Jean-Baptiste-Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau, général.

Jean-Baptiste-Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau, né le 1er juillet 1725 à Vendôme et mort le 10 mai 1807 à Thoré-la-Rochette (Loir-et-Cher), est un général français.

Il s’illustre à la tête du corps expéditionnaire français lors de la guerre d’indépendance des États-Unis (1775-1783). Il termine sa carrière militaire avec la dignité de maréchal de France.

Fils de Joseph Charles de Vimeur de Rochambeau, gouverneur de Vendôme, et de Marie-Claire Thérèse Bégon, gouvernante des enfants du duc d’Orléans, et petit-neveu de l’amiral François-César de Vimeur de Rochambeau, il était à l’origine destiné à l’Église et fut élevé au collège des Oratoriens de Vendôme puis par les jésuites au collège de Blois. Mais après la mort de son frère plus âgé, il est présenté en 1742 au régiment de cavalerie, et il sert en Bohême, en Bavière et sur le Rhin.

Il devint aide de camp de Louis-Philippe d’Orléans, et est bientôt cité dans l’armée pour sa bravoure et son habileté dans les manœuvres.

Rochambeau, carte maximum, Paris, 12/07/1980.

Nommé colonel en 1747, il se distingue au siège de Maastricht en 1748, et devient le gouverneur de Vendôme en 1749. Après s’être distingué en 1756 lors de l’expédition de Minorque, en particulier lors du siège de Mahón, il est promu général de brigade dans l’infanterie et colonel du régiment d’Auvergne. En 1758, il combat en Allemagne, notamment à Krefeld, et reçoit plusieurs blessures à la bataille de Clostercamp le 15 octobre 1760 au cours de laquelle son action est décisive. Il est nommé maréchal de camp en 1761 et inspecteur de la cavalerie. Il est alors fréquemment consulté par les ministres pour des points techniques.

En 1780, il est envoyé, avec le rang de lieutenant-général, à la tête de 6 000 hommes des troupes françaises pour aider les colons américains dirigés par George Washington contre les troupes britanniques.

Enfin, en juillet 1781, ses troupes peuvent quitter Rhode Island et, en marchant à travers le Connecticut, rejoindre Washington dans le comté du Westchester (État de New-York). Leur première rencontre a lieu dans la commune de Mount Kisco, qui fait alors partie de celle de North Castle (en). Les deux armées établissent ensuite des camps dans la commune voisine de Hartsdale (en)1, où elles effectuent du 4 juillet au 19 août 1781, des manœuvres communes ainsi que des reconnaissances armées vers Manhattan, que Washington veut reprendre aux Anglais. C’est lors de ce séjour à Hartsdale que Rochambeau parvient à convaincre Washington de ne pas attaquer l’île de Manhattan, trop bien défendue et trop difficile à attaquer ; il le décide à aller attaquer le général anglais Cornwallis qui, après avoir saccagé les Carolines avec ses troupes, vient de prendre ses quartiers d’hiver à Yorktown (Virginie).

Les deux armées lèvent alors le camp pour Yorktown, où elles arrivent en septembre. Elles font alors leur jonction avec les corps de troupes américaines commandées par La Fayette et reçoivent des renforts par la mer alors que la flotte française assure un blocus efficace. Un siège de plusieurs jours permet la victoire de Yorktown, forçant Charles Cornwallis à se rendre le 19 octobre. Cette victoire scelle la fin de la guerre révolutionnaire américaine et permet l’indépendance effective des États-Unis d’Amérique.

Rochambeau, essais de couleurs, feuille complète datée du 24/03/1980.

Lors de cette campagne Rochambeau montre un excellent esprit, se plaçant entièrement sous le commandement de Washington et dirigeant ses troupes en tant qu’élément de l’armée américaine. Pour témoigner de sa gratitude, le Congrès le remercie, lui et ses troupes. Lors de son retour en France, il est honoré par Louis XVI, qui lui décerne l’ordre du Saint-Esprit et le fait gouverneur de Picardie et de l’Artois.

En 1789, il adopte les principes nouveaux, mais avec modération.

Une loi du 28 décembre 1791 lui confère le bâton de maréchal, quelques jours après sa nomination comme général en chef de l’armée du Nord. Il en dirige les premières opérations mais, contrarié dans ses plans par le ministre de la Guerre, qui était alors le général Dumouriez, il en démissionne le 15 mai 1792, et se retire dans sa ville natale.

Arrêté pendant la Terreur, il échappe de peu à la guillotine : il est libéré après la chute de Maximilien de Robespierre.

Il est pensionné par Bonaparte, et meurt à Thoré-la-Rochette (Loir-et-Cher) en 1807.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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