Bill Haley, auteur-compositeur et interprète.

William John Clifton Haley, dit Bill Haley, né le 6 juillet 1925 à Highland Park (Michigan) et mort le 9 février 1981 à Harlingen (Texas), est un auteur-compositeur-interprète et musicien américain de rock ‘n’ roll.

Il est vu par beaucoup comme étant le premier à populariser ce genre musical, s’inspirant de la musique noire (rhythm and blues) et de la musique blanche (country) du début des années 1950, avec son groupe Bill Haley & His Comets.

Certains de ses singles se sont vendus à plusieurs millions d’exemplaires comme Rock Around the Clock, See You Later, Alligator, Shake, Rattle and Roll, Rocket 88, Skinny Minnie, et Razzle Dazzle. Il a vendu plus de 25 millions de disques dans le monde.

Il participe en 1954 à la musique du film Graine de violence, avec le titre Rock Around the Clock. Pour Raymond Défossé : « l’événement historique du film, c’est la musique du générique : le fameux Rock Around the Clock, de Bill Haley. Le point de départ, l’année zéro de l’histoire du rock en deux minutes et huit secondes. La rupture (épistémologique diraient certains) est là ».

 

Né sous le nom de William John Clifton Haley dans la banlieue de Détroit (Michigan), il grandit à Wilmington dans le Delaware3, puis en Pennsylvanie, où il commence à chanter dans divers groupes hillbilly.

En 1946, Haley rejoint son premier groupe professionnel, les Down Homers. En 1948-1949 il travaille aussi comme musicien itinérant et comme DJ pour une station de radio du New Jersey, où il se fait connaître sous le nom de « Yodeling Bill Haley ». Il forme son premier groupe, The Four Aces of Western Swing, avec qui il enregistre deux singles pour Cowboy Records. Ce sont essentiellement des reprises de tubes country. En 1951, avec son groupe rebaptisé The Saddlemen, il change de style et enregistre des reprises remarquées de rock afro-américain comme Rocket 88 (Jackie Brenston & His Delta Cats) et Rock the Joint (Jimmy Preston), qui lui donnent la clé du succès. Les membres du groupe convainquent Haley qu’il pourrait peut-être avoir d’autres succès dans le rock ‘n’ roll. En 1952, The Saddlemen deviennent Bill Haley and His Comets (ou parfois Bill Haley with Haley’s Comets). En 1953, l’enregistrement de sa chanson Crazy Man, Crazy devient le premier titre de rock ‘n’ roll blanc à atteindre les « charts » américains : il culmine en 15e position du classement pop du magazine Billboard6. Le fait qu’il soit originaire de Pennsylvanie, un état du nord, contribue à ce qu’il enregistre des compositions d’artistes noirs. Un artiste du sud les dédaignerait plutôt, ou craindrait le qu’en-dira-t-on. Il faudra attendre 1954 pour que dans le Tennessee (état du sud), Elvis Presley reprenne ce principe dont Haley fut un pionnier, et fasse logiquement scandale en reprenant le répertoire et les attitudes suggestives des afro-américains – avec le succès que l’on sait. La popularité de Crazy Man, Crazy permet à Bill Haley d’être engagé chez Decca.

En novembre 1952, une chanson intitulée Rock Around the Clock a été écrite pour Bill Haley mais il ne lui est pas possible de l’enregistrer avant le 12 avril 1954 parce que Jimmy DeKnight, l’un des auteurs du titre, ne voulait pas de lui. Le morceau est d’abord enregistré par Sonny Dae & the Knights.

Dans un premier temps, la version de Bill, parue en mai en face B de Thirteen Women, entre dans le Top 40 et atteint la 23e place. Il accède à la 17e place au Royaume-Uni en décembre. Haley obtient par ailleurs un succès international avec sa reprise de Shake, Rattle and Roll de Big Joe Turner, qui s’écoule à 1 million d’exemplaires.

Quand Rock Around the Clock apparaît en 1955 sur la bande originale du film Graine de violence ((The) Blackboard Jungle), c’est une véritable révolution musicale qui ouvre la porte à Elvis Presley et bien d’autres. Cette fois-ci, la chanson se classe en tête des charts. Pendant les années 1950, Haley est une star mondiale du rock ‘n’ roll. Il continue à produire de grands succès comme See You Later, Alligator, Saints Rock’n’Roll, Rockin’ Thru The Rye, Rip It Up, ou Skinny Minnie. Il apparaît également dans les premières comédies musicales rock comme Rock Around the Clock et Don’t Knock the Rock. De plus, il est l’un des premiers rockeurs à se produire en France sur la scène de l’Olympia en octobre 1958. Sa notoriété est cependant vite été dépassée par le séduisant Elvis Presley, mais Haley reste une star incontestée en Amérique latine : en 1961-1966, les Mexicains le surnomment le « roi du twist » (Florida Twist est n° 1 au Mexique ainsi que le LP Twist). En Europe, et plus particulièrement en Angleterre, en France, en Belgique et aux Pays-Bas, il est considéré comme l’indiscutable roi du rock ‘n’ roll.

Bill Haley a eu dix enfants de trois épouses. En premières noces, il épouse Dorothy Crowe le 11 décembre 1946. Le couple a deux enfants : Sharyn Anne (née en juin 1947) et John W. Haley qui a écrit Sound and Glory, une biographie de Haley. Le couple divorce le 14 novembre 1952 et, le 18 novembre 1952, Bill épouse « Cuppy » Barbara Joan Cupchak avec qui il aura cinq enfants dont Joanie Haley née le 15 mars 1953, Doreen Haley née 21 juillet 1954, morte de la mort subite du nourrisson, Bill Haley Jr. né en juillet 1955, et Scott, né le 26 janvier 1960, qui fera carrière dans l’athlétisme. Le couple divorce en 1960. En 1962, Bill épouse Martha Velasco. Ils ont trois enfants : Martha Maria (1963), Pedro Antonio (1971) qui est musicien, et Linda Georgina (Gina) Haley (23 avril 1975), qui est musicienne professionnelle au Texas.

En 1960, Bill Haley quitte Decca pour Warner Bros., mais ses disques ne se vendent plus aussi bien. Devenu par la suite alcoolique, il mène une bataille contre cette addiction dans les années 1970. Après avoir joué devant la reine Élisabeth II lors d’un concert en 1979, Haley fait ses dernières représentations en Afrique du Sud en mai et juin 1980. Avant cette tournée sud-africaine, les médecins lui auraient diagnostiqué une tumeur du cerveau, ce que réfuteront sa femme et l’un de ses meilleurs amis, Hugh McCallum12. Les concerts prévus en France à l’automne 1979 et en Allemagne à l’automne 1980 sont annulés.

Bill Haley meurt le 9 février 1981 à Harlingen, officiellement d’une crise cardiaque. Incinéré, ses cendres sont remises à sa famille.

Source : Wikipédia.

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