Guillermo Vilas, joueur de tennis.

Guillermo Vilas, né le 17 août 1952 à Buenos Aires, est un joueur de tennis argentin. Il est également poète et auteur de plusieurs recueils.

Professionnel de 1970 à 1992, il a remporté soixante-deux titres en simple messieurs sur le circuit ATP, dont quatre tournois du Grand Chelem et un Masters. Icône du tennis des années 1970, il s’est imposé à Roland-Garros et à l’US Open en 1977, à l’Open d’Australie en 1978 et 1979, ainsi qu’au Masters de fin d’année en 1974.

Premier joueur argentin de l’histoire à conquérir un tournoi du Grand Chelem, il a également atteint cinq autres finales dans des tournois majeurs, en Australie en 1977, aux Internationaux de France en 1975, 1978 et 1982 et aux World Championship Tennis Finals en 1976. Il compte  également à son palmarès seize titres en double messieurs, principalement remportés avec le joueur roumain Ion Țiriac. Avec l’équipe d’Argentine, il remporte la World Team Cup en 1980 et dispute la finale de la Coupe Davis l’année suivante face aux Etats-Unis.

Guillermo Vilas a achevé neuf saisons consécutives dans le top 10 mondial, de 1974 à 1981. Il atteint son meilleur classement officiel en 1975, à la seconde place mondiale. Dans les années 2010, une enquête du journaliste argentin Eduardo Puppo a cependant conclu que Vilas avait été  mathématiquement no 1 à l’ATP durant plusieurs semaines en 1975, 1976 et 1977, ce qui n’a pas été reconnu officiellement par l’ATP en dépit de plusieurs réclamations du champion argentin. À une époque où des classements plus officieux existaient, Vilas a été désigné par le magazine World Tennis3, comme no 1 mondial en 1977, et il a aussi été no 1 du « Grand Prix tennis circuit » organisé par la FIT en 1974, 1975 et 1977.

Joueur polyvalent, avec trois titres majeurs conquis sur gazon et sur moquette, l’Argentin a également établi des records historiques sur terre battue, faisant de lui l’un des plus grands spécialistes de cette surface. Considéré comme l’un des meilleurs joueurs de son époque, Vilas fait son entrée au International Tennis All of Fame en 1991.


Il passe sur le devant de la scène mondiale en 1974, en remportant à 22 ans sept tournois, dont le Masters de fin d’année au cours duquel il bat en finale le triple tenant du titre Ilie Năstase. En 1975 et 1976, il remporte bon  nombre de tournois, mais échoue souvent aux dernières portes des tournois majeurs : finale aux Internationaux de France en 1975, demi-finale à l’US Open en 1975 et 1976, quart de finale à Wimbledon en 1975 et 1976. Il manque 5 balles de finale face à Manuel Orantes, futur vainqueur de l’US Open en 1975. Il demande alors à Ion Țiriac de l’entraîner, avec l’objectif avoué de remporter un titre du Grand Chelem.

Sa grande année fut 1977, l’année de tous les records. Il atteint son meilleur classement ATP, 2e mondial derrière Jimmy Connors. Les observateurs du tennis contredirent d’ailleurs cet étrange classement ATP, qui avait classé Connors no 1 alors que l’Américain n’avait remporté aucun grand titre, et classèrent Vilas numéro 1 mondial. Il remporta cette année-là seize tournois, dont les Internationaux de France (en l’absence de Björn Borg et Jimmy Connors) et surtout l’US Open : victoire en finale contre Jimmy Connors, en présence de tous les meilleurs joueurs du monde. Il atteint également la finale de l’Open d’Australie. Premier Sud-américain à remporter un tournoi du Grand Chelem, il devient une idole dans toute l’Amérique latine.

Son palmarès pour l’année 1977 compte 15 tournois et 5 finales ; en Grand Chelem, deux titres, une finale et un 3e tour ; 1/2 finale au Masters et en Coupe Davis. En comparaison, Jimmy Connors (1er au classement ATP en fin d’année) compte 7 tournois et 6 finales ; en Grand Chelem, 2 finales ; vainqueur au Masters ; confrontation : 2 victoires pour Vilas, finale de l’US Open et en poule du Masters. En comparaison également, Björn Borg en 1977 compte 11 tournois et 1 finale ; en Grand Chelem, 1 titre et un 1/8 ; finaliste au Masters ; confrontation : 3 victoires pour Borg, Nice, Monte Carlo et au Masters.

Spécialiste de la terre battue, il aligne 53 victoires d’affilée sur cette surface, record qui ne sera battu que par Rafael Nadal. Il a remporté ensuite deux autres titres du Grand Chelem à l’Open d’Australie, sur gazon, en 1978 et 1979. Cependant, joué pendant les fêtes de fin d’année, ce tournoi est négligé à l’époque par la quasi-totalité des meilleurs joueurs du monde. Mais Vilas y a tout de même battu de bons spécialistes du gazon, comme Chris Lewis (finaliste en 1983 à Wimbledon), Tony Roche (finaliste en 1968 à Wimbledon), Phil Dent (finaliste à l’Open d’Australie 1974), Victor Amaya (qui avait mené 2 sets à 1, 3 jeux à 1 et balle de double break contre Borg à Wimbledon 1978), John Sadri (14e mondial à l’ATP), etc. L’Argentin avait d’ailleurs remporté sa première grande victoire au Masters en 1974, en battant trois joueurs du top 10, grands spécialistes de l’herbe, John Newcombe, Ilie Năstase et Björn Borg. Il fut encore demi-finaliste en Australie en 1980. Il n’a en revanche jamais dépassé les quarts de finale à Wimbledon, sans doute parce qu’il n’y a que quinze jours entre les Internationaux de France et Wimbledon, et qu’il ne pouvait donc s’y préparer comme il préparait l’Open d’Australie. Ses résultats découlent d’un énorme travail de préparation.

En 1980, il remporte le tournoi de Rome, bat Borg lors de la Coupe des Nations, mais échoue aux Internationaux de France, victime de Harold Solomon, mais surtout d’une crise d’appendicite en plein tournoi. Avec José Luis Clerc, il conduit l’Argentine en finale de la Coupe Davis en 1981 : mais face aux États-Unis, sur surface rapide, les Argentins s’inclinent, malgré un match de double prodigieux face aux spécialistes John McEnroe-Peter Fleming (défaite 11-9 au cinquième set). À trente ans, Vilas réussit une superbe année en 1982 en remportant 7 tournois, notamment Monte Carlo et Madrid en dominant Ivan Lendl, et en disputant la finale des Internationaux de France face au jeune prodige suédois Mats Wilander, ainsi qu’une demi-finale à l’US Open.

À la fin de sa carrière, en 1992, Guillermo Vilas totalise 62 victoires en tournoi en simple, plus 40 finales.

Il détient encore aujourd’hui le record du nombre de matchs gagnés consécutivement (46, en 1977). En 2011, Djokovic a approché de tout près ce record, puisqu’il en était à 43 victoires consécutives lorsqu’il fut battu par Federer en demi-finale aux Internationaux de France.

Il fut également un grand joueur de Coupe Davis (45 victoires pour 10 défaites).

Il est membre du International Tennis Hall of Fame depuis 1991. Depuis quelques années, il parcourt l’Argentine afin de déceler de nouveaux talents. C’est ainsi qu’ont été découverts des joueurs comme Guillermo Coria ou encore David Nalbandian.

Il joue toujours abondamment sur le Senior Tour. Il possède un club à Buenos Aires (Vilas Club) et une école créée en 2009 à Palma de Majorque (Vilas tennis academy, avec pour slogan : “We make champions”).

Source : Wikipédia.

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