John Wayne, acteur, réalisateur et producteur.

John Wayne, pseudonyme de Marion Mitchell Morrison (né Marion Robert Morrison), est un acteur, réalisateur et producteur américain né le 26 mai 1907 à Winterset (Iowa) et mort le 11 juin 1979 à Los Angeles.

Au cours de ses cinquante ans de carrière, il a joué dans près de 180 films, notamment des films policiers, des films de guerre et quelques comédies romantiques ; mais c’est dans ses nombreux westerns que John Wayne s’est réellement imposé, particulièrement sous la direction de deux réalisateurs : John Ford (La Chevauchée fantastique en 1939, Le Massacre de Fort Apache et Le Fils du désert en 1948, La Charge héroïque en 1949, Rio Grande en 1950, La Prisonnière du désert en 1956 ou encore L’Homme qui tua Liberty Valance en 1962) et Howard Hawks (La Rivière rouge en 1948, Rio Bravo en 1959, El Dorado en 1966 ou Rio Lobo en 1970). Il a tourné également plusieurs films sous la direction d’Henry Hathaway, dont Cent dollars pour un shérif en 1969, qui lui valut en 1970 l’Oscar du meilleur acteur (l’unique Oscar de sa carrière).

En 1960, il passe derrière la caméra pour réaliser une fresque historique d’envergure, Alamo, relatant les derniers jours de Davy Crockett et ses compagnons lors de la guerre d’indépendance du Texas. Huit ans plus tard, il coréalise Les Bérets verts (1968), film engagé justifiant l’intervention américaine au Viêt Nam. Ses deux réalisations ont reflété l’engagement personnel de John Wayne, républicain et ardent patriote.

Classé 13e plus grande star de légende par l’American Film Institute en 1999, John Wayne a été certainement un des acteurs les plus représentatifs du western, une incarnation à lui seul de l’Amérique conquérante.

Surnommé « The Duke » (« le Duc »), il reste encore aujourd’hui, grâce à ses films, le symbole d’une certaine virilité. Il a interprété ce rôle d’homme viril, dur, solitaire et machiste tout au long de sa carrière, ce qui lui fit déclarer : « J’ai joué John Wayne dans tous mes films et ça m’a plutôt pas mal réussi. »


John Wayne est engagé en 1930 pour tourner Girls Demand Excitement, une comédie dramatique dirigée par Seymour Felix, un chorégraphe de New York parfaitement inexpérimenté, avec Virginia Cherrill. Il enchaîne, avec Loretta Young, Three Girls Lost. Présenté le 1er mai 1931, le film est ainsi résumé par un critique : « Tout cela est assez idiot ! » La Fox ne renouvelle pas le contrat de John Wayne, qui est embauché par Harry Cohn, grand patron de la Columbia, qui lui fait tourner un autre film sans intérêt, Men Are Like That. Ces films permettent toutefois à Wayne de se faire un public, quand une brouille avec Cohn lui fait perdre son statut de vedette, et il devint un second rôle, au profit de Tim McCoy notamment. Il n’oublia jamais cette offense et, devenu une grande vedette, refusa toujours de tourner pour la Columbia.

La mode est aux films d’aviation. John Wayne, qui vient de prendre un agent, Al Kingston, tourne L’ombre d’un aigle. C’est sur ce tournage qu’il rencontre Yakima Canutt, qui va devenir l’un des cascadeurs les plus connus du cinéma américain. Il enchaîne avec The Hurricane Express où il interprète un aviateur décidé à venger son père, tué dans un accident de chemin de fer. Le 24 juin 1933, il se marie enfin à celle qu’il aime depuis des années, Josie (Josephine Saenz), dont l’amie, Loretta Young, lui permet d’obtenir un petit rôle, celui d’un boxeur, dans La Vie de Jimmy Dolan avec Douglas Fairbanks. Al Kingston arrange ensuite un entretien avec Trem Carr et Leo Ostrow qui vient de fonder la société Monogram Pictures et Duke se voit offrir un contrat de huit westerns par an, payés 2 500 $.

Il tourne la même année Les Cavaliers du destin où il est un cow-boy chantant. Exaspéré par cette expérience humiliante, il déclara plus tard que sa chansonnette en play-back lui donnait l’impression « d’être une foutue pédale. » Pourtant cette époque laisse à Wayne de bons souvenirs, il déclarera plus tard : « D’avril à septembre on travaillait comme des dingues pour fournir de la pellicule aux petites salles qui achetaient la production en bloc et d’avance. Puis, à la fin de l’été, je filais chasser la palombe. Ensuite c’était la saison des oies sauvages et des canards. […] Oui c’était le bon temps. »

Marié et à présent père, John Wayne refuse un nouveau contrat de 24 000 $ proposé par Herbert J. Yates pour Monogram Pictures, las de vivre loin de sa famille et de ses enfants. Il s’essaye sans succès à la gestion d’une agence immobilière. Puis, sous le nom de Duke Morrison, il devient boxeur et fait quelques combats dans le Nevada, encore une fois, sans grand succès.

Résolu à revenir au cinéma, il tente de se faire remarquer par Cecil B. DeMille, en vain. Son ami Paul Fix lui propose alors une pièce de théâtre, Red Sky At Evening, avec Sally Blane. D’abord enthousiasmé, il déchante assez vite, se rappelant ses navrantes expériences de jeunesse. La seule et unique représentation est un désastre : ayant vidé une bouteille de whisky pour se donner du courage, Wayne entre sur scène ivre, oubliant ses répliques et demandant : « Où suis-je ? »

Il reprend alors le chemin des studios et tourne pour Universal quelques films où il abandonne son personnage de cow-boy. Entre 1936 et 1937, il tourne ainsi Les Écumeurs de la mer (Sea Spoilers), Conflit (Conflict) où il joue un boxeur, Chasseurs d’images (I Cover the War) dans le rôle d’un reporter, et L’Idole de la foule (Idol of the Crowds). Produits à coûts réduits, ces films sont des échecs cuisants. Son public fidèle ne veut le voir qu’en cow-boy, sachant se battre et manier le pistolet. Il revint alors vers Herbert J. Yates et tourne d’autres films médiocres, dont certains ne sortirent qu’une fois John Wayne devenu une star.

À l’été 1937, John Ford invite Wayne à bord de son bateau, l’Araner, et lui donne à lire un scénario de Dudley Nichols, La Chevauchée fantastique, pour avoir son avis quant à l’acteur qui pourrait endosser le premier rôle. Vexé, il propose néanmoins Lloyd Nolan. Ce n’est que le lendemain que Ford lui demande : « Idiot, tu penses que tu ne pourrais pas jouer le rôle ? »26. Mais les producteurs envisagent plutôt des vedettes confirmées : Gary Cooper et Marlène Dietrich. Le réalisateur réussit finalement à imposer Wayne et Claire Trevor, ainsi que d’autres acteurs expérimentés, tels que Thomas Mitchell et George Bancroft.

Le film est tourné d’octobre à décembre 1938, avec un budget modeste. Quelques scènes sont filmées à Monument Valley, le reste en Californie. Yakima Canutt double John Wayne, notamment lors de la grande attaque de la diligence. Ce dernier est tout au long du tournage tyrannisé par le réalisateur, Ford le reprenant sans cesse sur sa façon de marcher, de jouer, de parler. « Je l’aurais tué. Il me mettait en rage. Mais Ford savait ce qu’il faisait. Il savait que j’avais honte d’être un cow-boy de westerns de séries B et de me retrouver là, en compagnie de ces grandes vedettes. »29 Ford offre à son acteur vedette l’une des « plus belles entrées de star de l’histoire du cinéma »30, avec son fameux mouvement de caméra laissant apparaître Ringo Kid, une selle dans une main, un fusil dans l’autre.

La Chevauchée fantastique est un succès et reçoit sept nominations aux Oscar du cinéma. Les conséquences sont nombreuses : le western comme genre de cinéma est réhabilité (le critique Frank S. Nugent écrit : « Dans un grand geste superbe, John Ford a balayé dix ans d’artifice et de compromis et a réalisé un film qui fait chanter la caméra ») et John Wayne sort enfin de l’impasse dans laquelle il se trouvait depuis le début des années 1930.

Le succès international de La Chevauchée fantastique permet à John Wayne de devenir une star, auprès du public et des réalisateurs. Son salaire est multiplié par trois, puis par onze en 1946, et il devient alors un des acteurs les plus chers avec Gary Cooper ou Clark Gable.

Il retrouve le réalisateur Raoul Walsh en 1940 pour un western sur fond de guerre civile, L’Escadron noir, avec Claire Trevor. La même année, il est engagé pour incarner un Américain accueillant des réfugiés allemands fuyant le régime nazi dans Les Déracinés, et tourne pour John Ford Les Hommes de la mer. Tourné rapidement et pour un coût relativement modeste, le film n’est pas un succès public. De plus, Wayne n’est toujours pas pris au sérieux par le réalisateur qui ne le croit pas capable de jouer des rôles plus complexes. Il tourne un dernier film cette année 1940, La Maison des sept péchés, première collaboration avec Marlène Dietrich, avec qui il s’entendit à merveille.

Contacté par le réalisateur Cecil B. DeMille, Wayne, qui n’a pas oublié sa première rencontre infructueuse avec lui, refuse de jouer dans son film, et lui adresse une longue notice visant à modifier le scénario. DeMille le rappelle, John Wayne se fait prier et, après plusieurs discussions, DeMille obtient que John Wayne tourne, en compagnie de Ray Milland et Paulette Goddard, dans Les Naufrageurs des mers du sud, l’histoire d’un pilleur d’épaves dans les Caraïbes. Le tournage fut agréable, l’entente parfaite, ce qui fit déclarer à Wayne : « Après avoir tourné avec lui, j’ai pu garder la tête haute, en dépit des films dégueulasses que je devais faire pour Republic. » L’année 1942 vit également Lady for a Night, de Leigh Jason avec Joan Blondell pour partenaire.

Après l’entrée en guerre des États-Unis, John Wayne voulut s’engager pour combattre en Europe. Mais, marié et père de quatre enfants, il voit sa demande rejetée à plusieurs reprises. Sa participation se réduit alors à des visites dans des camps. Il déclara plus tard : « J’ai toujours eu honte de ne pas avoir combattu. Lorsque j’interprète un officier à la tête de son commando, j’ai une piètre opinion de moi-même. »

Il retrouve Marlène Dietrich en 1942 dans une nouvelle adaptation du roman de Rex Beach, Les Écumeurs, avec un jeune premier, Randolph Scott, puis dans La Fièvre de l’or noir, qui connaît un accueil chaleureux de la part du public. Wayne incarne également un pilote de l’armée américaine combattant les Japonais dans Les Tigres volants, film de propagande réalisé par David Miller. Sacramento, un nouveau western, est choisi par John Wayne car il doit y incarner un pharmacien, une manière de rendre hommage à son père décédé en 1938.

Les années suivantes, John Wayne tourne une série de films de guerre : Quelque part en France de Jules Dassin où il incarne un pilote réfugié en Normandie, puis Alerte aux marines. Aux côtés d’Anthony Quinn, il joue un colonel américain luttant avec les résistants philippins dans Retour aux Philippines. Républicain et patriote, Wayne critiqua par la suite le travail du réalisateur Edward Dmytryk, qui fut lié au parti communiste et figura sur la liste des Dix d’Hollywood, ainsi que le scénario. Il retrouve ensuite John Ford pour Les Sacrifiés — qui se déroule pendant la guerre du Pacifique — aux côtés d’un jeune acteur, Robert Montgomery. Le film rapporte de l’argent et se classe parmi les vingt plus gros succès de l’année.

Entre-temps, John Wayne revint au western dans L’Amazone aux yeux verts, oubliant sa déclaration de ne plus jamais en tourner. Scénarisé et interprété par son ami Paul Fix, le film impose durablement l’image virile, nonchalante et misogyne de son personnage46. En revanche, King Vidor ne peut le diriger avec Hedy Lamarr dans Duel au soleil (1946), western lyrique et exacerbé finalement interprété par Gregory Peck et Jennifer Jones et devenu un classique. Il enchaîne par la suite quelques films passés inaperçus, La Femme du pionnier, Sans réserve avec Claudette Colbert et L’Ange et le Mauvais Garçon. Pour faire « rentrer l’argent », il tourna également Taïkoun, de nouveau avec Anthony Quinn. En 1948, John Wayne, devenu une vedette importante, fait partie des acteurs préférés du public américain, avec Clark Gable, Gary Cooper et Humphrey Bogart.

En 1947, John Ford réalise le premier volet d’une trilogie consacrée à la cavalerie américaine, Le Massacre de Fort Apache avec pour vedettes Henry Fonda et John Wayne dans un rôle d’officier « humain et pacifiste ». Tourné à Monument Valley pour un budget modeste, le film réunit également Ward Bond et Victor McLaglen. John Wayne, habitué aux humeurs du réalisateur, est un soutien psychologique précieux pour le jeune John Agar, martyrisé par Ford. L’accueil public est chaleureux. Il enchaîne avec un rôle de nouveau refusé par Gary Cooper, celui de Tom Dunson dans La Rivière rouge de Howard Hawks qui signe là son premier western. Dans un rôle de cow-boy dur et brutal, Wayne a pour partenaire Montgomery Clift avec qui il ne s’entend pas immédiatement. Ce film tourné en extérieurs est également un grand succès, rapportant plus de dix millions de dollars. Et s’il ne fut pas récompensé, John Wayne impressionna John Ford qui déclara par la suite à Hawks : « Je ne savais pas que ce grand fils de pute pouvait jouer ».

En 1948, Ford engage à nouveau John Wayne pour Le Fils du désert, film en technicolor avec Harry Carey Jr., tourné dans la vallée de la Mort. Wayne tourne ensuite deux films, Le Réveil de la sorcière rouge avec Gail Russell et Le Bagarreur du Kentucky avec Oliver Hardy, western sans moyens. Deuxième épisode de la trilogie de la cavalerie de Ford, La Charge héroïque est tourné en 1949 à Monument Valley et remporte un grand succès. L’année suivante, Rio Grande, dernier volet de la trilogie, le met en scène aux côtés de Maureen O’Hara qui devint une partenaire fidèle en même temps qu’une grande amie.

John Wayne enfile de nouveau l’uniforme de l’armée américaine dans trois films : Iwo Jima de Allan Dwan, pour lequel il est nommé aux Oscars, Opération dans le Pacifique puis Les Diables de Guadalcanal de Nicholas Ray (qui désavoua le film par la suite, au même titre que Wayne qui le considérait comme une œuvre mineure), clôturant ainsi sa série de films en hommage aux combattants de la guerre du Pacifique.

En 1952, John Wayne partage à nouveau l’affiche avec Maureen O’Hara et John Ford. Si Ford ne peut engager le couple d’acteurs pour son adaptation de What Price Glory (qu’ils ont joué sous sa direction sur scène), ils se consolent largement avec L’Homme tranquille, tourné en Irlande (terre des ancêtres du réalisateur), pour un budget dérisoire. Le film, qui raconte le retour d’un boxeur américain dans son pays d’origine, est un gros succès commercial dans le monde entier et remporte l’Oscar du meilleur film. Big Jim McLain, réalisé la même année par Edward Ludwig, le met dans la peau d’un enquêteur de la Commission sur les activités anti-américaines au service du sénateur McCarthy.

L’Homme de bonne volonté, réalisé en 1953 par Michael Curtiz, ne remporte pas le succès espéré et oriente de nouveau John Wayne vers des films héroïques. Sous la direction de William Wellman, il tourne Aventure dans le Grand Nord, qu’il coproduit, et refuse un rôle principal dans Géant (qui fut interprété par Rock Hudson). Également coproducteur de Hondo, l’homme du désert, il est obligé de reprendre le rôle-titre, la vedette du film Glenn Ford étant en désaccord avec le réalisateur, puis retrouve l’équipe de Aventure dans le Grand Nord pour un nouveau film catastrophe, Écrit dans le ciel, qui est un grand succès public. Nommé aux Oscars, seule la musique de Dimitri Tiomkin reçoit la récompense. Si sa collaboration avec Lana Turner pour Le Renard des océans est houleuse, en revanche il s’entend à merveille avec Lauren Bacall sur le tournage de L’Allée sanglante, qui connaît un succès immédiat.

Le tournage du Conquérant en 1956 est éprouvant. Produit par Howard Hughes et réalisé par Dick Powell, il met en scène John Wayne dans le rôle du chef asiatique Gengis Khan, avec Susan Hayward pour partenaire. Tourné près d’un site d’essais nucléaires, il est probablement à l’origine du cancer de l’acteur (et d’une grande partie de l’équipe du film). En outre, il fut un lourd échec au box-office. La même année, Wayne tourne un nouveau western sous la direction de John Ford, La Prisonnière du désert. Tourné sur deux saisons (l’hiver et l’été), à Monument Valley notamment, le film permet à John Wayne de créer un personnage sombre et violent. Le film est un énorme succès et plusieurs critiques louent le travail du réalisateur. En outre, il est aujourd’hui considéré par l’American Film Institute comme le plus grand western de tous les temps.

En 1957, de nouveau avec Ford, il tourne L’aigle vole au soleil, un film de guerre adapté de la biographie du héros Frank Wead, avant d’enchaîner avec un film d’espionnage, Les espions s’amusent. Mise en scène par Joseph von Sternberg, avec l’actrice Janet Leigh, cette comédie d’espionnage est considérée par John Wayne comme étant son plus mauvais film. L’année suivante, il forme un couple à l’écran avec Sophia Loren dans La Cité disparue, tourné en partie en Italie par Henry Hathaway, puis entame le tournage du Barbare et la Geisha, sous la direction de John Huston. Les relations furent souvent tendues entre les deux hommes et le film est un échec. Wayne est de nouveau engagé par Howard Hawks pour jouer dans Rio Bravo, aux côtés de Dean Martin et Rick Nelson. Construit comme l’opposition scénaristique du Train sifflera trois fois, le film est un gros succès populaire et critique. Son nouveau projet avec John Ford et William Holden, Les Cavaliers, fut difficile : le scénario était complexe, le réalisateur vieillissant et des tensions intervinrent entre les sociétés de production et un cascadeur se tua sur le tournage.

John Wayne réalise en 1960 Alamo, une fresque historique dans laquelle il incarne Davy Crockett. Néanmoins, le scénariste se permit quelques libertés par rapport aux causes et au déroulement de la bataille car John Wayne, en réalisant ce film, souhaitait montrer l’abnégation des hommes à défendre une cause qui leur semble juste, telle la république ou la liberté.

L’acteur reste fidèle au western et retrouve à plusieurs reprises Henry Hathaway (1960 : Le Grand Sam avec Stewart Granger, 1965 : Les Quatre Fils de Katie Elder avec Dean Martin, 1969 : Cent dollars pour un shérif – film pour lequel il obtient l’unique Oscar de sa carrière), Howard Hawks (1966 : El Dorado avec Robert Mitchum, 1970 : Rio Lobo avec Jennifer O’Neill), et bien sûr Ford pour L’Homme qui tua Liberty Valance (1962) face à James Stewart, plus tard tournant beaucoup avec Andrew V. McLaglen (1963 : Le Grand McLintock qui réunit Wayne avec Maureen O’Hara et Yvonne De Carlo, 1969 : Les Géants de l’Ouest face à Rock Hudson, 1970 : Chisum, 1973 : Les Cordes de la potence).

La star continue de privilégier le film d’aventure : exotique (en 1962 Hatari ! de Hawks), de guerre (en 1962 Le Jour le plus long, en 1965 Première Victoire d’Otto Preminger avec Kirk Douglas, en 1966 L’Ombre d’un géant avec Yul Brynner et Frank Sinatra). Il participe aux superproductions Le Plus Grand Cirque du monde d’Hathaway (1964) avec Rita Hayworth et Claudia Cardinale et La Plus Grande Histoire jamais contée de George Stevens (1965) où il incarne le centurion qui conduit Jésus-Christ sur le mont Golgotha où il sera crucifié. Finalement il ne se détend vraiment à l’écran que chez Ford, dans La Taverne de l’Irlandais (1963).

Il revient à la mise en scène en 1968 avec Les Bérets verts (coréalisé avec Ray Kellogg), où John Wayne justifie l’intervention militaire américaine au Viêt Nam, une guerre alors fortement contestée. Le film suscite des réactions et des manifestations internationales.

Miné par la maladie, mais toujours très actif, il s’offre un dernier tour avec sa partenaire favorite, Maureen O’Hara, dans Big Jake en 1971, que Wayne coréalise avec George Sherman, et un duel avec une autre géante, Katharine Hepburn, dans le western humoristique Une bible et un fusil (1975).

Sur le tard, il tourne deux policiers : Un silencieux au bout du canon de John Sturges (1974) et Brannigan (1975).

En 1976, il tourne son ultime film, un western au titre français évocateur : Le Dernier des géants, dirigé par Don Siegel, où il retrouve James Stewart et Lauren Bacall, et incarne un vieux cow-boy atteint d’un cancer, qui choisit de mourir l’arme au poing, plutôt que terrassé par la maladie, tandis que le Far-West mythique disparaît avec lui.

John Wayne est le père de :

  • Michael Wayne (1934-2003), acteur et producteur,
  • Mary Antonia Wayne LaCava (1936-2000), actrice,
  • Patrick Wayne (né en 1939), acteur,
  • Melinda Wayne Munoz (née en 1940), actrice,
  • Linda Assia-Wayne (née en 1956), actrice,
  • Ethan Wayne (né en 1962), acteur,
  • Marisa Wayne (née en 1966), actrice.

En 1964, on diagnostique chez Wayne un cancer du poumon, qu’il attribue aux six paquets de cigarettes qu’il fumait par jour, d’autres rumeurs soupçonnent le site nucléaire de Yucca Flat, proche du plateau de cinéma lors du tournage du film Le Conquérant. Il subit l’ablation d’un poumon en 1964, mais reste présent à l’écran dans des premiers rôles malgré la maladie.

John Wayne apparait pour la dernière fois en public, le 9 avril 1979 lors de la Cérémonie des Oscars.

D’après son fils Patrick, il se convertit au catholicisme deux jours avant sa mort.

Il meurt d’un cancer de l’estomac le 11 juin 1979 et est enterré au cimetière de Pacific View à Corona del Mar.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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