La découverte et l’exploration de l’Amérique par Christophe Colomb.

La « découverte de l’Amérique » correspond usuellement au débarquement sur l’actuel continent américain (aussi appelé « Nouveau Monde ») d’un groupe d’une centaine de personnes commandées par l’amiral Christophe Colomb et mandatées par les rois espagnols Isabelle Ire de Castille et Ferdinand II d’Aragon, dans l’idée d’atteindre les Indes orientales par la mer, ignorant qu’un continent se trouve sur la route. La « découverte » est donc celle, documentée, du continent américain par les européens de la Renaissance. Durant la nuit du 11 au 12 octobre 1492, ils abordent ainsi l’île

de Guanahani (actuel San Salvador, Caraïbes) avec deux caravelles (La Pinta et La Niña) et une caraque, La Santa María. Les deux caravelles, bateaux inventés par les Portugais, sont plus légères, rapides et maniables que la caraque qui, quant à elle, est beaucoup plus lourde. Ce moment marque la rencontre de deux sociétés qui avaient quasiment1 évolué indépendamment l’une de l’autre pendant environ 12,000 ans, après la disparition du pont terrestre de la Béringie. Le nom « Amérique » vient du navigateur italien Amerigo Vespucci qui est l’un des premiers Européens à comprendre qu’il s’agit d’un continent différent de l’Asie.

Rapidement, les Européens ont commencé à explorer et à coloniser le continent au détriment de ses habitants autochtones nommés « indiens » par les premiers explorateurs occidentaux : à la fin du XIXe siècle, on ne compte plus que 260 000 Amérindiens sur les 2 à 20 millions estimés au XVe siècle sur le territoire des États-Unis actuels. Certains estiment le nombre d’Amérindiens vivant sur l’ensemble du continent lors de la découverte de l’Amérique à 100 millions.

S’il est avéré que Christophe Colomb n’est pas le premier homme du monde connu de l’époque à être allé en Amérique depuis un autre continent, c’est en revanche son expédition de 1492 qui a initié l’exploration et la découverte du continent en tant que tel, ainsi que les échanges intercontinentaux avec l’Amérique.

Vers l’an 1000 selon trois sagas dites Sagas du Vinland (La saga des Groenlandais, la saga d’Érick le Rouge et le Dit des Groenlandais), Leif Erikson navigue depuis le Groenland jusqu’à une terre qu’il appelle Vinland. Restée longtemps à l’état légendaire, la véracité de ces récits ne fut confirmée qu’en 1960, lors de fouilles archéologiques à l’Anse aux Meadows (pointe septentrionale de l’île de Terre-Neuve) ; toutefois, rien ne prouve qu’il s’agit bien du Vinland de Leif Erikson. Des relations orageuses avec les autochtones ne sont vraisemblablement pas étrangères à l’évacuation du village, quelques dizaines d’années plus tard.

Les sagas ont donné à des terres américaines des noms nordiques :

  • Groenland (Terre verte) ;
  • Helluland (Terre des pierres plates. Ce pourrait être la Terre de Baffin) ;
  • Markland (Terre des forêts. On pourrait y voir le Labrador) ;
  • Vinland (Terre des pâturages, localisation exacte incertaine, entre Terre-Neuve, Nouvelle-Écosse et Nouvelle-Angleterre).

Plusieurs hypothèses, basées sur des données archéologiques ou des documents anciens dont l’authenticité ou l’interprétation est contestée par les historiens, ont été publiées au sujet de débarquements en Amérique en provenance d’autres continents, avant 1492. On peut par exemple citer les hypothèses de la découverte de l’Amérique par les Phéniciens (à cause de la forme de la montagne de Pedra da Gávea et de traces d’érosion interprétées de manière erronée et nationaliste, au début de l’indépendance du Brésil au XIXe siècle, comme des inscriptions phéniciennes), par les Carthaginois lors des guerres puniques, par les Chinois (lors d’une des campagnes d’exploration maritime de Zheng He, au début du XVe siècle) ou encore par les Maliens via Aboubakri II au début du XIVe siècle.

Les voyages de Christophe Colomb.

Enfin, sujet à débat, Jean Scolvus est censé avoir fait partie du groupe des premiers Européens ayant atteint les côtes des Amériques avant l’arrivée de Christophe Colomb (aux alentours de 1476 en tant que timonier de l’expédition de Didrik Pining).

Christophe Colomb est le premier navigateur dont les pérégrinations transatlantiques sont attestées tant par des écrits (dont certains autobiographiques) que par de nombreux témoignages de ses contemporains ou des preuves matérielles (Amérindiens ramenés en Europe et présentés à la cour d’Espagne). Il réalisa quatre voyages d’Europe en Amérique au nom des Rois Catholiques : en 1492, 1493, 1498 et 1502.

Lors de son premier voyage en 1492, Christophe Colomb pensait avoir débarqué aux « Indes orientales », contrée aux richesses légendaires décrites entre autres par les récits de Marco Polo. Le 12 octobre, il débarqua sur une île des Bahamas appelée Guanahani (probablement San Salvador, mais dont la localisation exacte est encore discutée). Le 28 octobre, il découvrit Cuba. Le 4 décembre , il atteignit l’île d’Hispaniola actuellement partagée entre Haïti et la République dominicaine.

Au cours de son deuxième voyage commencé fin 1493, il découvrit La Desiderada (La Désirade), Maria Galanda (Marie-Galante) puis la Dominique. Il découvrit ensuite Karukera ou Santa Maria de Guadalupe de Estremadura (Basse-Terre de la Guadeloupe), Montserrat, Saint-Martin et Saint-Barthélemy. En avril 1494, il arriva à Porto Rico, puis en Jamaïque.

Lors du troisième voyage, il débarqua sur le continent au niveau de l’actuel Venezuela et visita également Saint-Vincent, Grenade, Trinité, Margarita.

Pour son quatrième et dernier voyage, Colomb navigua le long des côtes du Veragua et du Panamá.

Persuadé d’avoir atteint l’Extrême-Orient, il est mort sans savoir qu’il avait « découvert » l’Amérique. On attribue à son compagnon Amerigo Vespucci le fait d’avoir été le premier Européen à évoquer le fait que les terres que Christophe Colomb avait découvertes n’étaient pas l’Asie mais en réalité le Nouveau Monde.

Du point de vue européen, Colomb, navigateur au service de l’Espagne, est le premier à avoir découvert l’Amérique. Cette affirmation n’est pas neutre, dans la mesure où la découverte entraînait un droit de possession, reconnu par le Pape et le roi de Portugal au traité de Tordesillas, signé le 7 juin 1494, qui établit le partage du Nouveau Monde entre l’Espagne et le Portugal avec pour ligne de démarcation le méridien localisé à 370 lieues (1 770 km) à l’ouest des îles du Cap-Vert — méridien qui se situerait aujourd’hui à 46° 37′ ouest.

La découverte de l’Amérique est commémorée en Espagne et dans les pays hispanophones le 12 octobre sous le nom de Jour de l’hispanité ou de Jour de la Race. Le Jour de Christophe Colomb est célébré le deuxième lundi du mois d’octobre dans plusieurs pays d’Amérique.

Le continent américain était habité depuis plusieurs dizaines de milliers d’années. Aussi l’expression « Découverte de l’Amérique » a été vivement critiquée et accusée d’eurocentrisme par les populations d’origine amérindiennes, différents mouvements sociaux, des hommes politiques américains ainsi que par divers spécialistes. Certains ont soutenu que l’usage de l’expression « Découverte de l’Amérique » devait être réservé à l’arrivée en Amérique des premiers chasseurs paléolithiques.

L’ensemble de ces réflexions a amené les historiens à évoquer des expressions plus adéquates telles que « L’arrivée de Christophe Colomb en Amérique » ou « L’arrivée des Espagnols en Amérique ». On utilise aussi éventuellement l’expression « conquête de l’Amérique » pour désigner le processus d’occupation du Nouveau Monde à partir de sa découverte.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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