Le cygne.

Cygnus est un genre d’oiseaux de la famille des Anatidae. C’est le genre des cygnes.


Ces oiseaux sont connus pour leur cou courbé (ils possèdent 24 vertèbres cervicales, le plus grand nombre de tous les vertébrés et pour leurs belles plumes blanches, au nombre de 25 000 chez le cygne adulte. Cependant, quelques espèces ont un plumage partiellement noir (Cygne noir et Cygne à cou noir). Leurs pieds sont palmés. Les petits du cygne appartiennent à la catégorie des poussins. Les cygnes sont les plus grands membres de la famille des Anatidae, et sont parmi les plus gros oiseaux volants, pesant jusqu’à 15 kg et mesurant 1,50 m environ. Par rapport aux oies, ils sont à la fois plus grands en taille et ont des pieds et un cou proportionnellement plus grands. Ils ont aussi une pièce de peau déplumée entre les yeux et sur le bec chez les adultes. Les plumages de chaque sexe sont similaires, mais les mâles sont généralement plus grands et plus lourds que les femelles.

Cygnes, carte maximum, Roumanie, 1968.

Juste avant de mourir, le cygne chanterait davantage et avec plus de force. Ce comportement a donné l’expression « chant du cygne » qui remonte à l’Antiquité grecque (et dont une des premières mentions attestées se trouve chez le philosophe grec Platon, qui met ces mots dans la bouche de Socrate, condamné à mort par la cité d’Athènes en 399 avant notre ère, dans le Phédon).

Les cygnes vivent généralement dans des milieux tempérés, rarement sous les tropiques. Quatre à cinq espèces se trouvent dans l’hémisphère nord, une espèce se trouve en Australie et en Nouvelle-Zélande et une dernière espèce se trouve dans le sud de l’Amérique du Sud. Les cygnes sont absents d’Asie tropicale, d’Amérique centrale, du nord de l’Amérique du Sud et de l’ensemble de l’Afrique. Une espèce, le cygne tuberculé, a été introduite en Amérique du Nord, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Plusieurs espèces ont un comportement migratoire, en partie ou en totalité. Le Cygne tuberculé est une espèce migratrice partielle, résidant dans des régions de l’Europe occidentale, mais migrant en Europe de l’Est et en Asie. Le Cygne chanteur et le Cygne siffleur sont en totalité migrateurs, et les cygnes trompettes sont presque entièrement migrateurs. Il existe des preuves qu’une partie des cygnes à cou noir sont migrateurs, mais aucune étude détaillée n’a établi si ces mouvements sont à longue ou à courte distance.

Les cygnes se nourrissent dans l’eau et sur terre. Ils sont presque exclusivement herbivores, même si un petit nombre d’animaux aquatiques peut être mangé. Leur régime alimentaire est composé de racines, de tubercules, de tiges et de feuilles de plantes aquatiques submergées.

Les cygnes s’accouplent par paires monogames et vivent ensemble plusieurs années. Dans de nombreux cas, les couples peuvent durer à vie, mais la séparation au sein des couples peut arriver. Ces couples se maintiennent même dans les espèces migratrices et grégaires comme les cygnes siffleurs, qui se rassemblent en grands troupeaux dans des aires d’hivernage. Le nid se trouve sur la terre, près de l’eau et mesure environ un mètre de diamètre. Contrairement à beaucoup d’autres canards et aux oies, le mâle contribue à la construction du nid. La taille moyenne des œufs (pour le cygne tuberculé) est de 113 × 74 mm, avec un poids de 340 g, une moyenne de couvée de 4 à 7 œufs et une période d’incubation de 34 – 45 jours. Avec les dendrocygninés, les cygnes sont les seuls anatidés où les mâles aident l’incubation des œufs.

Les espèces de cygnes de l’hémisphère nord ont le plumage d’un blanc pur, mais ceux de l’hémisphère sud mélangent noir et blanc. L’espèce  australienne du cygne noir (Cygnus atratus) est totalement noire, excepté le blanc de ses plumes en vol. Les bébés de cygnes noirs sont de couleur gris clair. Les cygnes à cou noir, vivant en Amérique du Sud, sont blancs mais ont un cou noir.

Les membres inférieurs des cygnes sont de couleur gris noirâtre, sauf pour les deux espèces d’Amérique du Sud, qui ont des membres inférieurs roses. La couleur du bec varie : les quatre espèces subarctiques ont des becs noirs avec des teintes de jaune, alors que toutes les autres espèces ont des becs à motifs rouge et noir.

Les poussins des cygnes tuberculés gardent une robe grise (le bec également) de leur naissance jusqu’à l’été suivant, à la période à laquelle ils quittent enfin leurs parents.

Une étude14 publiée en 2000 a porté sur près de 10 000 cygnes (de six  espèces ou sous-espèces) trouvés morts de saturnisme, dans quatorze pays, induit par l’ingestion de plombs de pêche ou de chasse (ou peut-être parfois de ball-trap), ou contaminés par des végétaux ou sédiments pollués par des mines ou l’industrie métallurgique. Plusieurs déclins de population locales de cygnes tuberculés ont été observés en Angleterre durant la fin des années 1970 et dans les années 1980. Les cygnes siffleurs étaient plus touchés (en nombre) que les cygnes de toute autre espèce. Le cas le plus grave est celui d’environ 7 200 cadavres trouvés dans la toundra durant cinq hivers, dans une seule localité de Caroline du Nord. Les statistiques disponibles montrent une amélioration progressive dans les pays ou régions où le plomb de chasse ou de pêche n’est plus utilisé, mais des études antérieures ont montré en Amérique du Nord que, quarante ans après l’arrêt de la chasse sur un lac, les cygnes noirs pouvaient encore s’y empoisonner en ingérant des billes de plomb conservées dans la vase.

On note aussi que dans certaines zones chassées (marais audomarois, dans le nord de la France), des populations de cygnes se sont reconstituées, mais qu’elles ont changé de comportement en allant manger sur terre, dans les cultures de choux-fleurs et de maraîchage, et beaucoup moins dans l’eau et les sédiments. Plusieurs pays ayant interdit le plomb dans les cartouches ou dans les plombs de pêche, les chercheurs estiment que les populations de cygnes devraient peu à peu reprendre de l’importance, notamment là où les cygnes bénéficient d’une fourniture de grit non toxique.

L’étude récente (2016) de 49 cygnes hivernants dans le nord de la Pologne non loin de la mer Baltique a montré que 45 % d’entre eux sont victimes de saturnisme (plombémie moyenne : 0,241 μg/g(p/p) avec des niveaux dépassant le seuil d’intoxication de 0,23 μg/g p/p dans la moitié des cas). L’analyse isotopique de ce plomb sanguin a conclu que le plomb de chasse du marché polonais n’était pas en cause dans ces cas.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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