Arthur Conan Doyle, écrivain.

Arthur Conan Doyle, né Arthur Ignatius Conan Doyle le 22 mai 1859 à Édimbourg et mort le 7 juillet 1930 à Crowborough (Sussex de l’Est), est un écrivain et médecin britannique. Conan est l’un de ses prénoms et Doyle son nom de famille. Il doit sa célébrité à ses romans et nouvelles mettant en scène le détective Sherlock Holmes — considérés comme une innovation majeure du roman policier — et le professeur Challenger. Cet écrivain prolifique a également été l’auteur de livres de science-fiction, de romans historiques, de pièces de théâtre, de poésies et d’œuvres historiques.

Il est élevé au rang de Chevalier de l’ordre du Très vénérable ordre de Saint-Jean par le roi Édouard VII le 24 octobre 1902.


Arthur Conan Doyle naît le 22 mai 1859 au 11 Picardy Place, à Édimbourg en Écosse, dans une famille catholique. Ses lointains ancêtres pourraient être d’origine normande du village d’Ouilly-sur-Orne, mais la relation avec la famille d’Oyly reste obscure. Il est le deuxième des dix enfants du peintre anglais Charles Altamont Doyle et de Mary Foley, d’origine irlandaise, mariés en 1855. D’après la préface de la version française de La Compagnie blanche, il serait aussi un descendant des ducs de Bretagne (Conan). Cet arbre généalogique serait à l’origine de sa passion pour l’histoire, et ainsi de ses œuvres La Compagnie Blanche et Sir Nigel. Conan est son troisième prénom, mais il l’associera plus tard à son patronyme.

Conan Doyle effectue sa scolarité primaire à l’école préparatoire des jésuites de Hodder Place, dans la ville de Hurst Green — près de Clitheroe, dans le Lancashire. À l’âge de neuf ans, il est inscrit au collège de Stonyhurst qu’il quitte vers 1875, rejetant le christianisme avant de devenir agnostique. De 1876 à 1881, il étudie la médecine à l’université d’Édimbourg et effectue plusieurs stages à Aston (actuellement un district de Birmingham) et à Sheffield. Tout en pratiquant la médecine, il commence à écrire des nouvelles dont les premières sont publiées dans le Chambers’s Edimburgh Journal avant sa vingtième année.

Le 28 février 1880, alors qu’il est en 3e année de médecine, il s’embarque comme officier de santé à bord du navire baleinier Hope, dont le port d’attache est situé à Peterhead (Écosse), et commandé par le capitaine John Gray, pour une campagne de chasse au phoque et à la baleine qui durera jusqu’au 11 août 1881 et emmènera le navire au Groenland, au Spitzberg et aux Îles Féroé.

Il aura l’occasion de participer à la manœuvre du navire, à la chasse à la baleine (qui à cette époque se faisait encore « à l’ancienne » avec des chaloupes à avirons), de faire des observations scientifiques sur la faune marine arctique et d’entretenir le moral de l’équipage en organisant des tournois de boxe, qu’il pratiquait en amateur éclairé.

Il tombera quatre fois dans l’eau glaciale et sera repêché à chaque fois, le capitaine le surnommant plaisamment « le grand plongeur du nord ».

Au total, une expérience qu’il jugera formatrice et enrichissante, et dont on retrouve la trace dans certaines de ses œuvre.

Après son diplôme de bachelier en médecine et de maître en chirurgie obtenu le 22 octobre 1881, l’autorisant à un exercice limité de la médecine générale, il sert 4 mois comme médecin de bord du steamer à passagers SS Mayumba (port d’attache : Liverpool) effectuant un voyage mouvementé sur la côte d’Afrique de l’Ouest, émaillé par une épidémie de fièvres tropicales et un incendie à bord. Toujours amateur de natation, il réchappera à l’attaque d’un gros requin.

Il obtient son doctorat en 1885 avec une thèse consacrée au tabes dorsalis, une manifestation fréquente à l’époque des complications nerveuses tardives de la syphilis.

En 1900, il part servir en tant que médecin des troupes britanniques lors de la seconde guerre des Boers. C’est à une œuvre patriotique sur cette guerre en Afrique du Sud, The War in South Africa, publiée en 1902 qu’il doit d’être anobli14. On peut maintenant visiter son ancienne maison à Londres.

John Dickson Carr (1906 – 1977), également écrivain doué de romans policiers et grand admirateur de l’inventeur de Sherlock Holmes, écrira la biographie de Sir Arthur Conan Doyle en 1949 avec l’aide du fils de ce dernier, Adrian Conan Doyle (The Life of Sir Arthur Conan Doyle).

En 1882, il s’associe avec son ancien camarade d’université, George Bud, dans un cabinet médical à Plymouth. Mais leur relation s’avère difficile et Conan Doyle finit par s’installer indépendamment. Arrivant à Portsmouth en juin de cette même année avec moins de 10 £ à son nom, il ouvre son cabinet médical au 1 Bush Villas à Elm Grove, Southsea. Au début, le cabinet n’a pas un grand succès et, en attendant les patients, il recommence à écrire des histoires.

Son premier travail d’importance est Une étude en rouge, qui paraît dans le Beeton’s Christmas Annual en 1887. C’est la première apparition de Sherlock Holmes, personnage en partie inspiré par son ancien professeur d’université, Joseph Bell, à qui Conan Doyle écrit : « C’est très certainement à vous que je dois Sherlock Holmes. Autour du noyau déduction, inférence et observation que je vous ai entendu enseigner, j’ai essayé de construire un homme18. » Cette similitude n’échappe pas à l’écrivain Robert Louis Stevenson, qui écrit à Conan Doyle de la lointaine Samoa : « Mes compliments pour vos ingénieuses et intéressantes aventures de Sherlock Holmes… Peut-il s’agir de mon vieil ami Joe Bell ? » D’autres auteurs suggèrent des influences supplémentaires, comme le fameux personnage Auguste Dupin d’Edgar Allan Poe.

Vivant à Southsea, Conan Doyle joue au football dans un club amateur, le club de football de l’association de Portsmouth, occupant le poste de gardien, sous le pseudonyme de A. C. Smith. Conan Doyle est également un bon joueur de cricket et, entre 1899 et 1907, il joue dix matches de première classe pour le Marylebon Cricket Club. Son meilleur score : 43 contre le London County en 1902.

En 1890, Conan Doyle étudie l’ophtalmologie à Vienne et emménage à Londres en 1891 pour s’établir comme ophtalmologue. Il écrit dans son autobiographie qu’aucun patient ne franchit le seuil de sa porte. Cela lui donne plus de temps pour l’écriture. Conan Doyle décide au printemps 1891 de publier les enquêtes de Sherlock Holmes en feuilletons dans The Strand Magazine, dans un format qui n’excède pas une vingtaine de pages pour correspondre à un trajet en train pour rejoindre la grande banlieue de Londres24. En novembre 1891, il écrit à sa mère : « Je réfléchis à tuer Holmes ; […] et le liquider corps et âme. Il me détourne l’esprit de meilleures choses. » Sa mère lui répond : « Faites comme bon vous semble, mais le public ne le prendra pas de gaieté de cœur. » C’est chose faite en décembre 1893, quand paraît la nouvelle Le Dernier Problème : Holmes disparaît dans les chutes du Reichenbach avec le professeur Moriarty.

Conan Doyle peut alors consacrer plus de temps à des œuvres plus « importantes » à ses yeux, ses romans historiques. Ainsi, quatorze ans après La Compagnie blanche, son roman préféré, il en rédige la suite, Sir Nigel. Toutefois, sous la pression des lecteurs, et aussi pour des raisons financières, il est finalement contraint de publier de nouvelles aventures de Sherlock Holmes qui réapparaîtra pour la première fois dans Le Chien des Baskerville en 1901.

Il se remet à l’ouvrage en 1903, avec la nouvelle La Maison vide. Il y explique que seul Moriarty a fait une chute fatale, et que Holmes a laissé croire à sa mort pour se protéger d’autres dangereux ennemis, notamment l’exécuteur des basses œuvres du professeur, le colonel Sebastian Moran.

Au total, Holmes apparaît dans 56 nouvelles et 4 romans de Conan Doyle (il est apparu depuis dans de nombreux romans et histoires écrits par d’autres auteurs).

Après la seconde guerre des Boers en Afrique du Sud à l’aube du xxe siècle et la condamnation de la conduite du Royaume-Uni par le monde entier, Conan Doyle écrivit un court pamphlet intitulé La Guerre en Afrique du Sud : sa cause et sa conduite, qui justifiait le rôle de son pays dans cette guerre et qui a été largement traduit.

Conan Doyle pensait que ce pamphlet était à l’origine de son adoubement, qui l’avait fait chevalier en 1902, et de sa nomination au titre de Lieutenant adjoint du Surrey. Il a écrit en 1900 un livre plus important : La Grande Guerre des Boers. Au début du XXe siècle, Arthur se présentera par deux fois au Parlement sous la bannière du parti des unionistes libéraux, une première fois à Édimbourg et une autre à Hawick Burghs. Bien qu’il ait obtenu un score respectable, il n’a pas été élu.

Conan Doyle a été impliqué dans la campagne pour la réforme de l’État indépendant du Congo, menée par le journaliste Edmund Dene Morel et par le diplomate Roger Casement. Au cours de l’année 1909, il écrit Le Crime du Congo belge, un long pamphlet dans lequel il dénonce les horreurs d’une exploitation coloniale impitoyable25. Il devint proche de Morel et Casement et il est possible qu’avec Bertram Fletcher Robinson, ceux-ci soient la source d’inspiration des personnages du roman Le Monde perdu (1912).

Il rompt avec ses deux partenaires quand Morel devient l’un des meneurs du mouvement pacifiste pendant la Première Guerre mondiale, et quand Casement est reconnu coupable de trahison envers le Royaume-Uni pendant l’insurrection de Pâques. Conan Doyle a tenté, en vain, de sauver ce dernier de la peine de mort, en faisant valoir qu’il était devenu fou et n’était pas responsable de ses actes.

Le corps de Conan Doyle a été retrouvé dans le hall de Windlesham, sa maison de Crowborough, dans l’East Sussex, au Royaume-Uni, le 7 juillet 1930. Il est mort d’une attaque cardiaque, âgé de 71 ans. Ses derniers mots avaient été adressés à son épouse : « Tu es merveilleuse ».

Voir aussi cette vidéo :

Sources : Wikipédia, YouTube.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.