Boris Spassky, joueur d’échecs.

Boris Vassilievitch Spassky, né le 30 janvier 1937 à Léningrad (URSS), est un joueur d’échecs russe, anciennement soviétique, puis français.

Grand maître international et candidat au championnat du monde en 1956, à dix-neuf ans, Boris Spassky devient, en 1969, le dixième champion du monde d’échecs, en battant Tigran Petrossian à Moscou. Il perd son titre trois ans plus tard, lors du championnat du monde d’échecs 1972 face à l’américain Bobby Fischer.

Après cette défaite, Spassky épouse une Française et s’installe en France en 1976. Il joue au premier échiquier de l’équipe de France lors des championnats du monde par équipes de 1985 et des olympiades d’échecs de 1984, 1986 et 1988. Depuis 2012, il réside à Moscou.


Boris Spassky, carte maximum, Yougoslavie, 1995.

Boris Spassky est né à Léningrad en janvier 1937, d’un père ingénieur en construction (né en 1906) et d’une mère d’origine paysanne (née en 1905), mariés tous deux à Léningrad en 1932. Boris était le deuxième de leurs trois enfants. Pendant la guerre, Léningrad fut assiégée par les Allemands de 1941 à 1944. Spassky et son frère aîné (né en 1934) furent évacués avec les autres enfants de Léningrad vers le district de Kirov, où il vécut dans un orphelinat et apprit à jouer aux échecs à l’âge de cinq ans. Au début de 1943, ses parents quittèrent Léningrad assiégée et le rejoignirent. Ils divorcèrent en 1944. Pendant l’été 1946, à neuf ans et demi, Spassky revint à Léningrad avec sa mère.

Léningrad était un centre important des échecs en Union soviétique où avait grandi notamment le futur champion du monde Mikhaïl Botvinnik. En novembre 1946, Spassky adhéra à la section d’échecs au palais des pionniers à Léningrad et rencontra Vladimir Zak, âgé à l’époque de 33 ans, un maître et un entraîneur respecté qui avait été un rival de Botvinnik. Zak devint le premier entraîneur de Spassky. À onze ans, en 1948, Spassky termina cinquième du championnat de Léningrad junior2 et devint le plus jeune joueur en URSS à obtenir le titre de joueur de 1re catégorie ; la même année, il gagna le championnat de sa catégorie.

Dans son enfance, Spassky était considéré comme un prodige ; dès 1947-1948, son talent fut immédiatement reconnu, notamment par Botvinnik, et encouragé par l’État. Outre la mise à sa disposition d’un entraîneur en vue, Vladimir Zak, Spassky reçut une bourse mensuelle de 120 roubles en 1948-1949. Grâce à sa deuxième place au championnat d’URSS junior de 1951, il devint le plus jeune candidat-maître en URSS, à 14 ans, ce qui lui permit de participer en novembre 1951 à Rīga au quart de finale du championnat d’URSS adultes. Spassky obtint 8,5 points sur 15 et termina 7e-8e. Après le tournoi de Riga, Zak chercha un nouvel entraineur pour aider Spassky à progresser ; il proposa Grigory Levenfish, mais Spassky choisit de le remplacer par Aleksandr Tolouch, un partisan du jeu d’attaque (auquel Zak était opposé). L’année suivante, en 1952, à quinze ans, Spassky termina deuxième du championnat de Léningrad adultes (9,5/13), à deux points derrière Mark Taïmanov, mais devant Viktor Kortchnoï et Levenfisch.

Les succès de Boris Spassky à Léningrad en 1951 et 1952 poussèrent la Fédération soviétique des échecs à l’envoyer en Roumanie en janvier-février 1953 à Bucarest pour son premier tournoi international. À Bucarest participaient Vassily Smyslov (futur vainqueur du tournoi des candidats de Zurich 1953) et Tigran Petrossian. La première place du tournoi fut remportée par l’entraîneur de Spassky, Aleksandr Tolouch et Spassky termina à la 4e-6e place (+8 −3 =8), battant notamment Smyslov (troisième du tournoi), ce qui eut pour conséquence de lui faire obtenir à seize ans le titre de maître international. La victoire de Spassky sur Smyslov fut récompensée par un prix de beauté.

En 1954, Boris Spassky finit premier du championnat d’URSS junior par équipes devant Mikhaïl Tal. Un an plus tard, en 1955, entre la finale du championnat d’URSS et l’interzonal de Göteborg, il devint champion du monde junior à Anvers. En plus de ce titre, la Fédération internationale des échecs lui décerna celui de Grand maître international. À dix-huit ans, Spassky succédait à Tigran Petrossian comme plus jeune grand maître de l’histoire et le resta jusqu’à ce que Bobby Fischer reçoive le titre en 1958 à quinze ans. Jusqu’en 1980, Fischer et Spassky furent les seuls joueurs à obtenir le titre avant leurs dix-neuf ans — Anatoli Karpov (né en 1951) et Henrique Mecking (né en 1952) obtinrent le titre à dix-neuf ans en 1971 ; Garry Kasparov, né en 1963, obtint le titre à dix-sept ans en 1980.

Au début de 1956, qualifié d’office pour la finale du XXIIIe championnat d’URSS, Spassky termina 1er-3e mais perdit le mini-tournoi de départage remporté par Taimanov.

Le XXIIe championnat d’URSS (1955) était un tournoi zonal, première étape du cycle des sélections pour le championnat du monde d’échecs de 1957 et Spassky prit une des quatre places qualificatives pour l’étape suivante, le tournoi interzonal de 1955 à Göteborg. Lors de l’interzonal, il finit 7e-9e et prit une des neuf places qualificatives pour le tournoi des candidats de 1956 à Amsterdam (+3 −2 =8) où il ne parvint pas à obtenir le droit d’affronter le champion du monde Mikhaïl Botvinnik. Il finit 3e-7e du tournoi des candidats (+3 −2 =13) remporté par Smyslov devant Kérès.

De 1956 à 1960, Boris Spassky remporta les cinq demi-finales du championnat d’URSS qu’il disputa : il fut 1er-5e en 1956, 1er-2e en 1957, 1958 et 1959 ; puis il termina seul premier de sa demi-finale en 1960. Mais, alors que les observateurs lui prédisaient un bel avenir, Spassky fut éclipsé par la montée en puissance de Tal, puis de Petrossian. En 1957, il fut 4e-5e (+7 −1 =12) de la finale du XXIVe championnat d’URSS remporté par Tal. En 1958, Spassky termina 5e-6e (+7 −4 =7) avec Polougaïevski, mais après Petrossian, Bronstein et Averbakh de la finale du XXVe championnat d’URSS, remporté par Tal. Ce tournoi était un tournoi zonal et Spassky ne se qualifia pas pour le tournoi interzonal de 1958. Il avait perdu dans la dernière ronde une position gagnante contre Tal.

En 1959, Spassky termina 2e-3e (+8 −2 =9) de la finale du XXVIe championnat d’URSS remporté par Petrossian. L’année suivante, en 1960, il finit seulement dixième. En 1961, le XXVIIIe championnat d’URSS (janvier-février 1961) était un tournoi zonal et Spassky ne réussit pas à se qualifier pour le tournoi interzonal de 1962. Seuls quatre joueurs étaient sélectionnés et il termina 5e-6e sur vingt participants (+7 −4 =8), ex æquo avec Smyslov, mais après Petrossian, Kortchnoï, Geller et Stein. Il avait perdu dans l’avant-dernière ronde contre Kortchnoï et abandonné dans la 19e et dernière ronde contre Stein alors que sa position offrait des chances de nullité. Après ce deuxième échec consécutif dans un tournoi zonal, Spassky remplaça son entraîneur Tolouch par Bondarevski, qui l’accompagna jusqu’au titre de champion du monde, en 1969.

En 1961, après avoir changé d’entraîneur, Spassky se sépara également de sa première femme. En novembre-décembre 1961, il mit un terme à sa période de passage à vide (1957-1961) en remportant le XXIXe championnat d’URSS (+10 −1 =9). L’année suivante, en décembre 1962, il termina cinquième du XXXe championnat d’URSS remporté par Kortchnoï.

En 1963, Spassky finit 1er-3e (+5 =14) du XXXIe championnat d’URSS, mais perdit le mini-tournoi de départage remporté par Leonid Stein au début de 1964. La finale du championnat d’URSS de 1963 était la dixième finale consécutive à laquelle Spassky participait. De 1964 à 1972, il abandonna le championnat national et se consacra à la conquête et à la défense du titre de champion du monde. Il remporta le titre mondial en 1969 lors de sa deuxième tentative et le perdit en 1972.

Grâce à son classement au championnat d’URSS de 1963, Spassky était qualifié pour le tournoi zonal qui fut disputé entre sept joueurs. Il remporta le tournoi zonal organisé à Moscou (+4 −2 =6), devant Stein, Bronstein, Kholmov, Kortchnoï, Souétine et Geller. Grâce à sa victoire au tournoi zonal de 7 joueurs, Spassky était qualifié pour le tournoi interzonal disputé la même année à Amsterdam. Il termina 1er-4e, ex æquo avec le Danois Bent Larsen et les anciens champions du monde Mikhaïl Tal et Vassily Smyslov (+13 −2 =8), se qualifiant pour le cycle des candidats de 1965. La même année, il remporta le tournoi international de Belgrade devant Viktor Kortchnoï, Svetozar Gligoric, Bent Larsen, David Bronstein et Pal Benko.

En tant que vainqueur du cycle des candidats précédent, Spassky était qualifié directement pour le cycle des candidats de 1968. Il affronta et battit successivement Geller (+3 =5), Larsen (+4 −1 =3) et Kortchnoï (+4 −1 =5), pour affronter à nouveau Petrossian en 1969.

Le match pour le championnat du monde 1969 eut lieu à Moscou. Après la seizième partie, les deux joueurs étaient à égalité (8-8). Demandant plus d’indépendance, Spassky se sépara de son entraîneur Igor Bondarevski peu avant la 17e partie et termina le match seul. Il remporta les 17e et 19e parties (des défenses siciliennes) ainsi que la 21e (une partie espagnole), ne concédant la défaite que dans la 20e partie. Avec deux points d’avance, Spassky fut sacré dixième champion du monde le 17 juin 1969 sur le score de 12,5 à 10,5 (+6 −4 =13) ; dans une position gagnante, il avait proposé la nulle à Petrossian lors de la 23e partie. La dix-neuvième partie fut élue meilleure partie du premier semestre 1969 par l’informateur no 7.

En 1968 et 1969, les journalistes spécialisés décernèrent à Spassky l’« Oscar » du meilleur joueur de l’année. Sa victoire contre Penrose au tournoi de Palma (Majorque) fut élue meilleure partie du deuxième semestre 1969 par l’informateur no 8.

En 1970, Spassky joua au premier échiquier de l’Union soviétique lors des compétitions internationales par équipes. À Belgrade, lors du match URSS – Reste du monde, il fit match nul avec Bent Larsen (+1 –1 =1). Sa victoire sur Larsen, lors de la deuxième ronde fut élue meilleure partie du premier semestre 1970 par l’informateur no 9. À la fin de l’année, lors de l’olympiade d’échecs de 1970, il battit Bobby Fischer.

Spassky remit son titre en jeu en 1972 à Reykjavik contre Fischer. Avant le match, le champion du monde avait un score de trois victoires (en 1960, 1966 et 1970), deux matchs nuls (en 1966) et aucune défaite contre le champion américain. Fischer remporta le match avec quatre points d’avance : 12,5 à 8,5 (trois victoires pour Spassky, dont une par forfait, sept gains pour Fischer et onze nulles), mettant fin à 24 ans de domination soviétique. Après cette défaite, Spassky tomba en disgrâce auprès de la Fédération soviétique et, pendant un an, il ne put pas participer aux tournois à l’étranger. Il ne disputa pas l’olympiade d’échecs de 1972.

Après qu’il eut perdu le titre de champion du monde en 1972, la Fédération soviétique d’échecs exigea que tous les joueurs soviétiques de premier plan fussent présents au championnat d’URSS de 1973, ce qui en fit une des éditions les plus relevées des années 1960 et 1970. À l’issue de ce XLIe championnat, il remporta pour la dernière fois le titre à Moscou (+7 −1 =9) en devançant d’un point le groupe de ses cinq poursuivants constitué de Petrossian, Kortchnoï, Karpov, Polougaïevski et Kouzmine. Participaient également à ce tournoi : les anciens champions du monde : Smyslov et Tal ; le troisième du championnat du monde 1948, Keres ; les candidats au championnat du monde : Taïmanov et Geller, ainsi que Beliavski et Svechnikov. Ce fut aussi sa dernière apparition dans cette compétition.

En 1974, qualifié pour le cycle des candidats en tant qu’ancien champion du monde, Boris Spassky battit Robert Byrne (+3 =3) en quart de finale avant de tomber face à Anatoli Karpov : 4 à 7 (+1 −4 =6) en demi-finale.

Depuis août 1974, Boris Spassky vivait seul. En novembre 1974, il rencontra une Française d’origine russe, Marina Stcherbatcheff, qui travaillait pour l’office du commerce à l’ambassade de France. À la fin de l’année, Spassky commença à vivre dans l’appartement de Marina qui était sous surveillance policière. Les autorités soviétiques demandèrent officiellement à la Française de quitter l’URSS et, le 30 septembre 1975, Spassky épousa Scherbatcheff, avant le sommet prévu à l’automne entre Léonid Brejnev et le président français Valéry Giscard d’Estaing. Spassky obtint un visa et quitta l’URSS en septembre 1976. Il s’installa en France à Meudon en 1976. Un accord s’établit avec les autorités soviétiques : autorisé à voyager librement en dehors de l’URSS, Spassky s’abstiendrait de parler en termes négatifs contre l’URSS et resterait apolitique.

En 1978, Spassky obtint la nationalité française.

Déchu de son titre de champion du monde en 1975, Bobby Fischer était néanmoins automatiquement qualifié pour le cycle des candidats suivant, mais il refusa d’y participer.

En 1977-1978, ce fut Spassky qui remplaça Fischer lors des matchs des candidats, en qualité d’ancien champion du monde et il affronta Vlastimil Hort en quart de finale. Le match s’acheva sur une égalité (+1 −1 =10) et ce ne fut qu’après deux prolongations (=2 et +1 =1) que Spassky s’imposa. En demi-finale, il élimina Lajos Portisch (+4 −2 =9), puis il rencontra en finale Viktor Kortchnoï. Le match, disputé à Belgrade, fut tendu. Pour disputer la finale, Spassky avait obtenu de la fédération soviétique le retour de son entraîneur des années 1960, Igor Bondarevski8, mais après dix parties, il eut cinq points de retard. Puis Spassky remporta quatre parties consécutives, réduisant l’écart ; cependant Kortchnoï se ressaisit et gagna les 17e et 18e parties. Spassky perdait avec elles le match (+4 -7 =7).

En 1980, à nouveau qualifié par sa place de finaliste du cycle précédent, Spassky disparut dès les quarts de finale des candidats du cycle 1979-1981, contre Lajos Portisch. Leur match se termina par une égalité (+1 −1 =8) et, après deux prolongations (=2 et =2) Portisch fut déclaré vainqueur car il avait remporté sa victoire avec les Noirs. En 1982, Spassky ne parvint pas à se qualifier lors du tournoi interzonal de Toluca où il finit troisième (+4 −1 =8).

En 1983, Spassky remporta le tournoi de Linares devant Karpov. C’était la première fois qu’un joueur issu de l’union soviétique devançait le champion du monde dans un tournoi à l’étranger. En conséquence, les autorités soviétiques décidèrent que Spassky n’aurait plus droit à sa rémunération de grand maître (qui était à l’époque de 300 roubles). Spassky ne protesta pas ; il décida de ne plus retourner à Moscou, puis de jouer pour la France10. Il joua au premier échiquier de l’équipe de France lors du championnat du monde par équipes de 1985 — la France finit quatrième – et des olympiades d’échecs de 1984 (la France finit septième), 1986 et 1988.

En 1985, Spassky obtint une place, en qualité de joueur du pays organisateur, au tournoi des candidats de Montpellier. Il y termina 6e-7e (+4 −3 =8). Sa défaite contre le dernier du tournoi l’empêcha d’entrer dans le trio de tête. Lors de la dernière ronde, il gaffa en finale contre Beliavski. Par la suite, il ne participa plus à ces cycles des candidats.

En 1990 et 1991, il participa au championnat de France d’échecs et finit quatrième du tournoi remporté par Marc Santo-Roman.

En 1988-1989, Spassky ne disputa que trois tournois de la coupe du monde GMA : Belfort 1988 (quatrième ex æquo), Reykjavik 1988 (quinzième ex æquo) et Barcelone 1989 (huitième ex æquo). Dans ces deux tournois, il termina avec un score « négatif ». Il se retira ensuite de la coupe du monde et ne disputa pas le tournoi de Rotterdam 1989.

Dans les années 1980, Spassky joua pour l’équipe allemande de Solingen–1868 avec laquelle il remporta la coupe d’Europe des clubs d’échecs en battant le CSKA Moscou en finale en 1990. Spassky fit également partie du club d’échecs d’Auxerre (la Dame Blanche) avec Garry Kasparov et Anatoli Karpov.En 1991, il disputa la coupe d’Europe des clubs avec Lyon-Oyonnax (éliminé en quart de finale par le Bayern de Munich).

Le premier octobre 2006, Spassky fut victime d’un accident vasculaire cérébral. En décembre 2009, il disputa un match en huit parties contre Viktor Kortchnoï, match terminé par l’égalité : 4–4 (+2 −2 =4). Le 22 septembre 2010, à Moscou, Spassky est à nouveau victime d’un AVC.

Le 16 août 2012, Spassky disparaît de son domicile parisien. Son plus jeune fils Boris, qui retrouve sa trace à Moscou, décide de porter plainte en France pour enlèvement et séquestration.

Le 2 octobre 2012, il donne une interview pour expliquer sa nouvelle situation à Moscou. Il évoque ses problèmes rénaux, pour lesquels il réside dans un centre de remise en forme. Son voyage et son séjour à Moscou ont été financés par un sponsor. Il reste à distance de son fils Boris, de sa femme et de sa sœur Iraida. Ses souvenirs de compétition, titres et coupes, ont été visibles dans son chalet français d’Allemond (en Isère) avant que celui-ci soit vendu.

En octobre 2015, Spassky est apparu en fauteuil roulant, en tant qu’invité d’honneur, lors du championnat du monde de blitz à Berlin. Il a expliqué qu’il avait vu le film Le Prodige réalisé sur l’histoire de son match contre Bobby Fischer en 1972.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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