Le château de Saint-Germain-de-Livet (Calvados).

Le château de Saint-Germain-de-Livet est un édifice situé sur la commune de Saint-Germain-de-Livet dans le département français du Calvados. (…) Le château actuel date du 15e siècle et du début du 16e siècle ; il a été construit sur le site d’un château d’époque médiévale…

Véritable joyau du Pays d’Auge situé à proximité de Lisieux, le château de Saint-Germain-de-Livet, classé Monument Historique, est remarquable par son architecture.

Entouré de douves, il réunit un manoir à pan de bois de la fin du 15ème siècle et une construction en pierre et brique vernissée du Pré d’Auge, de la fin du 16ème siècle. La salle des offices constitue une étape incontournable dans la découverte du château, car elle conserve de superbes fresques de la fin du 16e siècle.

Ce château-musée labellisé Musée de France, présente l’ameublement et les collections de la famille qui a fait don du domaine à la ville de Lisieux en 1958. Conjuguant mobilier et œuvres d’art, l’intérieur témoigne du raffinement et de l’art de vivre au 19ème siècle et propose de découvrir le parcours artistique et personnel du peintre Léon Riesener, petit-fils de l’ébéniste Jean-Henri Riesener et cousin d’Eugène Delacroix.

La seigneurie de Livet, assise à Saint-Germain de Livet, relevait de la baronnie de Glos tenue par les évêques de Lisieux. (…) Le seigneur de Livet était suzerain des fiefs nobles d’Auge, de Belleau, du Boulley, du Breuil et du Coudrey. (…)

De temps immémorial, Livet a été possédé par la famille Tyrel. Le premier dont on ait connaissance est Richard Tyrel, cité dans une charte sans date de Saint-Pierre de Lisieux, mais qui doit être antérieure au temps de saint Bernard, disent les archives de Tournebu (11e siècle).

Au 12ème siècle, construction d’un château de forme pentagonale et entouré de douves.

Château de Saint-Germain-de-Livet, carte maximum 1/03/1986.

1352 : « Nicole Tyrel (…), le 7 mai 1352, épousa Ancel Louvet et lui apporta en dot les terres que ses ancêtres possédaient depuis le 11e siècle. (…) La famille Louvet, bien connue dans l’histoire de Normandie, semble avoir très anciennement possédé le fief de Bonneville-la-Louvet, qui lui doit son surnom, qui était une ancienne baronnie, et ou l’on voit encore une motte féodale avec fossés, à peu de distance de la colonne. »

« Au début du 15e siècle, aux heures les plus noires de la guerre de Cent Ans, le propriétaire du château, Gilbert Louvet, (…) décide de se rallier au roi d’Angleterre Henri VI.

Quelques temps plus tard, le château est investi par les troupes du roi de France, Charles VII. »

« La plus jeune des filles de Colin Louvet, Jeanne, épousa Pierre II de Tournebu, seigneur de la Vacherie et de Saint-Vaast, et lui apporta en dot ou en héritage une partie des domaines de sa maison, et entre autres la seigneurie de Livet. »

Ils sont les parents de « Jean de Tournebu, père de Jacques de Tournebu, baron de Livet, qui fit ses preuves de noblesse en 1540. »

Entre 1561et 1578, les propriétaires du château, « Jean de Tournebu et son épouse, Marie de Croismare, y accolent le pavillon d’entrée, une galerie attenante, épaulée à son extrémité par une forte tour circulaire, dans le plus pur style Renaissance. »

Trois orants de la famille (représentant Jean de Tournebu, Marie de Croixmare, ainsi que leur fils Robert de Tournebu), autrefois exposés dans un enfeu funéraire de la chapelle seigneuriale, sont aujourd’hui visibles dans l’église de Saint-Germain-de-Livet.

« Le château fut la propriété de la famille de Tournebu jusqu’au décès de Marie-Pierre de Tournebu (décédée dernière de sa branche en 1810). Par donation, le château passa à la famille de Foucault qui le conserva jusqu’en 1879.

Le château de Saint-Germain-de-Livet était resté presque intact et peu différent de l’état où l’avait laissé Robert de Tournebu. Mais vers 1860, il subit une restauration qui fit, mais en vain, pousser les hauts cris à M. de Caumont. On eut l’idée, pour ménager une vue sur « trois saules au milieu d’un pré à faucher » de raser les constructions, analogues à celles qui subsistent et qui fermaient les deux derniers côtés de la cour.
Il y avait, à l’angle sud-est de la basse cour, un charmant colombier octogonal du 15e siècle décoré des écussons des Tournebu et des Mailloc. On ne lui fit pas grâce. Enfin la décoration intérieure fut refaite et mieux vaut n’en pas parler.

Le château, acquis en 1957 par la ville de Lisieux, est devenu un musée labellisé Musée de France qui présente l’ameublement et les collections d’œuvres d’art de la famille du légataire du domaine, Julien Pillaut, et, entre autres, des tableaux de son grand-père, le peintre Léon Riesener (1808-1878), lui-même petit-fils de l’ébéniste Jean-Henri Riesener et cousin d’Eugène Delacroix.

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Sources : Remparts de Normandie, YouTube.

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