Médecins sans frontières (MSF).

Médecins sans frontières (MSF) est une organisation caritative privée à but humanitaire d’origine française et dont le Bureau international siège est à Genève (Suisse).

Fondée en 1971, elle offre une assistance médicale d’urgence dans des cas comme les conflits armés, les catastrophes naturelles, les épidémies et les famines. Elle offre aussi des actions à plus long terme lors de conflits prolongés ou d’instabilité chronique, dans le cadre de l’aide aux réfugiés ou à la suite de catastrophes. Elle a reçu le prix Nobel de la paix en 1999.

L’organisation caritative et humanitaire MSF a été créée le 21 décembre 1971 par le magazine Tonus et des médecins français qui s’étaient rendus au Biafra avec la Croix-Rouge pour tenter d’y aider la population lors de la guerre du Biafra qui avait opposé cette région indépendantiste au gouvernement central nigérian entre 1967 et 1970. Estimant que la politique de neutralité et de réserve de la Croix-Rouge avait été une erreur, ils voulurent fonder une association qui allierait aide humanitaire et actions de sensibilisation auprès des médias et des institutions politiques.

Bernard Kouchner, le plus médiatique de ses cofondateurs, a créé en premier lieu l’Organisation pour la lutte contre le génocide au Biafra, et l’année suivante, le Groupe d’intervention médicale et chirurgicale en urgence (GIMCU) qui envoie des volontaires à la suite du séisme péruvien de 1970 et à Amman en Jordanie après le massacre de Palestiniens, le GIMCU formant l’ossature de MSF. En même temps, le cyclone de Bhola frappe le Pakistan oriental, actuel Bangladesh, et fait près de 500 000 victimes. Raymond Borel et Philippe Bernier, directeur et journaliste du journal médical Tonus ont commencé à y envoyer des médecins, sous le nom de Secours médical français (SMF). Bernard Kouchner a jugé qu’une association serait meilleure pour les deux organisations, et après quelques mois, MSF voit le jour.

Médecins sans frontières, épreuve d’artiste signée.

À l’occasion de l’opération « Un bateau pour le Viêt-nam » en 1979, le cofondateur le plus connu du public, Bernard Kouchner, a défendu l’idée d’affréter un bateau avec des médecins et des journalistes pour témoigner des violations des Droits de l’homme dans ce pays et aussi pour évacuer les Vietnamiens qui avaient fui leur pays après que le Viêt Nam fut devenu un pays totalement communiste. Il s’ensuivit une violente querelle à l’origine d’une scission au sein de MSF, certains estimant l’opération vaine ou trop coûteuse, dont Xavier Emmanuelli, auteur d’une attaque violente dans Le Quotidien du médecin intitulée « Un bateau pour Saint-Germain-des-Prés »8. Bernard Kouchner quittera alors définitivement MSF pour créer avec une quinzaine d’autres médecins l’organisation « Médecins du monde » en 1980.

Juste après la famine en Corée du Nord, Médecins sans frontière quitta la RDPC en octobre 1998 annonçant que son aide renforçait le régime, ce qui eut pour effet d’aggraver la crise alors qu’au même moment, les Nations Unis disait ne pas avoir de preuve d’un détournement systématique de l’aide10, le PAM par le biais de sa porte parole a dit « Nous croyons que, dans l’intérêt des enfants et des autres personnes vulnérables, nous devons rester »11. MSF accusa le PAM deux ans plus tard d’être complice de manière non consciente, du régime en fournissant de l’aide sans pouvoir être au contact de la population.

Médecins sans frontières, carte maximum, Bruxelles, 21/09/1991.

Les actions de MSF fut l’objet de débat internes et en 2014 elle émis un rapport des débats au sein de l’institution questionnant le choix d’avoir abandonné la population nord-coréenne.

En 2015, trente personnes — dont treize membres du personnel de MSF et dix patients parmi lesquels trois enfants — ont été tuées dans le bombardement du centre de soins de MSF à Kondôz par l’US Air Force. MSF a demandé une enquête internationale indépendante.

En juin 2016, Jérôme Oberreit, secrétaire général international de l’organisation annonce le refus de MSF de recevoir des fonds européens. Cette décision vient en protestation contre les politiques européennes adoptées en matière de contrôle migratoire, et notamment contre l’accord signé avec Ankara, prévoyant le maintien ou le renvoi de demandeurs d’asile syriens vers la Turquie.

En décembre 2016, Frontex, l’agence européenne responsable de la coordination des activités des garde-frontières dans le maintien de la sécurité des frontières de l’Union avec les États non-membres, accuse les organisations caritatives, dont MSF, de collusion avec les passeurs migrants en Méditerranée. Un rapport confidentiel indique que des migrants avaient reçu « des indications claires avant le départ sur la direction précise à suivre pour atteindre les bateaux des ONG ». L’ONG récuse ses accusations et affirme refuser catégoriquement de travailler avec des passeurs. En août 2017, c’est la justice italienne qui soupçonne MSF d’avoir joué un rôle dans la récupération illégale des migrants près de la Libye.

En juin 2018, d’anciennes employées de MSF témoignent, à visage couvert, sur la BBC que plusieurs membres de l’organisation, notamment en Afrique, ont eu des comportements déplacés, certains y ayant par exemple recours à des prostituées beaucoup plus jeunes qu’eux.

Voir aussi cette vidéo :

Sources : Wikipédia, YouTube.

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