Le parc zoologique de Paris.

Le parc zoologique de Paris, anciennement parc zoologique du bois de Vincennes et couramment appelé zoo de Vincennes, est un parc zoologique français du Muséum national d’histoire naturelle, situé dans le 12e arrondissement de Paris, où il couvre une superficie de 14,5 hectares dans l’ouest du bois de Vincennes. Conçu en 1934, en complément de la ménagerie du Jardin des plantes, ce zoo a pour vocation l’observation du comportement animal en captivité et la reproduction d’espèces menacées dans leur milieu d’origine.

Dès son ouverture, il est remarqué pour son grand rocher artificiel, haut de 65 m, décor emblématique visible de loin et populairement nommé « le Grand Rocher ». Le zoo, devenu vétuste et, selon les critères du XXIe siècle, trop exigu pour ses pensionnaires, a été fermé du 30 novembre 2008 au 12 avril 2014. Les travaux de rénovation, commencés le 7 décembre 2011, ont duré près de deux ans et demi. Les enclos ont été entièrement revus et regroupés selon cinq thématiques de grands milieux naturels (ou biozones). Les travaux ont permis de les mettre aux normes modernes pour assurer le confort des animaux, la sécurité du public et l’intérêt muséologique, tout en portant une attention accrue au respect de l’environnement.

Il présente environ 2 000 animaux de 180 espèces : vertébrés (mammifères, oiseaux, reptiles et amphibiens) ou non (arthropodes, mollusques…). Il comporte notamment une serre de 4 000 m2 abritant un milieu équatorial.

Parc zoologique de Paris, carte maximum, 15/06/2014.

Membre permanent de l’Association européenne des zoos et aquariums (EAZA), il s’engage dans la conservation ex situ en participant à des programmes européens pour les espèces menacées (EEP), dont il en coordonne cinq. Il est également membre de l’Association mondiale des zoos et aquariums (WAZA).

En 2015, avec plus de 900 000 visiteurs par an, ce zoo était l’un des cinq parcs zoologiques les plus fréquentés de France.


Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, directeur du Muséum national d’histoire naturelle préconise en 1860 l’utilité d’une annexe de la ménagerie du Jardin des plantes pour y étudier le comportement des animaux. Le Jardin d’acclimatation aurait pu être ce lieu, mais selon les termes de la concession, ce sont surtout les animaux « utiles » (pour la plupart domestiques) qui y sont présentés. Or une loi du 7 juillet 1860 accorde au Muséum seize hectares du bois de Vincennes, propriété de la Couronne qui venait d’être cédée à la Ville de Paris. Le Muséum en fait une réserve végétale et animale (semis et élevages) mais le projet de zoo reste dans les cartons, faute d’argent. C’est seulement en 1931 qu’à l’occasion d’une exposition coloniale, un « zoo temporaire » ouvre sur ce terrain pour répondre à la curiosité des publics pour les « animaux exotiques ». Dirigé par Henry Thétard, il reçoit entre le 10 mai et 15 novembre 1931 une foule enthousiaste de plus de cinq millions de personnes. Une fois l’exposition close, il est décidé d’installer un zoo définitif sur un autre site du bois de Vincennes, à l’emplacement actuel.

Inauguré en 1934, il est fermé en 2008 pour cause de vétusté. Entièrement repensé, le zoo rouvre au public en 2014, sous le nom de « Parc zoologique de Paris ».

Le zoo a fêté ses 80 ans le 2 juin 2014.

Le « Parc zoologique du Bois de Vincennes » est conçu par le géologue Paul Lemoine (directeur du Muséum national d’histoire naturelle de 1932 à 1936) en accord avec la ville de Paris. Celui-ci l’avait conçu dans son esprit bien avant sa nomination en tant que directeur du Muséum en décembre 1931.

Inauguré le 2 juin 1934 par le président de la République, Albert Lebrun, le zoo est construit par Charles Letrosne, architecte des bâtiments civils et des palais nationaux.

Il est construit selon le modèle architectural innovant du zoo de Hambourg de Carl Hagenbeck, un modèle révolutionnaire pour l’époque qui visait à présenter les animaux sans cages, sur des plateaux, dans des fossés et des enrochements de manière à ne pas les séparer du public par des barreaux. Les loges intérieures de nombreux animaux pouvaient aussi être visitées par le public.

Très vite, il connaît un grand succès auprès des Parisiens, qui peuvent y admirer une faune spectaculaire, dans un cadre plus « naturel » que dans les anciennes ménageries telles que celle du Jardin des plantes.

Ses installations lui ont permis d’héberger de nombreux animaux, surtout des grands mammifères. Le zoo a obtenu de grands succès dans la reproduction de l’éléphant d’Asie, de la girafe du Niger et de l’okapi, tous trois menacés d’extinction dans la nature, ainsi que d’une multitude de félins, d’ours, d’antilopes et de cervidés. Il a également présenté des espèces très rares en captivité, telles que le kouprey (un spécimen de 1936 à 1940, seul à avoir été élevé en Europe), l’éléphant de mer (un spécimen y a vécu une trentaine d’années), le rhinocéros indien et le panda géant (deux mâles de cette espèce, offerts en 1973 par le Premier ministre chinois Zhou Enlai au Président Georges Pompidou, dans le cadre des relations diplomatiques entre la Chine et la France, y ont vécu ; l’un d’eux, Li Li, est mort peu de temps après son arrivée11 ; l’autre, Yen Yen, y a vécu jusqu’à sa propre mort en 2000, soit 27 ans, ce qui représente une des plus longues durées de vie pour cette espèce en captivité).

Toutefois, il n’a jamais présenté beaucoup d’espèces animales de petite taille, faute d’installations adaptées, et ce malgré la construction de quelques volières et l’ouverture d’une maison des lémuriens en 1986, où des groupes de lémuriens nocturnes, souvent rares, évoluaient dans une obscurité artificielle. Cette installation n’a jamais eu d’équivalent en France, et n’en a pas beaucoup ailleurs dans le monde.

À partir des années 1980, les installations du zoo, tels que les enclos et faux rochers constitués de treillis métalliques enduits de béton, qui avaient été conçus dans les années 1930 pour une durée de 50 ans, se sont trouvés dégradées par le vieillissement. Faute d’entretien, ils se sont effrités et sont devenus dangereux. Le Grand Rocher, symbole emblématique du parc, qui domine le bois de Vincennes, a alors été fermé plusieurs années. Conçu à l’origine pour abriter des animaux alpins, il fut surdimensionné pour recevoir deux réservoirs d’eau potable, les loges des mouflons, des escaliers et l’ascenseur le plus rapide d’Europe en 1934 avec une vitesse de 3 m à la seconde. En 1993, le Gouvernement débloqua des crédits en urgence pour sa rénovation ; tandis que d’autres installations furent fermées au public au début des années 2000, certains animaux (éléphants, félins, rhinocéros, ours) étant déplacés hors du zoo.

Le zoo de Vincennes voyait alors parallèlement sa fréquentation diminuer depuis la fin du XXe siècle à 300 000 visiteurs en 2005, contre 600 000 en 2004, 800 000 en 2003, 1 000 000 en 1984 et 1 500 000 en 1968.

En 2004, la dégradation des installations est si visible, que des élus se mobilisent. Laurent Lafon, maire de Vincennes et conseiller régional d’Ile-de-France, lance le « Mouvement de soutien populaire en faveur du zoo de Vincennes », une pétition qui recueille des milliers de signatures en vue d’attirer l’attention des ministres sur la nécessité de rénover le zoo, menacé de fermeture pour non-conformité. En septembre 2004, L. Lafon soulève à nouveau la question du devenir de l’établissement, dans une tribune du quotidien Le Monde. En décembre 2004, à l’Assemblée nationale, un député du Val-de-Marne, Patrick Beaudouin, interpelle à ce sujet François d’Aubert, Ministre délégué à la recherche.

Peu après, 500 000 euros sont débloqués en urgence pour les travaux de première nécessité sur les réseaux de gaz et d’électricité et sur le rocher des girafes. En 2005, le Gouvernement consacre un million d’euros à l’accueil des animaux et du public et 1,2 million supplémentaires à la volière des lémuriens et à l’accueil de nouveaux pensionnaires. Cela permet de lancer enfin la rénovation du zoo, qui entraînera sa fermeture en novembre 2008 durant 5 ans et demi.

Le coût global des travaux, qui ont débuté au premier trimestre 2007, était estimé entre 120 et 130 millions d’euros, pour une dépense finale de 167 millions. Ce plan de rénovation a mis l’établissement au niveau d’une « référence mondiale », comme l’affirme Allain Bougrain-Dubourg, président du comité scientifique.

Les fonds publics manquant, un partenariat public-privé est mis en place pour financer le chantier. Des acteurs privés (principalement Bouygues Construction et la Caisse d’épargne) assurent à 94 % le financement (soit 157 millions d’euros), en échange d’un loyer de 15 millions d’euros par an à verser pendant 25 ans, correspondant approximativement au surcroît de recettes généré par l’augmentation des tarifs des entrées. Ce partenariat revient à reverser une partie des recettes du zoo public à des acteurs privés, mais n’affecte pas le statut et les missions du personnel et des chercheurs associés, ni les missions de service public du parc (recherche, protection des espèces).

Par ailleurs, le cabinet d’architecte choisi s’est engagé à lier développement durable et respect de la condition animale, en présentant les animaux dans leurs biotopes. Ainsi, « le visiteur deviendra l’invité de l’animal qu’il rencontrera dans son univers reconstitué ». Le principe du nouveau zoo n’est plus de montrer le plus possible d’animaux, mais de valoriser leur présentation dans leur biotope : européen, guyanais, malgache, africain et patagonien, selon le choix qui fut arrêté, conforme aux origines de la majorité des pensionnaires du zoo.

Les travaux proprement dits ont duré deux ans et demi, les animaux étant déplacés pendant ce temps soit à l’intérieur du périmètre du zoo (girafes), soit dans d’autres établissements du Muséum comme la ménagerie du Jardin des plantes de Paris, le Centre d’écologie générale de Brunoy, le parc zoologique de Clères ou la réserve zoologique de la Haute-Touche à Obterre, soit encore dans d’autres zoos partenaires (Montpellier, Édimbourg, Dublin, Moscou…).

Les animaux ont été réinstallés au fur et à mesure de l’achèvement des enclos, volières et serre.

Le nouveau « Parc zoologique de Paris » ouvre au public le 12 avril 2014. C’est le seul zoo au monde à avoir été entièrement reconstruit, à l’exception de l’entrée Saint-Mandé désormais fermée, du Grand Rocher, de la volière des vautours et des îlots des primates de la zone Guyane-Madagascar.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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