médiane blanche autour d’une tache bleuâtre à noire qui se prolonge parfois en une très fine raie longitudinale. Son dos et son croupion sont d’une douce couleur vert-jaune amande, sa queue échancrée avec la rectrice externe seule liserée de blanc. Le bec de 8–9 mm de longueur est noir et a une pointe brunâtre, les pattes ont une couleur bleu ardoisé foncé et sont munies de griffes grises. L’iris de l’œil est brun foncé.

Au niveau du plumage, les sus-caudales sont bleues, les rectrices médianes bleu vif, les autres plus grises, les externes lisérées de blanc à l’extérieur. Le dessus des ailes porte une barre alaire blanche. Les rémiges sont brun noir et plus ou moins marquées de bleu au vexille externe, et lisérées de blanc à l’interne.

La coloration blanche et bleue du plumage est une couleur structurelle, la coloration jaune une couleur pigmentaire due aux caroténoïdes, pigments organiques apportés par l’alimentation et qui induisent des colorations du jaune au rouge chez les oiseaux. Les caroténoïdes sont des précurseurs de la vitamine A qui joue un rôle important dans les défenses immunitaires. Chez la mésange, il y ainsi un compromis dans l’allocation des ressources des caroténoïdes entre la réponse immunitaire et l’intensité de la coloration, ce qui a une incidence sur le choix du comportement reproducteur.

Mésange bleue, carte maximum, Andorre, 2/05/2014.

Les jeunes sont plus pâles et ternes, avec la calotte gris vert-foncé. Le dichromatisme sexuel entre oisillon mâle et femelle est déjà marqué dans le nid. Les sexes sont presque indiscernables dans la nature, la femelle étant seulement un peu plus terne que le mâle avec le vexille interne des rémiges secondaires teinté de vert, le bleu plus mat. Elle a également un collier auriculaire plus étroit. Le dimorphisme sexuel se révèle cependant plus élevé sous lumière ultraviolette, le système visuel aviaire percevant davantage cette longueur d’onde que le système visuel humain.

La queue de la mésange fait 44 à 57 mm de longueur. Son envergure est comprise entre 12 et 14 cm.

Espèce familière, sociable et grégaire, l’adulte toujours très actif est sédentaire : il reste généralement toute l’année dans son environnement et ne change pas d’endroit comme le feraient, par exemple, une hirondelle ou une cigogne. La mésange bleue vivant dans les montagnes ou venant d’Europe centrale est plus nomade, le nombre d’individus et les limites de leur distribution variant selon les saisons. Les individus subordonnés sont des migrateurs partiels, alors que les individus dominants sont plus volontiers sédentaires.

Il existe plusieurs hypothèses d’explication de cette variation intraspécifique de comportement migratoire partiel corrélée au statut de l’individu dans la dominance et à son sexe : le bénéfice sélectif qui conduirait les mâles dominants à rester sédentaires pourrait être lié à leur meilleure résistance au froid (mortalité hivernale plus basse), mais aussi à la probabilité plus élevée — en restant sur place —, de réussir à établir leur territoire reproductif au printemps dans la compétition qui existe à ce sujet, et qui est plus vive chez les mâles que chez les femelles.

Au printemps, on rencontre les mésanges bleues par paires (couples sur leur site de nidification) qui manifestent un comportement territorial et social caractéristique de la période de reproduction, le succès reproducteur étant plus conditionné par la qualité de leur territoire que par la qualité parentale ; en été, par clan familial comprenant généralement un couple dominant, des jeunes de l’année et quelques adultes « célibataires » ; en automne et hiver, par bandes nombreuses qui entreprennent des voyages plus ou moins étendus à la recherche de sites de nourriture dont la distribution spatiale influe sur leur comportement agonistique.

La mésange bleue aime s’ébrouer dans les mares peu profondes afin de rafraîchir son plumage, ou pratiquer le bain de fourmis qui permet d’éliminer les nombreux parasites colonisant le plumage.

En période de reproduction (printemps et été), la mésange bleue a un régime alimentaire essentiellement insectivore : elle se nourrit majoritairement d’insectes, d’araignées et de larves vivant sur les arbres et arbustes hauts, principaux sites de nutrition de ces oiseaux. Ce sont les chenilles qui sont la principale source de caroténoïdes responsables de l’intensité de la couleur jaune vif du plumage ventral, mais cette intensité n’est pas corrélée au succès reproductif de la mésange. En dehors de la période de reproduction, son régime est majoritairement granivore (graines, complétées de baies, de bourgeons, de nectar, de pollen, voire de sève au printemps ou de noix et de suif l’hiver) et un peu insectivore (œufs d’insectes, araignées).

Elle sait faire preuve d’astuce en perçant la tige des roseaux secs pour dénicher les petits animaux qui y ont trouvé refuge.

La mésange bleue est réputée pour chasser de manière acrobatique dans la végétation, souvent suspendue tête en bas et se suspendant aux branches avec agilité pour surprendre ses proies sous les feuilles et rameaux. Lorsqu’elle en a terminé avec une brindille, elle s’installe sur la suivante avec des mouvements de balancier caractéristiques.

C’est une visiteuse habituelle des mangeoires en hiver, se suspendant volontiers aux boules de suif. Il s’établit au niveau des mangeoires une hiérarchie de dominance (en) : les troupes de plusieurs individus qui s’amènent aux mangeoires comprennent généralement un couple dominant, des jeunes de l’année et quelques adultes « célibataires ».

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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