Elizabeth Fry, réformatrice sociale.

Elizabeth (Betsy) Fry (21 mai 1780 à Norwich, Angleterre – 12 octobre 1845 à Ramsgate, Angleterre), née Gurney, est une réformatrice anglaise des prisons, réformatrice sociale et, ancrée dans sa foi quaker, une philanthrope chrétienne. Elle est parfois décrite comme “l’ange des prisons”.

Elizabeth Fry a été une force motrice majeure pour la réalisation de nouvelles lois afin de rendre le traitement des prisonniers plus humain. Elle a été soutenue dans ses efforts par le monarque régnant. Entre 2001 et 2017, elle fut représentée sur le billet de 5 £ de la Banque d’Angleterre, mais est remplacée depuis par Winston Churchill.


Elizabeth Gurney naquit à Norwich dans le comté de Norfolk en Angleterre, dans une famille Quaker. Motivée par la lecture des Évangiles, elle s’intéressa dès son adolescence aux pauvres, aux malades et aux prisonniers. À 20 ans, elle épousa Joseph Fry, le couple a onze enfants en seize ans.

Elizabeth Fry, carte maximum, Allemagne, 1953.

En 1812, elle fut horrifiée par ce qu’elle vit lors d’une visite à la prison de Newgate. Le lendemain, elle y retourna, apportant de la nourriture et des vêtements aux prisonniers. Puis, après une période de difficultés familiales (en particulier de difficultés financières à la banque Fry), elle retourna à la prison en 1816 et y créa une école pour les enfants emprisonnés avec leurs parents.

En 1817, elle devint membre-clef d’une organisation aidant les prisonnières et leurs enfants, et commença à être connue. Elle travailla à l’amélioration du traitement des prisonniers déportés vers l’Australie. Son influence s’étendit jusqu’en France, en Prusse et en Russie. En 1818, elle rendit compte devant la Chambre des Communes des conditions de vie dans les prisons britanniques, devenant ainsi la première femme à témoigner devant le Parlement britannique.

Elle aida aussi les sans-logis, établissant un « abri nocturne », après avoir vu le cadavre d’un jeune garçon, durant l’hiver 1819-1820.

Son travail fut restreint par la banqueroute de son mari en 1828, mais cela ne l’empêcha pas de continuer. En particulier, elle se rendit notamment en France où, en 1839, elle reçut l’autorisation officielle de visiter toutes les prisons pour en faire une description détaillée. C’est durant sa tournée en France qu’elle fit étape à Congénies dans le Gard, pour y rencontrer la communauté quaker locale.

Elle mourut à Ramsgate en 1845 d’un accident vasculaire cérébral et fut enterrée dans le cimetière quaker de Barking.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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