En 1896 il rentre en France, est promu général et s’embarque en août pour Madagascar comme résident-général.

La France avait établi son protectorat sur la grande île, après une expédition militaire en 1895, mais l’anarchie y régnait. Pendant la première année, il va faire table rase des structures existantes : exil de la Reine, abolition de l’esclavage et de la féodalité, réduction des zones d’insurrection. Ensuite commence la reconstruction : entouré d’officiers de valeur comme Lyautey qui l’a rejoint, il développe l’éducation, la santé et les transports : ports, routes et difficile construction d’un chemin de fer. Après 9 ans de gouvernement, Galliéni s’est créé beaucoup d’ennemis politiques. Aussi quand il revient en France à l’été 1905, son ministre le remplace par Victor Augagneur, maire socialiste de Lyon, ce qui ouvre la porte de la mairie à Édouard Herriot pour 50 ans.

Le général Galliéni est d’abord nommé en mars 1906 commandant du XIII° corps d’Armée à Clermont-Ferrand, puis en juin Gouverneur militaire de Lyon et inspecteur des XIV° et XV° corps d’armée (Lyon et Marseille). A ce titre il accueille à Lyon en mai 1907 le président Fallières.

Il quitte Lyon en août 1908, pour être nommé président du comité de défense des colonies et membre du Conseil Supérieur de Guerre (CSG). Il effectue des voyages d’inspection et dirige des manœuvres. Au printemps 1914 il est placé hors cadre.
Galliéni est rappelé à Paris le 31 juillet 1914. Il est bientôt nommé gouverneur militaire de Paris : il met en défense la capitale et participe à la victoire de la Marne en lançant toutes les forces disponibles dans la bataille (épisode des taxis de la Marne). Il est ensuite Ministre de la guerre d’octobre 1915 à mars 1916, poste dont il démissionne pour raison de santé. Il décède en mai 1916. Il sera fait maréchal de France en 1921 à titre posthume.

Dès juillet 1916, la ville de Lyon rebaptise le pont du Midi du nom de son ancien gouverneur.


sources : Marc Michel – Galliéni – Fayard 1989, musée d’histoire militaire.