Benjamin Franklin, inventeur, et homme politique.

Benjamin Franklin, né le 17 janvier 1706 à Boston et mort le 17 avril 1790 à Philadelphie, est un imprimeur, éditeur, écrivain, naturaliste, inventeur et homme politique américain.

Il participe à la rédaction de la déclaration d’indépendance des États-Unis, dont il est un des signataires, ce qui fait de lui l’un des Pères fondateurs des États-Unis. Pendant la révolution américaine, il négocie en France en tant que diplomate non seulement le traité d’alliance avec les Français, mais aussi le traité de Paris. Délégué de la Convention de Philadelphie, il participe à l’élaboration de la Constitution des États-Unis.

La vie de Benjamin Franklin est en grande partie caractérisée par la volonté d’aider la communauté. La fondation des premiers sapeurs-pompiers volontaires à Philadelphie, la première bibliothèque de prêt des États-Unis et l’invention du poêle à bois à combustion contrôlée (ou poêle à combustion renversée) illustrent son ambition d’améliorer la qualité de vie et l’accès à l’éducation de ses concitoyens. Avec l’invention du paratonnerre, il parvient à écarter le danger que représentait jusqu’alors ce phénomène naturel.

Fils d’un marchand de suif et de chandelles, Benjamin Franklin mène une carrière d’imprimeur, avant de se retirer du milieu des affaires à l’âge de 42 ans pour entrer en politique. Son ascension sociale – rapportée à travers les nombreuses éditions de son autobiographie – restera longtemps un exemple de réussite par le travail et la discipline.

Cet apprenti-imprimeur fuyant Boston à 17 ans, largement autodidacte, devenu imprimeur à Philadelphie, se fait connaître par le succès de son journal Pennsylvania Gazette et par ses almanachs Poor Richard, qui, vendus à plus de 10 000 exemplaires, l’enrichissent. Attaché à la liberté, homme des Lumières complet, franc-maçon de la tradition britannique, précurseur des « encyclopédistes » et inventeur, il démontre la nature électrique de la foudre. Administrateur dévoué, philanthrope promoteur de rassemblement associatif et représentant élu de Philadelphie, il représente, à Londres, les colons majoritairement quakers de Pennsylvanie en procès contre les seigneurs privilégiés, fils héritiers du brillant créateur de la colonie, William Penn. Nommé Maître des postes des douze colonies, il réussit par sa protestation au nom des colons à Londres contre les taxes britanniques à les faire abroger par le parlement. Humilié par l’attorney général Wedderburn du conseil privé du Roi à Londres, à la suite du soulèvement du Massachusetts, ce généreux serviteur du souverain britannique, amis de nombreux Anglais, hommes d’esprit ou scientifiques, se cloître six semaines chez lui pour prendre la décision de rejoindre l’insurrection rebelle, en abandonnant la famille de son fils William, gouverneur du New Jersey. Il y apporte son réseau des postes, un des facteurs fondamentaux de la longue résistance des insurgés.

Corédacteur avec Thomas Jefferson et signataire de la Déclaration d’indépendance des États-Unis de 1776, il est l’un des « pères fondateurs des États-Unis ». Le Congrès de l’indépendance le nomme Maître Général des Postes, le charge de faire imprimer timbres et billets (Continental currency dollar), de fabriquer de la poudre à canon tout en veillant à l’organisation militaire. Puis, comprenant l’urgence d’un soutien militaire, il le nomme premier ambassadeur en France. Cette ultime et cruciale ambassade du vieux diplomate roué et chenu en a fait en son temps, de fin 1776 à 1785, le plus célèbre et adulé des Américains auprès d’un public français conquis par l’idée de liberté. Elle est couronnée de succès, car elle convainc d’abord le ministre Vergennes de renforcer un soutien d’armement et de mercenaires toujours discret, de prêter deux millions de livres, puis en 1780 de donner un véritable appui financier, maritime et terrestre à l’armée américaine et permettre la victoire définitive entre 1781 et 1783 de l’alliance franco-américaine. En découle la création en 1787 de l’État fédéral des États-Unis, présidé par l’officier virginien George Washington, vieil ami de Benjamin Franklin.

Son nom a été donné au Franklin Institut de Pennsylvanie, l’un des plus vieux et prestigieux organismes associatifs américains dévoués à la recherche scientifique.

Sans le moindre argent, il s’établit alors à Philadelphie, où il trouve une place d’apprenti-imprimeur chez Keimer, grâce à l’appui du fils Bradford.

Le hasard veut qu’il rencontre rapidement le gouverneur de la Pennsylvanie, William Keith (en), qui lui adresse force louanges sur la qualité de son travail et lui propose de fonder sa propre imprimerie à Philadelphie. Keith, le prenant sous son patronage, rédige une lettre de recommandation pour convaincre le père de Benjamin Franklin de l’aider financièrement. Le retour de Benjamin prodigue à Boston en 1724 est un échec complet. Le père refuse l’avance financière et Benjamin ne parvient pas à se réconcilier avec son demi-frère James. Le gouverneur lui promet alors des lettres de crédit pour lui permettre d’acheter le matériel d’imprimerie à Londres en Angleterre.

Benjamin Franklin part en Angleterre, mais le gouverneur ne lui fait jamais parvenir les lettres de crédits. Le gouverneur était réputé pour ses promesses, qu’il avait pour habitude de ne jamais tenir, ce que Franklin apprit trop tard. Grâce à l’appui et l’affection paternelle du vieux marchand quaker Denham, Franklin ne desespère pas. Toujours animé par l’idée de créer sa propre imprimerie, Benjamin Franklin travaille alors dix-huit mois à Londres comme imprimeur chez Samuel Palmer, où il accumule une petite épargne, surtout en donnant des cours de natation en fin de semaine. Terminant sa formation, il apprend surtout les dernières techniques en matière d’impression et s’initie à la science, notamment à la physique et la chimie, l’optique et la mécanique. Franklin se sent bien à Londres, mais le bon Denham qui repart vers l’Amérique lui rappelle de manière paternelle son premier objectif. Plusieurs rencontres lui permettent de revenir en Amérique en tant que commerçant avec un Anglais pour associé.

De retour à Philadelphie, la disparition brutale du bon marchand Denham qui s’était associé à son projet condamne et son activité marchande et son installation faute de capital suffisant. Elle le force à reprendre une activité d’ouvrier imprimeur à l’imprimerie Keimer dans laquelle il avait été apprenti. Une dispute à propos de son salaire le décide définitivement à fonder sa propre imprimerie. Auparavant, chez Keimer, un ouvrier issu d’une famille fortuné, Meredith, s’associe à parts égales avec lui pour fonder son entreprise. Il lui prête en premier lieu l’argent qui lui faisait défaut afin de faire venir le matériel d’impression d’Angleterre. En attendant, pendant une période de trois mois il travaille toujours pour son ancien patron et imprime des billets de banque pour la colonie du New Jersey.

Le métier d’imprimeur le met en contact avec les rudes réalités de l’entreprise. Modeste, contraint de rembourser ses emprunts, il n’est que le directeur et homme à tout faire alors que Meredith, insouciant, se contente de vivre de ses revenus. En 1729, il fait l’acquisition de l’imprimerie et du journal d’un concurrent, la Gazette de Pennsylvanie. Ceci lui permet de publier régulièrement des chroniques et des éditoriaux qui en font bientôt le quotidien le plus lu de l’Amérique coloniale.

Franklin, carte maximum Cuba, 1958.

Pour développer l’économie de Philadelphie il défend l’idée d’y imprimer aussi du papier monnaie de l’État de Pennsylvanie, et par la même occasion en obtient le marché. Ce contrat très lucratif lui permet de rembourser ses dettes. Il parvient même à racheter les parts de son partenaire imprimeur, Meredith. Par la même occasion, il ouvre une boutique vendant du papier, des parchemins et divers autres articles. Le 30 janvier 1730, il est élu imprimeur officiel du gouvernement de la Pennsylvanie.

Cette même année, il accepte d’épouser une veuve, dont le nom de jeune fille est Deborah Read. Ce n’est pas une inconnue. Il s’agit de la fille de la famille de Philadelphie qui l’avait hébergé durant les premiers temps après sa venue de Boston. Avec ce mariage qui lui donne deux enfants, son fils William et sa fille Sally, il conforte sa position sociale.

Parallèlement, il se lance dans plusieurs activités sociales et culturelles. Il fonde « la Junte », groupe de discussion se réunissant chez lui les vendredis de chaque semaine pour débattre de sujets philosophiques et créer une réelle entraide entre vingt membres et au-delà de se soucier de tous les citoyens. Mais le succès est tel qu’il est contraint d’inciter à la multiplication de ce genre d’association, ne pouvant accueillir chez lui tous ceux qui voudrait y prendre part. Il décide de fédérer les associations et de leur donner des objectifs communs ou spécifiques. Il a l’idée de mettre en commun les livres de tous les membres afin de créer une bibliothèque.

Cela lui donne alors l’idée de fonder la première bibliothèque municipale en 1731. La bibliothèque était accessible à tous contre une modique souscription annuelle. En 1742, la bibliothèque s’enrichit de nouveaux membres et surtout de livres et prend le nom de « Compagnie de la bibliothèque de Philadelphie ». À cette époque, la bibliothèque comptait environ 8 000 livres, des instruments et outils de physique, une collection d’objets d’histoire naturelle, ainsi que des collections d’arts et quelques terres autour de Philadelphie. Le modèle de la bibliothèque est copié à la grande joie de Benjamin Franklin dans tout l’État de Pennsylvanie, et dans les autres colonies. L’idée de rendre accessible les livres au plus grand nombre réjouissait Benjamin Franklin, qui y voyait un moyen de transmettre les idéaux de liberté.

Ses activités d’imprimeur et d’écrivain, et surtout d’éditeur et d’animateur d’association, permettent à Benjamin Franklin de se lancer en politique. La société des Amis contrôle l’espace politique pennsylvanien par des dirigeants intransigeants. Mais Benjamin, animateur d’associations ouvertes, tolérantes et appelant au bien public, possède un grand capital de sympathie auprès de la foule des modestes quakers. Par son sens du concret et de l’utile, Benjamin et ses amis rassemblent toutes les confessions, et même rêvent d’unir amicalement les différentes colonies, profondément divisées, irrémédiablement distantes, fiers de leurs particularismes et haineusement jalouses sur tous les plans économiques, sociaux, religieux et politiques. Pour vouloir accepter de régler les innombrables jonctions de transports et d’échanges, ne faut-il pas avoir cet idéal de fraternité fixé au cœur ?

1736 : Nommé secrétaire de l’assemblée générale de Pennsylvanie, il est réélu tous les ans avant de devenir représentant de la ville de Philadelphie.
1737 : il obtient le titre de Maître des Postes. Cette fonction importante facilite la diffusion de ses journaux et ses idées, et lui permet en outre d’être en lien avec les autres colonies.
1738 : il met en place la première compagnie de pompiers américaine à Philadelphie, la “Union Fire Company”. Plusieurs compagnies concurrentes se créèrent alors à Philadelphie, mais il réussit à les fusionner. Philadelphie ne connaît pas de grand incendie durant cette période. Avec la même idée, il crée aussi une compagnie d’assurance contre le feu.
1743 : il fonde un club qui est à l’origine de la Société américaine de Philosophie (American Philosophical Society). La société édite une revue savante, le Journal of American Philosophical Society.
1744 : alors que l’Assemblée était incapable de mettre en place un plan pour défendre la colonie des incursions indiennes (les Amérindiens étaient alors alliés des Français), il réussit à créer une association volontaire pour la défense du pays. Le nombre de volontaires s’élève rapidement à 10 000.
1747 : il est élu, par la ville de Philadelphie, membre de l’Assemblée Générale de la province (il batailla souvent contre les propriétaires qui demandaient toujours plus d’avantages tout en refusant les impôts).
1748 : Vivant dans l’aisance depuis le succès de ses almanachs, il se retire de la vie professionnelle à la fin de l’année en cédant son imprimerie. Désormais, l’honorable rentier peut se consacrer à la vie associative et politique pennsylvannienne, tout en maintenant une intense activité de recherche et en gardant ses fonctions officielles au service de la couronne britannique.
1749 : il crée avec ses amis le premier collège Academy of Philadelphia aujourd’hui université de Pennsylvanie. Il est aidé financièrement en cela par la famille Penn, descendants du fondateur de la ville de Philadelphie, William Penn. Il en devient immédiatement le président.
Le Join, or Die, dessin prônant l’Union des colonies attribué à Benjamin Franklin
1751 : il est élu membre de l’Assemblée de Pennsylvanie.
1752 (février) : il crée et ouvre le Pennsylvania Hospital à Philadelphie.
Le 10 août 1753, il est élu Deputy Postmaster General of North America. Cela lui permet d’avoir des contacts avec l’ensemble des 13 colonies. Sa réforme du système instaura des liaisons postales hebdomadaires entre Phildadelphie et Boston, ce qui permit de diviser par deux les délais de livraison.
1754-1755 : il tente d’unifier les colonies pour se défendre plus efficacement face aux Français, en prélude à la Guerre de Sept Ans qui oppose la Grande-Bretagne et la France, en particulier pour le contrôle de la vallée de l’Ohio. Au cours de l’hiver 1754-1755, Benjamin Franklin, représentant de l’assemblée de Pennsylvanie, s’inquiète de la présence militaire française à Fort Duquesne. Au printemps, il s’efforce d’apporter une aide efficace aux troupes du général Edward Braddock. Après l’écrasement de celles-ci par les Français, la défense des frontières pennsylvaniennes est confiée au colonel Franklin, qui instaure une section d’artillerie, destinée à impressionner les indiens.
1756 : il réforme la police de Philadelphie, en mettant en place un nouveau règlement visant à mieux protéger les citoyens tout en préservant leur vie privée. Il met en place un éclairage public dans les rues de Philadelphie. Il a alors cinquante ans.
1757 : l’assemblée de Philadelphie l’envoie à Londres pour régler les problèmes entre les propriétaires terriens (la famille Penn) et le gouvernement.
Le 12 février 1759, il se voit décerner un doctorat honorifique par l’Université de St Andrews grâce à ses travaux en science. Il recevra un honneur similaire de l’Université d’Oxford en 1762. Ainsi, même s’il n’a reçu aucune éducation universitaire, on le désigne désormais souvent « docteur Franklin ».
1760 : L’assemblée de Pennsylvanie gagne à Londres son long procès contre les propriétaires Penn. Ceux-ci, s’inclinant devant l’autorité royale qui les déclare contributeurs, demande à Benjamin Franklin de veiller à une répartition équitable de l’impôt pennsylvannien ainsi qu’à l’établissement de taxes justes. À l’instar des autres colonies américaines, la politique royale d’exploitation et de contrôle des ressources y est observée en première ligne.
1761 : voyages en Belgique et en Hollande.
1762 : après une escale à Madère, il est de retour en Pennsylvanie le 1er novembre.
1763 : une grande tournée d’inspection des bureaux de poste est organisée entre juin et novembre 1763 dans le New Jersey,New York et en Nouvelle-Angleterre.
Le 1er octobre 1764, il perd son siège à l’assemblée de Pennsylvanie ; il est accusé par ses adversaires d’être favorable au gouvernement royal, parce qu’il convoiterait le poste de gouverneur.
Il est nommé agent des colonies à Londres, (soit l’ambassadeur de fait non seulement de la Pennsylvanie, mais aussi du Massachusetts, du New Jersey et de la Géorgie. Il est de retour en Angleterre le 9 décembre, où il accoste à l’île de Wight. Il reste onze ans à ce poste.
1765 : il demande l’abrogation du Stamp Act.
1767 : lors d’un voyage à Paris entre août et octobre, il est présenté à Louis XV.
1769 : il est élu président de la Société américaine de philosophie. Nouveau voyage en France.

Il rentre de Grande-Bretagne où il était représentant des colonies, chargé d’empêcher l’application du Stamp Act. Son accueil est salué puisqu’il a réussi, non sans s’être fait humilier par le conseil privé du roi après les troubles du Massachusetts. Il retourne tristement à Philadelphie, où, après moult hésitations, il se range parmi les partisans de l’indépendance, au contraire de son fils William, gouverneur du New Jersey depuis 1762. Il ne peut désavouer, malgré la violence provocatrice propagée après le Boston tea party, la conscience américaine libre. Malgré sa délicate situation personnelle et familiale, il rejoint le mouvement d’indépendance. En 1776, il préside la « Convention constitutionnelle de Philadelphie ». Il est membre de la Commission des Cinq, avec notamment Thomas Jefferson chargée par le Second Congrès continental de rédiger le texte de la Déclaration d’Indépendance. Il en est un des signataires au côté de représentants des Treize Colonies.

À côté de ses activités d’imprimeur, d’homme politique et de diplomate, Benjamin Franklin conduit après 1750 un grand nombre d’activités scientifiques dont les résultats participent de sa renommée en Europe.

Le souci des autres citoyens au sein des associations philadelphiennes a permis d’accroître son attention sur les transports, la sécurité civile, notamment la lutte contre l’incendie et les catastrophes naturelles. Le pompier bénévole Franklin qui porte seau et couverture, a été étonné par l’embrasement violent qui faisait disparaître les granges et maisons paysannes touchées par la foudre au voisinage de Philadelphie. L’eau pompée et transportée au seau, les couvertures tendues pour récupérer, sans dommages, bien matériel et personnes piégées aux étages n’étaient d’aucune utilité.

Il est particulièrement célèbre pour ses travaux dans le domaine de l’électricité, notamment ses expériences sur l’électricité dans les nuages et son explication de la foudre. En 1750, il rédige le protocole d’une expérience célèbre avec un cerf-volant. Afin de prouver à ses contradicteurs de la Royal Society que les éclairs étaient de simples décharges de nature électrique, il propose de faire voler un cerf-volant dans le passage de nuage orageux. La corde du cerf-volant une fois humidifiée sera mise à distance d’une clef métallique, ainsi devront être libérées des étincelles. Pour éviter les moqueries et limiter le danger, il décide de conduire l’expérience en privé. Elle présente d’évidents risques d’être fatale aux deux expérimentateurs : son fils William tient le cerf-volant pendant que Benjamin, surveillant le ciel traversé de lambeaux de nuages orageux, approche la clef. La conduite d’un cerf-volant peut être mortelle en cas d’éclair, comme ce fut le cas pour Georg Wilhelm Richmann. Ces recherches suscitent pourtant un grand intérêt en Europe et des expériences similaires sont menées, notamment par le Français Thomas-François Dalibard.

Ces recherches conduisent à l’invention du paratonnerre, dont les premiers exemplaires sont installés sur sa maison, sur l’Independence Hall ainsi que sur l’académie de Philadelphie. Aux recherches sur la nature de l’électricité, on doit par exemple des termes aussi courants que « batterie », « positif », « négatif », « charge », « condenseur (condensateur) », etc.

Il a également placé lui-même des paratonnerres ; par exemple, en 1782, Benjamin Franklin a installé un paratonnerre sur la flèche du clocher de l’Église Saint-Clément (Arpajon), en France. La Royal Society lui décerne la médaille Copley en 1754.

Il est aussi un chercheur pionnier dans le domaine de la météorologie (cloches de Franklin) et même un des premiers hommes à monter dans une montgolfière. En effet, au moment du vol de la première montgolfière (1783), sa maison est voisine du terrain d’envol. Il en fit une description dans une correspondance privée, et rencontra même le marquis d’Arlandes et un frère Montgolfier. L’analyse du vol par ballon à air chaud et à gaz qu’il fit à cette occasion est fascinante de clairvoyance.

Au cours de son voyage à Londres, motivé par le procès contre la famille Penn, les lenteurs et incessants reports de la procédure juridictionnelle britannique entre 1758 et 1760, lui laisse l’oisiveté de fréquenter les sociétés savantes et les universités anglaises. Il peut s’adonner continûment à la science expérimentale tout en fréquentant les cercles de pouvoir londoniens et en multipliant les voyages instructifs jusqu’en 1762. En 1762, il invente le glassharmonica, instrument à clavier composé de verres frottés.

Il est aussi l’inventeur des lunettes à double foyer et du poêle à bois à combustion contrôlée, qui porte encore son nom et est en usage répandu à la campagne. Comme Thomas Edison, c’est le côté concret et pratique de la philosophie, de la science et des techniques qui l’intéresse. En 1770, il est le premier à cartographier le courant marin du Gulf Stream qui longe le littoral est des États-Unis.

En 1768, dans un texte intitulé A Scheme for a New Alphabet and Reformed Mode of Spelling, il propose une réforme de l’orthographe pour la langue anglaise avec un nouvel alphabet phonétique. Cette invention ne rencontrera pas de succès. Franklin place toutes ses inventions dans le domaine public et indique clairement dans ses écrits qu’il s’agissait là d’une volonté délibérée. « … de même que nous profitons des avantages que nous apportent les inventions d’autres, nous devrions être heureux d’avoir l’opportunité de servir les autres au moyen de nos propres inventions ; et nous devrions faire cela gratuitement et avec générosité. »

Franklin est aussi le premier à proposer une expérience permettant de calculer la taille d’une molécule. Il verse une cuillère à café d’huile à la surface d’un étang à Clapham, près de Londres et s’aperçoit que la tache d’huile s’étend sur un demi-acre (approximativement 2 000 m2). Il observe que les vaguelettes provoquées par le vent ne se propageaient pas sur l’huile. Dans un premier temps, il ne saisit pas l’ampleur de cette simple expérience mais Lord Rayleigh se rend compte cent ans plus tard en divisant le volume d’huile par la surface d’étalement que l’on trouvait une valeur de l’ordre du nanomètre.

Il est en 1784 le premier à évoquer l’idée de décaler les horaires afin d’économiser l’énergie, idée qui sera sans suite jusqu’au vingtième siècle et le passage à l’heure d’été.

Il meurt à Philadelphie le 17 avril 1790, à l’âge de 84 ans. À l’annonce de sa mort, l’assemblée constituante française de 1789 décrète trois jours de deuil national.

Dans son premier testament Benjamin Franklin voulut donner une partie de sa fortune (2 000 livres sterling) pour permettre la réalisation de travaux afin de rendre navigable le Schuylkill. Cependant, il révise son testament, car cette somme semblait être bien insuffisante pour réaliser les travaux. Finalement, il cède une partie de sa fortune aux villes de Boston et Philadelphie (1 000 livres sterling chacune). Cet argent devait être prêté à des artisans pour permettre leur installation. Il comptait sur les intérêts (5 %) pour faire augmenter la somme initiale. D’après ses calculs, au bout de cent ans, la somme devait s’élever à 131 000 livres sterling. Il souhaite alors dans son testament qu’une partie de cette somme (100 000 livres sterling) soit utilisée pour construire des hôpitaux, infrastructures, fortifications, écoles… L’autre partie devant à nouveau être prêtée. Au bout de 200 ans la somme devant s’élever à 4 061 000 £ sera à la disposition du gouvernement de l’État.

Pour Philadelphie, il prévoit le même mécanisme, au bout de cent ans la somme devait servir à construire un aqueduc pour amener de l’eau potable en ville et à rendre comme il le souhaitait initialement le Skuylkil navigable. Par ailleurs, il lègue à George Washington son bâton de pommier sauvage avec lequel il avait pour habitude de se promener. Ses livres sont quant à eux cédés à différentes institutions et à ses petits-fils.

Ses créances sont données à l’hôpital de Pennsylvanie, en espérant que les personnes qui lui devaient de l’argent auront l’impression de faire une bonne action en payant leur dette à l’hôpital.

Source : Wikipédia.

 

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