Le magazine “Playboy”.

Playboy est un magazine de la presse masculine américain fondé à Chicago en 1953 par Hugh Hefner. Il est connu pour ses playmates et ses photographies érotiques, mais aussi pour certains de ses articles. Playboy est édité dans de nombreux pays, et une version française est apparue entre 1973 et 2011. Le magazine est géré par Playboy Enterprises qui tire son chiffre d’affaires de la télévision, de l’édition de magazines, d’internet et des produits dérivés de sa marque. Le numéro du printemps 2020 sera le dernier, après 66 ans de présence dans les kiosques, le groupe privilégiant sa présence sur Internet.


Playboy est créé en 1953 par Hugh Hefner, dans sa ville natale de Chicago dans l’Illinois où il fonde le 1er octobre 1953 son entreprise d’édition, la HMH Publishing Corporation (HMH étant les initiales d’Hugh Marston Hefner) avec pour tout capital 3 000 dollars et un budget de lancement réduit (600 dollars d’apport personnel et 8 000 dollars d’actions cédées à des amis). Il s’agit d’un mensuel avec des photos de femmes nues, ainsi que des articles sur la mode et l’art de vivre. Après plusieurs idées de titres (Stag Party, « soirée entre hommes», The Gentlemen’s Club, Top Hat, Sir, Satyr, Pan, Bachelor) Hugh Hefner et son associé Eldon Sellers s’arrêtent sur le titre de Playboy.

Le lancement du magazine est monté sur un coup de bluff. Hugh Hefner contacte les marques pour annoncer dans un magazine qu’il promet sexy et novateur… les fonds récoltés lui permettent de le produire4. Le premier numéro sort le 1er décembre 1953, avec Marilyn Monroe en couverture. Il titre « Playboy, divertissement pour hommes » (Playboy, entertainment for men). Pour la première fois en couleurs dans la presse, les fameux nus de Marilyn Monroe », mais n’a pas de date au cas où les ventes n’auraient pas été bonnes, Hefner pensant attendre plusieurs mois que ce premier numéro soit épuisé pour pouvoir lancer le second6. C’est un succès immédiat. En quelques semaines, le titre se vend à plus de 50 000 exemplaires à 50 cents le numéro. Le second numéro est publié en janvier 1954.

Quelques grands auteurs contemporains ont publié leurs nouvelles dans Playboy. On peut citer Arthur C. Clarke, Ian Fleming, Vladimir Nabokov ou encore Margaret Atwood. Il est également connu pour sa ligne éditoriale sur la politique libertarienne.

De 1965 à 1989, le siège social se situe dans le Palmolive Building à Chicago renommé à l’occasion Playboy Building.

Dans les années 1970, le magazine vend presque 9,5 millions d’exemplaires à travers le monde, toutes éditions confondues. La meilleure vente est celle du numéro de novembre 1972 de l’édition américaine : 7 161 561 exemplaires. Pam Rawlings faisait la couverture. La concurrence est de plus en plus présente : Penthouse et Hustler dès les années 1970 puis d’autres titres comme FHM ou Maxim. Depuis, les ventes sont en déclin : quelques centaines de milliers par numéro, en 2019.

En janvier 2004, Playboy fête son 50e anniversaire. Il est toujours le leader du marché des magazines masculins, vendant 3 millions d’exemplaires par mois aux États-Unis.

En novembre 2009, Reuters révèle que le groupe Playboy, au vu du déficit de 8 millions de dollars qu’a coûté en 2009 l’édition du magazine, s’apprête à déléguer la majeure partie de la production du magazine à la société de  média American Media Inc.8. Le groupe conserve cependant la ligne éditoriale du magazine, mais doit faire face à une chute des ventes.

En décembre 2013, Playboy fête son soixantième anniversaire avec une couverture et une série de photos consacrées à Kate Moss.

En octobre 2015, l’équipe de Playboy annonce qu’elle va cesser de publier des photos de nus à partir du numéro de mars 2016.

L’expérience n’est guère concluante, car le magazine renoue avec la tradition des modèles intégralement dénudés à partir du numéro double de mars/avril 2017. La publication prend un rythme bimensuel, chaque numéro comprenant une Playmate pour chacun des deux mois.

Le 27 septembre 2017, Hugh Hefner, le fondateur de Playboy, meurt à l’âge de 91 ans.

En 2019, la publication du magazine devient trimestrielle, soit quatre numéros par an.

En mars 2020, la version papier cesse de paraître.

Dans un monde désormais régi par les images, le sexe, la transparence et la production d’informations, Playboy se destine aux hommes d’intérieur intéressés par le design. À sa création, il choque, dans une Amérique marquée par les valeurs familiales et le maccarthysme et où le père de famille modèle rentre tranquillement chaque soir dans son pavillon de banlieue. Il s’appuie sur trois figures mythiques de la virilité : le « libertin du XVIIIe siècle » à l’exemple de Casanova, le « dandy esthète et cultivé » comme George Brummell et Oscar Wilde (sans ses connotations homosexuelles) et le « teenager, consommateur amoral, amateur de sexe, drogues et rock’n roll ». Il fait entrer le plaisir de la consommation dans l’univers masculin, alors que celle-ci était jusque-là associée aux femmes.

Son modèle est l’homme célibataire, polygame, vivant dans un penthouse rempli de nouvelles technologies. La playmate (« Bunny girl ») est censée être multiple, contrairement au play-boy, unique ; elle s’oppose fondamentalement à la femme au foyer typique américaine.

Le manoir d’Hugh Hefner, où vivent une trentaine de jeunes filles (aux troisième et quatrième étages) devient un nouveau modèle de lieu érotique, visant à remplacer le pavillon de banlieue familial, qui s’était érigé dans l’après-guerre en « espace hétérosexuel dominant » ; le lieu (dont il a puisé l’inspiration chez l’architecte Ludwig Mies van der Rohe, qu’il meuble de pièces de designers et qu’il situe au centre-ville, à une époque où celui-ci est considéré comme mal-famé) est mis en valeur dans les pages du  magazine. Le lit, jusque-là espace privé de repos, devient un lieu de vie et de communication à part entière, où Hefner passe désormais son temps, en robe de chambre et en pantoufles au milieu d’appareils modernes comme la télévision ou le système de surveillance vidéo ; à contrario de l’homme qui travaille à l’extérieur est désormais promu l’homme domestique.

Hefner achète son premier manoir à Chicago en 1959 (au premier étage duquel se trouve une salle de tournage, où sont montées les centaines d’heures de tournage du bâtiment, rempli désormais de caméras et qui furent plus tard montrées dans l’émission télévisée Playboy Penthouse) et son second à Los Angeles en 1971 (où est aménagé un jardin hippie rempli d’animaux vivant en liberté, ainsi qu’une grotte où furent tournés plusieurs films érotiques).

Le célèbre logo, qui représente un profil stylisé de lapin portant un nœud papillon de smoking, a été dessiné par l’artiste Art Paul pour le deuxième numéro du magazine et est apparu sur la couverture de chacun des numéros depuis. Le lapin est plus ou moins caché dans le graphisme de l’image de couverture et les lecteurs peuvent jouer à le retrouver.

Hefner a dit qu’il avait choisi le lapin comme mascotte pour sa « connotation sexuelle humoristique ». Le premier choix avait été un cerf à grands bois, et c’est au dernier moment que sa tête a été remplacée par celle du lapin.

Source : Wikipédia.

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