Guglielmo Marconi, physicien, inventeur et homme d’affaires.

Guglielmo Marconi, né le 25 avril 1874 à Bologne et mort le 20 juillet 1937 à Rome, est un physicien, inventeur et homme d’affaires italien. Il est considéré comme l’un des inventeurs de la radio et de la télégraphie sans fil.

Avec Ferdinand Braun, il est colauréat du prix Nobel de physique de 1909 « en reconnaissance de ses contributions au développement de la télégraphie sans fil ». Il est le fondateur de la première compagnie internationale de radiodiffusion. La Cour suprême des États-Unis décida en 1943, qu’un des brevets qui avait permis à Marconi d’obtenir le prix Nobel était invalidé par un brevet antérieur qui était l’œuvre de Nikola Tesla.

 

Marconi, carte maximum, Serbie, 2004.

Guglielmo Giovanni Maria Marconi naît près de Bologne dans une famille aisée, second fils de Giuseppe Marconi, un propriétaire italien, et d’Annie Jameson, Irlandaise, petite-fille du fondateur de la Distillerie Jameson Whiskey. Il fait ses études à Bologne dans le laboratoire d’Augusto Righi à Florence, à l’Institut Cavallero et plus tard, à Livourne. Enfant, il ne travaille pas bien à l’école. Baptisé selon le rite de l’Église catholique romaine, il est aussi membre de l’Église anglicane, au sein de laquelle il se marie, bien qu’il ait obtenu une annulation catholique de son mariage.

En 1895, il fait des expériences sur les ondes découvertes par Heinrich Rudolf Hertz sept ans auparavant. Il reproduit le matériel utilisé par Hertz en l’améliorant avec un cohéreur de Branly pour augmenter la sensibilité et l’antenne d’Alexandre Popov. Après ses toutes premières expériences en Italie, il réalise dans les Alpes suisses à Salvan une liaison télégraphique de 2,4 km (1,5 mille) durant l’été 1895. Cette expérimentation avait toutefois été remise en doute du côté italien avant d’être officiellement reconnue par l’Union internationale des télécommunications (« Patrimoine des télécommunications » UIT) en septembre 2008.

À l’automne 1895, Marconi vient proposer ses services à l’État italien, le ministre italien des Postes et Télégraphes, Salvatore Sineo refuse, aussi c’est en Grande-Bretagne que l’inventeur trouve les soutiens qui vont lui permettre de mener à bien ses expériences et de fonder la compagnie Marconi.

Un des premiers récepteurs cohéreurs de Marconi (1896) dans sa boîte de démonstration au musée de l’Histoire de la science à Londres. En 1896, faute d’être suivi par ses compatriotes, il part pour l’Angleterre, poursuit ses expériences et dépose un premier brevet.

À partir de 1897, l’Office américain des brevets lui délivre une trentaine de brevets sur la télégraphie sans fil (wireless telegraphy) et la radio. Nikola Tesla entreprend une action en justice envers lui, lui reprochant d’avoir illégalement utilisé 17 de ses brevets.

Le 12 décembre 1901, Guglielmo Marconi réalise la première transmission radio transatlantique entre Signal Hill à Saint-Jean de Terre-Neuve (Canada) et Poldhu dans le sud du comté des Cornouailles (Angleterre), ce qui lui valut le prix Nobel en 1909, partagé avec Karl Ferdinand Braun. Outre son caractère spectaculaire, cette expérience d’émission radio a permis de mettre en évidence les phénomènes de propagation à longue distance en basse et en moyenne fréquences par réflexion sur l’ionosphère.

En 1930, il est nommé à la tête de l’Académie royale d’Italie par Mussolini, dont, membre du Grand Conseil du fascisme, il est un fidèle soutien. Il déclara par ailleurs : « Je revendique l’honneur d’avoir été le premier fasciste en radiotélégraphie, le premier à reconnaître l’utilité de réunir en faisceau les rayons électriques, comme Mussolini a reconnu le premier dans le domaine politique la nécessité de réunir en faisceau les énergies saines du pays pour la grandeur de l’Italie ».

Marconi réalisa en 1931 la première transmission radiophonique d’un pape, Pie XI, annonçant personnellement au microphone : « Avec l’aide de Dieu, qui met à disposition de l’humanité tant de forces mystérieuses, j’ai réussi à préparer cet instrument qui donnera aux fidèles du monde entier la consolation d’entendre la voix du Saint-Père. »

Le 20 juillet 1937 Marconi meurt à Rome d’une attaque cardiaque.

Le 21 juin 1943, la Cour suprême des États-Unis invalide l’un des brevets sur la radio de Guglielmo Marconi. Elle annule le brevet US 763772 accordé le 28 juin 1904 à Marconi pour « des améliorations apportées à une structure quadruple de récepteurs à haute-fréquence auto-accordables » pour des raisons d’antériorité de travaux ou de brevets de Tesla, Lodge et de Stone, notamment le brevet no 645.576 de Nikola Tesla (déposé en 1897 et homologué le 20 mars 1900) et indique que le brevet de 1904 n’apportait aucune invention par rapport aux brevets précédents sur ce sujet.

En mai 1897 a lieu la première communication en morse sur une distance de plus de 13 km entre Lavernock (Pays de Galles) et Brean (Angleterre) par-dessus le canal de Bristol. Le mois suivant, Marconi retourne en Italie où la marine royale italienne lui permet de réaliser des essais entre un émetteur fixe situé dans l’arsenal de San Bartolomeo à La Spezia (Italie) et un récepteur à bord du remorqueur San Martino. L’antenne utilisée avait 34 m de long. Une portée de 18 km fut atteinte. Il crée alors la société Wireless Telegraph and Signal Company. L’année suivante (1898), ouverture de la première usine de radios au monde, à Chelmsford, Angleterre. L’armée britannique commande à la Wireless Telegraph and Signal Company des équipements pour améliorer la communication de sa flotte. En 1899, première liaison transmanche par radio. Le message transmis est un télégramme d’hommage à Édouard Branly, inventeur du cohéreur, sans lequel cette liaison n’aurait pas été possible.

En 1900, il change le nom de sa société qui devient la Marconi Wireless Telegraph Company. Il dépose la même année le brevet no 7777 sur l’utilisation de circuits accordés permettant l’utilisation de plusieurs fréquences. L’année suivante (1901), communication par ondes radio entre la Corse et le continent. Le 12 décembre de la même année, première liaison transatlantique par télégraphie sans fil (TSF) entre Terre-Neuve (Canada) et Poldhu dans le sud du comté des Cornouailles (Angleterre), ce qui lui vaudra le prix Nobel de physique en 1909, partagé avec Ferdinand Braun. En 1902, il invente un détecteur magnétique. En 1903, il fait une démonstration de télégraphie sans fil à la Royal Institution, au cours de laquelle son rival Nevil Maskelyne « hacke » la performance. La même année, il crée la station radio-Maritime de la Pointe à la Renommée, en Gaspésie (Québec). En 1904, il expérimente la directivité des antennes et utilise la diode de Fleming en tant que détecteur.

La station « Marconi », au Phare de Pointe-à-la-Renommée, près de l’Anse à Valleau en Gaspésie au Québec. En 1909, il reçoit le prix Nobel de physique avec Ferdinand Braun.

Le 15 avril 1912, naufrage du Titanic, comme l’écrit la presse de l’époque, « Tous ceux qui ont été sauvés l’ont été grâce à un homme, M. Marconi… et à sa merveilleuse invention ». En 1918 Médaille Franklin pour l’application des ondes radio aux communications.

En 1920, il réussit la première émission radiophonique depuis Chelmsford, Angleterre. En 1922, premières émissions régulières radiophoniques au monde depuis Writtle, près de Chelmsford, Angleterre, tandis que la BBC est fondée par un consortium comprenant notamment Marconi. Deux ans plus tard (1924) développement les radiocommunications mondiales sur ondes courtes par réflexion sur les couches ionisées de la haute atmosphère (couches de Kennelly-Heaviside). L’année 1929, Marconi cède les brevets Velvet Tone à la Columbia britannique.

Trois ans après (1932), il met au point la radiotéléphonie sur ondes ultracourtes.

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