Théodore Roosevelt, 26ème Président des Etats-unis.

Theodore Roosevelt, Jr. dit Teddy Roosevelt, né le 27 octobre 1858 à New York et mort le 6 janvier 1919 à Oyster Bay (État de New York), est un homme d’État américain, vingt-sixième président des États-Unis, en poste de 1901 à 1909. Il est également historien, naturaliste, explorateur, écrivain et soldat.

Membre du Parti républicain, il est successivement chef de la police de New York entre 1895 et 1897, adjoint du secrétaire à la Marine de 1897 à 1898, engagé volontaire dans la guerre hispano-américaine de 1898 où il s’illustre à la tête de son régiment de cavalerie, les Rough Riders, à la bataille de San Juan à Cuba puis gouverneur de l’État de New York entre 1899 et 1900.

Vice-président des États-Unis sous le second mandat de William McKinley, il lui succède après son assassinat par un anarchiste le 14 septembre 1901 et termine son mandat jusqu’au 3 mars 1905. Élu en novembre 1904, Roosevelt entame alors son propre mandat présidentiel ce 3 mars 1905 qu’il termine le 3 mars 1909. Conformément à ses engagements, il ne postule pas en novembre 1908 à un nouveau mandat présidentiel.

En prêtant serment le 14 septembre 1901, Theodore Roosevelt entre en fonction à l’âge de 42 ans, 10 mois et 18 jours. Il demeure à ce jour le plus jeune président de l’histoire des États-Unis. Sa présidence est notamment marquée, sur le plan international, par sa médiation dans la guerre russo-japonaise, qui lui vaut le prix Nobel de la paix et son soutien à la première conférence de La Haye en ayant recours à l’arbitrage pour résoudre un contentieux opposant les États-Unis au Mexique. Sa politique dite du Big Stick (« Gros Bâton »), puis l’affirmation du corollaire Roosevelt à la doctrine Monroe, justifie la prise de contrôle par les États-Unis du canal de Panamá. En politique intérieure, son mandat est marqué par une politique volontariste de préservation des ressources naturelles et par l’adoption de deux lois importantes sur la protection des consommateurs, le Hepburn Act (en) de 1906, qui renforce les pouvoirs de la Commission du commerce entre États, et le Pure Food and Drug Act de 1906, qui fonde la Food and Drug Administration.

En 1912, mécontent de la politique de son successeur, le Républicain William Howard Taft, il se présente comme candidat du mouvement progressiste. S’il remporte plus de suffrages que le président Taft, il divise le camp républicain et permet l’élection du candidat démocrate Woodrow Wilson à la présidence des États-Unis.

L’effigie de Roosevelt a été reproduite sur le mont Rushmore aux côtés des présidents George Washington, Thomas Jefferson et Abraham Lincoln.


Il débute l’étude du droit, mais abandonne lorsqu’il est élu à l’assemblée de l’État de New York de 1882 à 1884 pour le Parti républicain. Sa mère et sa femme décèdent le 14 février 1884, cette dernière meurt deux jours après la naissance de leur fille, Alice Roosevelt Longworth. Theodore (âgé de 25 ans) se retire alors dans une ferme du Dakota du Nord pour oublier ces tragédies.

Il y passe deux ans en adoptant le style de vie du cow-boy américain. « On ne peut pas rêver d’une vie plus attractive pour un jeune homme en bonne santé que celle dans un ranch de cette époque. C’est vraiment une vie agréable et saine ; ça m’a appris l’indépendance, la ténacité et à prendre rapidement des décisions… J’ai réellement et complètement apprécié cette vie. » Cette période est très importante pour sa maturation : « Je n’aurais jamais pu devenir président sans mes expériences dans le Dakota du Nord. » Il s’essaya, dans cette région, à la vie de pionnier et d’éleveur. Il essuya un échec matériel, mais il acquit ainsi les qualités humaines qui firent plus tard de lui le 26e président des États-Unis.

En 1886, il revient à New York où il se relance dans la politique, écrit trois livres et se remarie avec Edith Kermit Carow qui lui donne cinq enfants. En 1887, il fonde le Boone and Crockett Club dont le but est de préserver la nature et de garantir la chasse. N’appréciant guère les « diplomates ritals », comme il le dit publiquement, il estime que le lynchage du 14 mars 1891 à la Nouvelle-Orléans de onze Italiens est « plutôt une bonne chose ».

Le président Benjamin Harrison le nomme membre d’une commission sur les fonctionnaires fédéraux (Civil Service Commission). Il dirige ensuite la préfecture de police de New York en 1895. En 1897, le président William McKinley le nomme secrétaire adjoint à la marine, un poste où il prépare la guerre contre l’Espagne. Il s’y comporte en « faucon » ; il accuse l’Espagne de la destruction de la frégate Maine à Cuba (la preuve n’en a jamais été apportée) et met la marine en état d’alerte sans l’autorisation du président McKinley.

Théodore Roosevelt en 1905, alors vénérable maître de sa loge maçonnique.
Lorsque la guerre contre l’Espagne éclate en 1898, il s’engage à la tête d’un régiment de cavalerie, les Rough Riders (que l’on traduit par « les durs à cuire »), à la tête desquels il s’empare de la colline de San Juan à Santiago, ce qui lui permet d’acquérir une réputation de héros notamment grâce au journaliste Richard Harding Davis qu’il embarque avec lui, Roosevelt devenant par la suite le premier président américain à régulièrement utiliser la presse comme moyen de communication. Il reprend ensuite sa carrière politique dans l’État de New York, dont il est élu gouverneur en 1898. Il se met à dos les dirigeants du Parti républicain en luttant contre la corruption et ces derniers, pour s’en débarrasser, le présentent comme candidat à la vice-présidence, un poste sans envergure. Il devient vice-président en 1900 et président l’année suivante après l’assassinat de McKinley.

Il était franc-maçon20. Il pratiquait également le judo, et fut l’un des premiers Américains à obtenir la ceinture marron.

Le 14 septembre 1901, le président McKinley meurt des suites des blessures qui lui ont été infligées par un anarchiste. Conformément à ce que prévoit la Constitution américaine, le vice-président Theodore Roosevelt est investi et devient le vingt-sixième président des États-Unis. Il n’a que 42 ans et son arrivée au pouvoir désespère son propre parti en raison de ses idées sociales.

Le 29 avril 1902 le Congrès vote et T. Roosevelt signe une loi renouvelant la loi d’exclusion des Chinois et interdisant l’immigration chinoise à partir des Philippines (alors sous protectorat américain). Le 12 mai suivant, T. Roosevelt arbitre le conflit entre 100 000 mineurs de Pennsylvanie en grève depuis plus de trois mois et leurs employeurs. La grève continue jusqu’en octobre quand T. Roosevelt leur obtient une augmentation de salaire de 10 % et une limitation de la durée de la semaine de travail. Les mines de charbon étaient alors cruciales pour l’économie américaine.

Les troupes américaines se retirent de Cuba le 20 mai de la même année où s’installe le premier gouvernement national. Le 28 juin suivant la loi finançant la construction du canal de Panama est votée.

Le 2 septembre 1902, Roosevelt prononce un discours sur la politique étrangère, où il emploie une formule restée célèbre : « Il faut parler calmement tout en tenant un gros bâton » (doctrine du « Big Stick »).

Le 14 février 1903, T. Roosevelt crée le ministère du commerce et du travail (qui devinrent plus tard deux ministères séparés). La première réserve naturelle d’oiseaux sur Pelican Island, Floride est créée le 14 mars suivant.

Le 3 novembre 1903, le gouvernement de Roosevelt soutient l’insurrection de Panama contre la Colombie. Les États-Unis reconnaissent l’indépendance de Panama le 6 novembre et négocient un traité qui leur donne le contrôle de la zone du canal pendant 100 ans contre 10 millions USD et un loyer annuel de 250 000 USD.

Le 11 février 1904, Theodore Roosevelt déclare la neutralité des États-Unis dans la guerre entre la Russie et le Japon.

Le 26 juin suivant, le Parti républicain désigne Roosevelt comme candidat à l’élection présidentielle et le 8 novembre 1904, T. Roosevelt remporte l’élection présidentielle contre le démocrate Alton Parker. Le vote du Collège électoral montre un net partage entre les États du Sud, favorables au Parti démocrate, et les États du nord et du centre, favorables au Parti républicain.

Le 6 décembre 1904, dans son discours annuel au Congrès américain, T. Roosevelt prononce le Corollaire Roosevelt qui étend la doctrine Monroe (1823), avec un message résumé par la célèbre formule « l’Amérique aux Américains », à l’ensemble du monde occidental, en affirmant que les États-Unis interviendraient en cas de problème majeur allant à l’encontre de leurs intérêts.

En application de la doctrine interventionniste, les États-Unis prennent le contrôle des affaires de la République dominicaine le 21 janvier 1905. Le Service national des forêts est créé le 1er février 1904.

La guerre entre la Russie et le Japon se termine le 6 septembre 1905. T. Roosevelt, qui a servi d’arbitre dans ce conflit, reçoit le prix Nobel de la paix le 10 décembre 1906.

Lors de l’ouverture de la conférence d’Algésiras (avril 1906), en Espagne, T. Roosevelt tente d’arbitrer le conflit entre la France et l’Allemagne concernant le Maroc. Le 8 juin 1906, T. Roosevelt crée les dix-huit premiers « monuments nationaux », zones naturelles protégées. Le 29 juin suivant, il soutient une loi donnant au gouvernement fédéral le pouvoir de contrôler les tarifs du fret ferroviaire. Cette loi limite la concurrence entre les compagnies et empêche d’accorder des tarifs préférentiels aux grands groupes industriels. Le 30 juin 1906, il signe une loi autorisant le gouvernement fédéral à inspecter les usines agro-alimentaires et obligeant les fabricants à lister les ingrédients.

En politique étrangère le président cubain demande l’intervention des troupes américaines à la suite d’émeutes. T. Roosevelt y envoie l’armée en octobre. Le 9 novembre 1906, Roosevelt se rend en visite officielle à Puerto Rico et à Panama pour inspecter les travaux du canal. C’est le premier déplacement officiel d’un président américain à l’étranger.

Le 12 décembre suivant, Roosevelt nomme Oscar Straus en tant que ministre du commerce et du travail. C’est le premier représentant de la minorité juive à obtenir un poste au sein du gouvernement des États-Unis.

Le 22 octobre 1907 débute une panique financière causée par les grandes variations de la bourse. Roosevelt revient précipitamment de voyage pour intervenir, mais la crainte d’une nouvelle dépression est tenace. En novembre l’Oklahoma est admis dans l’Union américaine ; c’est le 46e État. En décembre T. Roosevelt envoie une importante flotte de la marine américaine, la Grande flotte blanche, faire le tour du monde qui dura jusqu’en février 1908. Les navires sont accueillis avec enthousiasme dans de nombreux ports et ceci permet aux États-Unis de faire étalage de leur puissance.

Le 20 juin 1908 T. Roosevelt crée le parc national de Mesa Verde. À la fin de son deuxième mandat, Roosevelt, conformément à ses engagements, ne se représente pas. Il part pour un safari en Afrique où Frederick Selous lui sert de guide. Il en revient avec plus de 3 000 trophées d’animaux abattus.

En politique étrangère, Theodore Roosevelt, partisan de la politique du « gros bâton » (ou big stick ; « parlez doucement et portez un gros bâton ») accroît l’emprise de l’influence américaine en prenant le contrôle des possessions espagnoles aux Caraïbes et dans l’océan Pacifique.

Le 29 juin 1902, le Congrès ratifie la décision du président Roosevelt de reprendre les travaux dans l’isthme de Panama en vue d’y construire un canal sous contrôle américain . Toutefois, la Colombie refuse de concéder aux États-Unis une souveraineté quasi-totale sur le futur canal et la région environnante. L’ambassadeur américain à Bogotá avertit que si le traité n’était pas ratifié, « les relations amicales entre les deux pays s’en verraient si gravement compromises que le Congrès des États-Unis pourrait prendre des mesures que regretterait tout ami de la Colombie ». Le 3 novembre, dans le contexte de la guerre des mille jours en Colombie, les séparatistes panaméens, en partie financés par Washington, se déclarent indépendants de la Colombie, avec le soutien des troupes américaines. Les navires de guerre américains ancrés à l’abord des côtes interdisent toute intervention de l’armée colombienne.

Le 18 novembre 1903, à New York, est signé le Traité Hay-Bunau-Varilla, faisant du Panama un protectorat. Les États-Unis reçoivent une frange de 10 miles de large des deux côtés du canal, pour sa construction et son exploitation à perpétuité. La souveraineté dans la zone du canal leur revient, le Panama étant « exclu de l’exercice de tels droits souverains, pouvoir ou autorité ». On leur concède aussi un droit d’ingérence permanent dans les affaires intérieures panaméennes, et la possibilité d’intervenir militairement en cas d’atteinte à l’ordre public. Cette clause prend force de loi lorsqu’on l’inclut dans la Constitution, promulguée le 20 février 1904, et rédigée avec la participation du consul américain William I. Buchanan.

C’est également lui qui fait construire le port de Pearl Harbor à Hawaï pour conforter la puissance navale des États-Unis. Les effectifs de marins passent de 25 000 à 45 000. Il formule en 1904 le corollaire à la doctrine du président Monroe selon lequel les États-Unis doivent intervenir pour défendre leurs intérêts dans l’ensemble du monde, légitimant un « pouvoir de police internationale » ainsi qu’une « intervention préventive » en cas de « méfait ou défaillance » en Amérique latine. Et ce la même année où il affirme à Bertha von Suttner, vice-présidente du Bureau international de la paix et futur prix Nobel de la paix, que son gouvernement reconnaît son devoir de « faire rapprocher le temps où l’épée ne sera plus l’arbitre entre les nations ». Il intervient personnellement dans l’arbitrage du conflit entre la Russie et le Japon, ce qui lui vaut le prix Nobel de la paix en 1906, et dans celui entre la France et l’Allemagne sur la question marocaine.

En Europe, il fit admettre l’idée que les États-Unis avaient un devoir de veiller comme la Grande-Bretagne à ce qu’aucune puissance ne devienne hégémonique, selon l’historien Yves Mossé.

T. Roosevelt est partisan d’un pouvoir fédéral fort, capable de réglementer l’activité économique. Il s’attaque aux grandes entreprises qu’il accuse de faire des bénéfices au détriment des consommateurs, et engage des procédures contre les grands capitalistes du chemin de fer, du pétrole et de l’agro-alimentaire. Le lancement de cette croisade contre les trusts industriels a lieu dans un discours long de plus de 30 pages prononcé à la Chambre des représentants. Theodore Roosevelt s’engage à faire respecter la loi Sherman. Proche du courant progressiste, il intervient aussi pour arbitrer la lutte entre les mineurs en grève et le patronat ; il leur permit d’obtenir la journée de 8 heures et des salaires plus élevés, ce qu’il appelle un « accord équitable ». Son Square Deal est également un programme visant à aider les classes moyennes et à s’attaquer à la ploutocratie et aux trusts.

T. Roosevelt est le premier président qui s’est réellement préoccupé de la préservation des espaces naturels et de la faune. Il crée les bases du réseau de parcs nationaux, de monuments nationaux et de forêts nationales ainsi que les réserves naturelles en faisant passer les terrains sous contrôle fédéral. Il s’intéresse à tous les sujets et fonde par exemple la National Gallery. De même, en 1902, le National Reclamation Act (ou Newlands Act) donne au gouvernement fédéral l’autorité suprême pour la construction de barrages ou pour les projets d’irrigation. En 1906, il fait passer l’Act of the Preservation of American Antiquities. Une nouvelle agence fédérale, le Reclamation Service, est créée et collabore avec les scientifiques. La gestion de l’eau passe sous contrôle fédéral, notamment dans la partie ouest du territoire. Au total ce furent près d’un million de km2 qui furent pris en charge et protégés par le gouvernement fédéral. Sous ses mandats présidentiels sont créés les parcs de Crater Lake, Wind Cave et Mesa Verde. En 1908, il fait du Grand Canyon un National Monument.

Sur le plan des discriminations raciales, il est le premier président à nommer un représentant de la minorité juive à un poste ministériel. Concernant les autres minorités, il déclare alors « Je n’irais pas jusqu’à penser que les seuls bons Amérindiens sont les Indiens morts, mais je crois que c’est valable pour les neuf dixièmes et je ne souhaite pas trop me soucier du dixième. »

Concernant les Afro-américains, ses propos sont notamment les suivants : « Je n’ai pas été capable de trouver une solution au terrible problème offert par la présence du Nègre sur ce continent. Il est là et ne peut être ni tué ni chassé, la seule chose sage, honorable et chrétienne à faire est de traiter chaque homme noir et chaque homme blanc strictement selon ses mérites en tant qu’homme, en ne lui donnant ni plus ni moins que ce qu’il se montre lui-même digne d’avoir. » Il décrit dans d’autres occasions les Afro-américains comme étant « totalement inaptes au suffrage ». Après sa présidence, son Parti progressiste (dissidence du parti républicain) refuse lors de sa convention en 1912 d’adopter dans son programme le soutien aux droits civiques des Afro-américains.

Le , alors qu’il faisait campagne à Milwaukee, dans le Wisconsin, Roosevelt fut blessé par balle par un gardien de saloon nommé John Flammang Schrank. La balle s’est logée dans sa poitrine après avoir pénétré dans son étui à lunettes en acier et traversé un épais (50 pages) exemplaire à pli unique du discours intitulé “Progressive Cause Greater Than Any Individual”, qu’il portait dans sa veste. Schrank a été immédiatement désarmé (par l’immigrant tchèque Frank Bukovsky), capturé, et aurait pu être lynché si Roosevelt n’avait pas crié pour que Schrank reste indemne. Roosevelt assura à la foule qu’il allait bien, puis ordonna à la police de s’occuper de Schrank et de s’assurer qu’aucune violence ne lui était infligée. En tant que chasseur et anatomiste expérimenté, Roosevelt conclut à juste titre que puisqu’il ne toussait pas de sang, la balle n’avait pas atteint son poumon, et il déclina toute suggestion de se rendre immédiatement à l’hôpital. Au lieu de cela, il a prononcé le discours prévu avec du sang s’infiltrant dans sa chemise. Il a parlé pendant 90 minutes avant de terminer son discours et d’accepter de recevoir des soins médicaux. Il a commencé par dire à la foule rassemblée : « Mesdames et Messieurs, je ne sais pas si vous comprenez bien que je viens de me faire tirer dessus, mais il faut plus que cela pour tuer un élan mâle ». Ensuite, des sondes et une radiographie ont montré que la balle s’était logée dans le muscle thoracique de Roosevelt, mais n’avait pas pénétré dans la plèvre. Les médecins ont conclu qu’il serait moins dangereux de la laisser en place que d’essayer de la retirer, et Roosevelt a emporté la balle avec lui pour le reste de sa vie.

De décembre 1913 au mois d’avril 1914, Theodore Roosevelt dirige une expédition scientifique dans les États brésiliens du Mato Grosso et d’Amazonie. Le but principal de cette expédition consiste à reconnaître environ 700 km du cours d’un fleuve considéré comme « inconnu », qui reçoit alors le nom de « Roosevelt ».

Pendant la Première Guerre mondiale, il s’oppose à la politique de neutralité menée par le président Wilson et se déclare en faveur des Alliés britanniques et français.

Politiquement, il se réconcilie avec le Parti républicain qui lui propose d’être de nouveau son candidat à l’élection présidentielle de 1920 mais il meurt à Oyster Bay, New York, le 6 janvier 1919 des suites des fièvres tropicales qu’il avait contractées en Amazonie.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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