L’Assemblée nationale.

L’Assemblée nationale est l’institution française qui forme, avec le Sénat, le Parlement de la Cinquième République. Son rôle est de débattre, de proposer, d’amender et de voter les lois, et de contrôler l’action du Gouvernement. À la différence du Sénat, elle a le pouvoir de forcer la démission du gouvernement par le vote d’une motion de censure. Elle siège au palais Bourbon à Paris. Depuis 1986, l’Assemblée nationale compte 577 membres, appelés députés, élus au suffrage universel direct au scrutin uninominal majoritaire à deux tours pour une durée de cinq ans.

Depuis le début de la XVe législature en 2017, le groupe majoritaire est celui de La République en marche. La présidence de l’Assemblée nationale est assurée par Richard Ferrand depuis septembre 2018.

L’histoire de la représentation nationale depuis deux siècles est étroitement liée à celle du principe démocratique et du chemin accidenté qu’elle a dû parcourir avant de trouver dans les institutions françaises la consécration qui est sienne aujourd’hui.

Si les Français ont périodiquement élu des représentants depuis 1789, le mode de désignation et les pouvoirs de ces mandataires ont considérablement varié selon les époques, les périodes d’effacement de l’institution parlementaire coïncidant généralement avec un recul des libertés publiques. À cet égard, les dénominations ne sont pas innocentes. Celle d’Assemblée nationale, choisie dans la ferveur de 1789, ne réapparaît — si l’on excepte la brève parenthèse de 1848 — qu’en 1946. Se succèdent entre-temps des appellations plus ou moins réductrices (« Conseil des Cinq-Cents » institué par la Constitution de l’an III en août 1795, « Chambre des députés des départements », « Chambre des représentants », « Corps législatif », « Chambres des députés », etc.) qui traduisent, à des degrés divers, les réticences voire l’hostilité déclarée de certains gouvernants ou gouvernements à l’égard du principe de la souveraineté (indirecte) du peuple.

L’Assemblée nationale siège au Palais Bourbon dans le 7e arrondissement de Paris sur la rive gauche de la Seine, dans un bâtiment qui accueille depuis 1799 toutes les chambres basses du Parlement français. Sa façade monumentale, légèrement décalée par rapport à l’axe du reste du bâtiment, donne sur le célèbre quai d’Orsay (l’Assemblée nationale est d’ailleurs voisine du ministère des Affaires étrangères et est alignée sur le pont de la Concorde). Si l’entrée principale est le no 126 de la rue de l’Université, on y accède aussi par le quai d’Orsay (33-35) et par la rue Aristide-Briand. L’hôtel de Lassay, siège de la présidence et résidence officielle du président de l’Assemblée nationale, est également affecté au palais Bourbon.

L’ensemble des immeubles affectés à l’Assemblée nationale couvrent une surface au sol de 158 000 m2 pour près de 9 500 locaux. Outre le Palais Bourbon, il se compose de quatre autres immeubles réservés aux bureaux des députés et de leurs collaborateurs :

  • un de sept étages construit en 1974, situé de l’autre côté de la rue de l’Université, au 101, et relié au palais Bourbon par un passage souterrain,
    un deuxième situé au 233 boulevard Saint-Germain (acquis en 1986),
  • un troisième acheté en 2002, situé 3 rue Aristide-Briand (ancien siège du RPR),
  • Acheté en 2016 alors qu’il hébergeait des cabinets ministériels, l’Hôtel de Broglie doit être rénové pour remplacer la location de bureaux au 3 rue Aristide-Briand.
Assemblée nationale, épreuve de luxe.

Certains de ces bâtiments abritent également les services nécessaires au fonctionnement de l’Assemblée nationale. Parmi ces services, on compte notamment le service informatique qui assure le bon fonctionnement du matériel utilisé par les acteurs législatifs mais aussi l’ensemble des plateformes numériques proposées directement aux députés ou aux internautes. D’autres services comme la comptabilité, les ressources humaines ou l’administration se retrouvent également logés dans ces locaux.

Enfin une boutique officielle se situe au 7 rue Aristide-Briand.

Dans une note publiée sur le site de la fondation Jean-Jaurès et rendue publique en novembre 2017, le député LREM Adrien Taquet suggère de décentraliser l’Assemblée nationale dans une grande ville de province comme Marseille, dans une volonté de rapprochement symbolique des élus vers les citoyens, tout en critiquant des locaux du XIXe siècle devenus inadaptés.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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