La basilique Notre-Dame de Fourvière à Lyon (Rhône).

La basilique Notre-Dame de Fourvière surplombe la ville de Lyon depuis le sommet de la colline de Fourvière depuis la fin du XIXe siècle.

Elle est construite à peu près sur l’emplacement de l’ancien forum de Trajan Forum vetus, (hypothèse étymologique la plus probable pour le nom actuel de Fourvière). Sur cet emplacement est institué au milieu du Moyen Âge un culte à saint Thomas de Cantorbéry puis, rapidement, à la Vierge. Ce double culte se concrétise avec la construction d’un lieu de dévotion, la chapelle Saint-Thomas. À la suite d’un vœu prononcé en 1642 pour éloigner une épidémie de peste de Lyon, un pèlerinage annuel se constitue. Au XIXème siècle, à l’initiative du Cardinal de Bonald, une statue d’or de Marie est érigée sur le clocher rehaussé et renforcé de la chapelle et la proposition de construire une basilique est acceptée, à la fois pour accueillir des visiteurs de plus en plus nombreux et en remerciement pour la protection de Lyon durant la guerre franco-allemande de 1870.

Son architecture de style néo-byzantin ou romano-byzantin est l’œuvre de Pierre Bossan, lequel, obligé de superviser le chantier de loin pour raisons de santé, délègue une grande partie de l’exécution de l’œuvre à Louis Sainte-Marie Perrin. L’architecture très particulière de l’édifice lui vaut de nombreux admirateurs, mais aussi de très vives critiques.

Basilique notre-dame de Fourvière, carte maximum, Lyon, 6/09/1996.

Propriété de la commission de Fourvière et non de l’archevêché depuis sa fondation, la basilique n’est donc pas concernée par la loi de 1905 et reste propriété privée, notamment grâce à la diplomatie du maire Édouard Herriot, moins anticlérical que son prédécesseur Victor Augagneur. Néanmoins, malgré ce statut, la basilique obtient à la fin du XXe siècle une reconnaissance officielle de son statut de monument lyonnais. L’édifice est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 26 septembre 1977 ; puis il est reconnu d’utilité publique le 15 octobre 1998, juste avant son inscription au patrimoine mondial le 5 décembre de la même année, au titre du Site historique de Lyon. Enfin, le 25 mars 2014, il est classé monument historique.

La basilique constitue un des repères les plus visibles de l’agglomération, et un des symboles de la ville de Lyon. Elle donne à Lyon son statut de « ville mariale ». Environ deux millions de touristes sont accueillis chaque année dans la basilique. Le complexe basilical comprend non seulement l’édifice, la chapelle saint-Thomas et la statue, mais aussi l’esplanade panoramique, le jardin du Rosaire et l’archevêché de Lyon.

En 1168, une chapelle est construite à Fourvière par Olivier de Chavannes, chanoine de Saint-Jean, sur les ruines du forum romain. La petite chapelle, édifiée « apud forum Veneris », est dédiée tout d’abord à saint Thomas puis à la Vierge. Elle est richement dotée, et confiée au chapitre de Saint-Jean qui la dessert. L’archevêque Jean Belles-mains la dote en 1192 d’un chapitre propre, comptant quatre chanoines ; cette générosité lui permet également d’avoir les mains libres pour le chantier de la primatiale.

Basilique notre-dame de Fourvière, épreuve de luxe.

Au XVIIe siècle, Lyon est frappée plusieurs fois par des épidémies de peste, notamment en 1628 (la plus dévastatrice), 1631, 1637, 1639 et 1642. Face à ce fléau, les échevins du consulat font appel à la Vierge, probablement à l’inspiration du prévôt des marchands Alexandre de Mascrany. Le 5 avril 1642, un vœu est décidé : une procession à Notre-Dame aura lieu deux jours plus tard vers Fourvière, afin d’implorer la délivrance de la peste. Ce pèlerinage ayant eu lieu, il est choisi de le perpétuer annuellement. Le 12 mars 1643, un vote de la même assemblée voue la ville entière à Marie, et entérine un pèlerinage annuel, placé le 8 septembre, jour de la Nativité de Marie.

Au milieu du XIXe siècle, l’église de Fourvière menace de tomber en ruine. Des constatations faites par André Flachéron révèlent en particulier l’état de vétusté du vieux clocher. Le remplacement de cet édifice est confié à l’architecte diocésain Alphonse-Constance Duboys, et commence au mois d’août 1849. Ce clocher à base carrée conserve un premier étage médiéval, surmonté de deux étages datant de 1849 ; le troisième étage est de plan octogonal, et se termine par une coupole. Sur cette dernière est placée en 1852 une statue de la Vierge, réalisée par Joseph-Hugues Fabisch.

Le cardinal de Bonald autorise en 1851 la construction de cette statue de la Vierge dominant le clocher rebâti. L’inauguration, en souvenir du vœu des échevins, est prévue pour le 8 septembre 1852. Mais les intempéries frappant le nord-est de la France provoquent une inondation de la Saône, et un retard de la livraison de la statue. La fête est repoussée au 8 décembre, date (alors non officiellement approuvée) de la fête de l’Immaculée Conception, dogme proclamé deux ans plus tard par Pie IX. À cause du mauvais temps de début décembre, un report au 12 du mois est envisagé ; mais le ciel se dégage au cours de l’après-midi du 8 ; en signe de piété, les Lyonnais allument des lumignons et les posent sur les appuis de fenêtre. C’est la naissance de la Fête des Lumières.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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