Dian Fossey, primatologue.

Dian Fossey, née le 16 janvier 1932 à San Francisco (Californie, États-Unis) et morte le 26 décembre 1985 dans les montagnes des Virunga au Rwanda, est une primatologue américaine, spécialisée dans l’étude du comportement des gorilles de l’Est. Elle les a étudiés régulièrement dans les forêts de montagne du Rwanda, encouragée à l’époque par l’archéologue britannico-kényan Louis Leakey. Cet engagement lui coûte la vie : elle est assassinée en 1985. Son assassin est toujours inconnu à ce jour.

Reconnue comme une des plus grandes primatologues de son vivant, avec Jane Goodall et Birutė Galdikas, elle est l’auteure d’un livre de mémoires, Gorilles dans la brume, qui a fait l’objet d’une adaptation cinématographique en 1988 où son rôle est interprété par Sigourney Weaver.


Née d’un père d’origine anglaise et d’une mère américaine, Dian Fossey voit le jour le 16 janvier 1932 à San Francisco. Ses parents divorcent lorsqu’elle n’a que 6 ans. Sa mère se remarie alors avec Richard Price, riche homme d’affaires. Ce dernier interdit à Dian Fossey de revoir son père George Fossey, devenu alcoolique et violent. Elle ne revoit pratiquement plus jamais son père, seule une brève correspondance est entretenue lorsqu’elle étudie les gorilles, bien plus tard au Rwanda.

Les relations entre Dian Fossey et son beau-père sont mauvaises car c’est un homme à poigne, trop sévère. Aucun des deux ne fait jamais un effort d’adaptation vis-à-vis de l’autre. Toute son enfance, elle subit les excès d’autorité de son beau-père qui va jusqu’à lui interdire de manger à la table familiale. Elle mange dès lors à la cuisine en compagnie de la servante. Petite fille solitaire et renfermée, elle se passionne ensuite pour la nature et le monde animal. Elle va déverser tout son amour sur le seul animal autorisé dans la maison : un poisson rouge. Déjà toute petite, elle est convaincue qu’elle vivra entourée d’animaux.

À 17 ans, elle entame des études de comptabilité dont elle se sent rapidement prisonnière. Un an plus tard, elle décide d’entreprendre des études de vétérinaire, mais elle finit par échouer, en raison de son manque de compréhension dans des matières comme la physique et la chimie.

Cependant elle parvient à être diplômée d’ergothérapie à l’université d’État de San José en 1954, à l’âge de 22 ans. Une fois son diplôme en poche, elle décide de partir le plus loin possible de San Francisco et pose ses valises dans le Kentucky. Elle est alors engagée au Korsair Children’s Hospital, un hôpital religieux où elle dirige le département d’ergothérapie. Elle se sent inapte à ce travail, mais finit tout de même par s’habituer et finalement par y prendre goût. Elle s’occupe alors d’enfants en difficulté.

C’est dans cet hôpital qu’elle rencontre Mary White, une secrétaire avec qui elle se lie d’amitié. C’est une femme fantasque et rêveuse, ce qui lui plaît beaucoup. Début 1960, Mary White projette un voyage safari au Kenya, et propose à Dian Fossey de l’accompagner. Et c’est avec une grande peine que cette dernière refuse par manque d’argent.

Une première occasion ratée de partir pour ce continent auquel elle a toujours rêvé et qui la passionne depuis l’enfance.

Trois ans plus tard, bien décidée à partir pour l’Afrique, elle emprunte l’équivalent de trois ans de son salaire pour y faire un voyage touristique de 6 mois.

Fossey a établi son camp de recherche sur les contreforts du mont Visoke.
Elle commence à envisager son œuvre future en Afrique des Grands Lacs dès 1957. Il lui faut toutefois attendre 1963 pour son premier séjour au Rwanda. Ses séjours aux États-Unis se raréfient à mesure qu’elle assouvit sa vocation scientifique.

En 1967, elle crée le Karisoke Research Center, dans les montagnes des Virunga, dans la province de Ruhengeri au Rwanda.

En 1974, elle obtient un doctorat en zoologie de l’Université de Cambridge.

Bien que le braconnage soit illégal dans le Parc national des volcans du Rwanda depuis les années 1920, la loi est à l’époque rarement appliquée par les restaurateurs du parc, qui gagnent un salaire inférieur au propre personnel africain de Fossey et qui sont souvent soudoyés par les braconniers. Dian écrit même qu’à trois reprises, elle constate que les propriétaires du parc, le lendemain d’une capture de gorilles, les proposent aux zoos. Les têtes et les mains coupées des gorilles sont également vendues comme trophées et cendriers géants sur le marché aux touristes. Et comme les gorilles se battent jusqu’à la mort pour protéger leurs petits, les enlèvements se traduisent souvent par la mort d’une dizaine de gorilles adultes.

Dian Fossey fait plusieurs découvertes sur les gorilles comme les  changements de groupes par les femelles gorilles, sur la façon dont le mâle à dos argenté d’un groupe tue les petits en bas âge issus d’un autre père afin que les femelles puissent porter ses propres enfants, et comment les gorilles recyclent des substances nutritives.

Ses recherches sont financées par la fondation de Louis Leakey, elle-même financée par le National Geographic. C’est ce primatologue qui envoie à l’étude des grands singes dans leur milieu naturel, les « Anges de Leakey », un groupe de trois éminentes chercheuses sur les primates (Dian Fossey sur les gorilles, Jane Goodall sur les chimpanzés, et Biruté Galdikas sur les orangs-outangs).

En janvier 1970, son portrait9, photographié par son amant Bob  Campbell10, paraît en couverture du National Geographic. Elle devient alors une célébrité mondiale, promouvant la protection des gorilles et montrant cette espèce au public sous un nouveau jour, bien loin des caricatures dépeintes dans les films et les livres. La photographie montrant le gorille « Peanuts » touchant la main de Dian est la première révélant un contact paisible entre un être humain et un gorille sauvage.

En 1980, Fossey est reconnue comme la principale chercheuse mondiale sur la physiologie et le comportement des gorilles de montagne, les définissant comme étant « dignes, très sociables, doux, avec des personnalités individuelles, et des relations familiales fortes. »

Fossey enseigne en tant que professeure à l’université Cornell de 1981 à 1983. Son best-seller Gorilles dans la brume est salué par Nikolaas Tinbergen, éthologue et ornithologue hollandais lauréat du prix Nobel de physiologie 1973. Son livre reste la référence sur les gorilles.

Dian Fossey est découverte assassinée dans la chambre de sa hutte dans les montagnes des Virunga, au Rwanda, le 27 décembre 198511. Son crâne a été fendu en deux par six coups d’une machette qu’elle avait placée chez elle comme objet de décoration. Des traces de lutte étaient visibles dans la hutte. Son pistolet est retrouvé sous elle, inutilisé car les munitions ne  s’adaptaient pas à son arme. Le meurtrier a démonté une plaque en tôle de la cabane qui menait directement à sa chambre à coucher, ce qui laisse supposer que c’était une personne qui connaissait les lieux et avait prémédité son acte. De plus, aucun objet appartenant à Fossey n’est dérobé (des milliers de dollars en chèques de voyage et son équipement photo).

Elle est enterrée dans le cimetière qu’elle avait fait construire pour les gorilles à Karisoke, selon ses propres souhaits. Elle avait en effet déclaré à un journaliste un mois avant son assassinat : « Je veux être enterrée ici, dans le cimetière où reposent mes gorilles ».

Source : Wikipédia.

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