Zlatan Ibrahimović, footballeur.

Zlatan Ibrahimović, né le 3 octobre 1981 à Malmö en Suède, est un footballeur international suédois qui joue actuellement au poste d’attaquant à l’AC Milan.

Il est considéré comme l’un des avants-centres les plus complets au monde et l’un des meilleurs attaquants de sa génération. Son physique imposant et sa souplesse, acquise via la pratique des arts martiaux (ceinture noire de taekwondo) lui permettent de marquer des buts exceptionnels.

Zlatan Ibrahimović a la particularité d’avoir remporté le titre de champion dans quatre championnats différents : aux Pays-Bas avec l’Ajax Amsterdam, en Italie avec l’Inter de Milan et le Milan AC, en Espagne avec le FC Barcelone puis en France avec le Paris Saint-Germain. Avant l’affaire des matchs truqués du Calcio et les deux titres retirés à la Juventus de Turin, il avait remporté le championnat dans tous ses clubs depuis 2002, dont huit consécutivement, de 2004 à 2011.

Au niveau européen, il ne remporte pas la Ligue des champions, bien qu’il participe à plusieurs campagnes européennes avec ses clubs successifs. Il remporte néanmoins la Supercoupe de l’UEFA et la Coupe du monde des clubs de la FIFA avec Barcelone en 2009 ainsi que la Ligue Europa avec Manchester United en 2017.

International depuis 2001, Zlatan Ibrahimović est actuellement le meilleur buteur de l’histoire de la sélection suédoise.

Ibrahimovic, carte maximum, Suède.

Son charisme et ses provocations médiatiques en font une icône dépassant le cadre du sport et le personnage arrogant qu’il représente donne lieu à de nombreuses parodies. Le prénom du joueur fait l’objet d’un néologisme dans la culture populaire incarné par le verbe « zlataner ».

Personnalité reconnue en Suède, sa biographie, Moi Zlatan, est un best-seller (le livre s’est vendu à plus d’un demi-million d’exemplaires). Il possède aussi un timbre à son effigie depuis 2014. En 2015, il sort une version de l’hymne suédois en slam qui est certifiée disque d’or.


Zlatan Ibrahimović naît à Malmö, en Suède, le 3 octobre 1981, d’un père bosnien de confession musulmane, Šefik Ibrahimović, et d’une mère croate catholique, Jurka Gravić. Son père, né à Bijeljina en Bosnie-Herzégovine, émigre en Suède en 1977 et sa mère, née dans le village de Prkos près de Škabrnja en Croatie (dans l’actuel comitat de Zadar), émigre également en Suède où ils se rencontrent.

Ibrahimović grandit à Rosengård, une banlieue de Malmö connue pour son importante communauté d’immigrés yougoslaves à l’époque, avec ses trois sœurs et ses trois frères. Ses parents, qui voient en sa naissance une promesse de bonheur (d’où le choix du prénom Zlatan qui signifie en serbo-croate « doré »), divorcent lorsqu’il est âgé de deux ans. Il est alors élevé par sa mère avec sa sœur Sanela, passionnée d’athlétisme et d’une demi-sœur plus âgée qui plonge bientôt dans la drogue. Débordée, Jurka est une femme de ménage aimante mais inapte à l’affection, qui travaille quatorze heures par jour, et éduque ses enfants à coups de gifles et de cuillères en bois sur la tête.

Il commence le football à l’âge de six ans, dans des équipes locales de jeunes du Malmö BI et du FBK Balkan. Dans ce dernier club, Ibrahimović, âgé de dix ans, joue avec des coéquipiers qui ont deux ans de plus que lui. C’est à cette époque que les services sociaux retirent la garde de Zlatan à sa mère et qu’il déménage dans l’appartement de son père qui sombre dans l’alcoolisme.

Ibrahimović intègre le centre de formation du Malmö FF en 1996 à l’âge de quinze ans21. Incertain sur son avenir, il est sur le point de quitter le monde du football pour travailler sur les docks de Malmö. C’est son entraîneur qui le persuade de continuer de jouer au football. Il achève avec succès ses années d’enseignement secondaire, puis il est admis au lycée de Borgarskolan, mais arrête les cours pour se concentrer sur sa carrière de footballeur. Il fait ses débuts en équipe A lors de la saison d’Allsvenskan 1999. Cette saison-là, son club est relégué en deuxième division en terminant 13e du championnat mais remonte en première la saison suivante.

En 2001, il est remarqué par l’entraîneur d’Arsenal, Arsène Wenger, qui tente, sans succès, de lui faire intégrer le club, tandis que Leo Beenhakker exprime publiquement son intérêt pour le joueur après l’avoir vu à l’œuvre lors d’un match contre la formation norvégienne du Moss FK. Finalement, le 22 mars 2001, les Néerlandais de l’Ajax Amsterdam trouvent un accord avec le club suédois pour le faire venir.

Ibrahimović rejoint l’Ajax Amsterdam officiellement au mois de juillet, pour la somme de 7 800 000 euros. Il vit une intégration délicate dans le championnat néerlandais, ne jouant au départ que quelques matchs sous la direction de Co Adriaanse, et inscrit six buts en 26 matchs lors de sa première saison. Après le limogeage de Co Adriaanse le 29 novembre 2001, le nouvel entraîneur du club Ronald Koeman lui donne sa chance. Zlatan devient titulaire et est désormais un des joueurs-clés de l’attaque de l’Ajax qui remporte le titre de l’Eredivisie 2001-2002.

Il se révèle lors des deux saisons suivantes en inscrivant 26 buts en un peu moins de cinquante matchs. Il inscrit notamment un doublé contre l’Olympique lyonnais pour son premier match de Ligue des champions, une victoire de l’Ajax 2-1.

Le 9 mai 2004, lors d’un match face au NAC Breda, Ibrahimović récupère le ballon aux 25-30 mètres, dribble six joueurs, embarque le gardien et propulse le ballon au fond des filets. Ce but est désigné comme le « plus beau but de l’histoire de l’Ajax ».

Sûr de sa force, il entre en conflit avec son coéquipier Rafael van der Vaart26, voulant montrer qu’il est le meilleur joueur du club (il le blesse lors d’un match international entre la Suède et les Pays-Bas).

Ibrahimović est transféré le 31 août 2004 à la Juventus Turin pour seize millions d’euros. Il se fait rapidement une place en tant que titulaire en partie à cause des blessures du meilleur buteur de la Juve, David Trezeguet. Il inscrit seize buts en 35 matchs lors de sa première saison. Vers la fin de la saison, la presse annonce que la Juventus aurait rejeté une offre de soixante-dix millions d’euros venant du Real Madrid, qui s’est plus tard révélé n’être qu’un coup de publicité initiée par l’agent d’Ibrahimović, Mino Raiola, afin d’augmenter sa valeur sur le marché. Le 14 novembre 2005, il est récompensé du Guldbollen, prix du meilleur joueur suédois de l’année.

Lors de la saison 2005-2006, Ibrahimović est positionné plus bas en attaque, joue un rôle de passeur, et ne marque que sept buts en championnat.

À la suite de l’affaire des matches truqués du Calcio et à la rétrogradation de la Juve en Serie B, Ibrahimović décide d’engager un bras de fer avec ses dirigeants pour quitter le club. Il arrive à ses fins et rejoint l’Inter Milan en compagnie de son coéquipier Patrick Vieira qui, lui aussi a quitté le club pour la même raison, mettant fin à son parcours bianconero.

Zlatan Ibrahimović signe un contrat de quatre ans avec l’Inter pour un salaire annuel proche de 4 500 000 € qui montera par la suite à 10 000 000 €, et une indemnité de transfert de 25 000 000 €. Ce bras de fer pour quitter la Vieille Dame lui vaudra de nombreuses représailles de la part des supporters de la Juventus qui, lors de sa saison en Serie B, lui dédient une chanson Ora tutta quanta la curva, cantera per te, Zlatan sei un zingaro… (« Tout le virage chante pour toi, Zlatan tu es un tzigane… »).

Lors de la saison 2006-2007 avec l’Inter Milan, il marque quinze buts en vingt-sept matchs et offre une multitude de passes décisives à ses coéquipiers. Très bien intégré dans l’effectif, il va même jusqu’à voler la vedette à Adriano qui était jusque-là le « chouchou » de San Siro. Il manque toutefois la fin de la saison à cause d’une blessure à la paroi abdominale. L’Inter Milan remporte le Scudetto, le 28 mai 2007.

Lors de la saison 2007-2008, il marque dix-sept buts, ce qui permet à l’Inter de se placer très largement en tête du classement. En Ligue des champions, il marque cinq buts en sept matchs. En fin de saison, alors qu’il revenait d’une blessure de six semaines, il marque deux buts et offre un nouveau Scudetto au club milanais.

Au cours de la saison 2008-2009, il remporte avec l’Inter Milan un troisième sacre consécutif, en inscrivant un total record pour lui de vingt-cinq buts en trente-cinq match de Série A, ce qui lui permet d’être convoité par les plus grands clubs européens. À cette époque, il est également le joueur le mieux payé au monde avec un salaire annuel de 12 millions d’euros. Le 18 avril 2009, alors que son coéquipier Mario Balotelli (dix-huit ans et huit mois) est victime de cris racistes de la part des tifosi de la Juventus de Turin et lui confie son envie de pleurer, il lui répond de façon sèche mais encourageante : « Laisse tomber, joue, tu vas marquer »30. Plus tard, Mario Balotelli dira que c’était la bonne réponse, puisqu’il marqua ce jour là (Zlatan étant l’avant-dernier passeur).

Le 27 juillet 2009, Zlatan Ibrahimović signe un contrat de quatre ans avec le champion d’Europe en titre, le FC Barcelone. Pour faire porter le maillot blaugrana au footballeur scandinave, les dirigeants barcelonais cèdent 50 000 000 € ainsi que l’attaquant camerounais Samuel Eto’o à l’Inter Milan, soit un total estimé à 66 000 000 €. Le contrat du géant bosno-suédois comprend une clause libératoire de 250 000 000 € et un salaire net annuel de 9 000 000 €. Il s’agit du transfert le plus élevé de l’histoire du Barça et plus de 60 000 personnes assistent à sa présentation au Camp Nou.

Le 23 août 2009, il remporte son premier trophée avec le FC Barcelone : la Supercoupe d’Espagne face à l’Athletic Bilbao puis ajoute, quelques jours plus tard la Supercoupe d’Europe à son palmarès. Le 31 août 2009, Ibrahimović inscrit son premier but sous les couleurs du Barça lors de la première journée de championnat et enchaîne une série de cinq buts en autant de matchs de championnat, démonstration que même des légendes du club telles que Ladislao Kubala ou Cayetano Ré n’avaient pas réussi. Aucune nouvelle recrue du Barça n’avait été aussi prolifique en début de championnat par le passé. Le 29 novembre 2009, Ibrahimović remporte son premier Clasico en marquant le but de la victoire à la 56e minute. Il remporte le 19 décembre 2009 la Coupe du monde des clubs à Abou Dabi.

En Ligue des champions, son doublé face à Arsenal en quarts de finale constituera ses premiers buts en Champions League face à une équipe anglaise. Cependant, coup du sort pour « Ibra », alors qu’il avait quitté l’Inter Milan pour le FC Barcelone dans l’objectif d’accroître ses chances d’obtenir le Graal européen, ce sont justement les nerazzurri qui se chargent d’éliminer Messi et consorts en demi-finale.

Malgré un début de saison en boulet de canon, avec notamment un but victorieux lors du Clásico, Ibrahimović aura été de moins en moins important et décisif par la suite dans l’effectif. Bien qu’il fasse des efforts (il se coupe les cheveux et se rend à l’entraînement dans une Audi, le sponsor du club, et non dans sa Ferrari), son style de jeu et sa mentalité ne correspondent pas à la philosophie du club barcelonais. De plus, il ne comprend pas l’attitude de ses partenaires, pourtant de grands joueurs, qui selon lui se comportent dans le vestiaire comme de sages et modestes écoliers. De plus, il est désormais poussé sur le banc par Bojan et Pedro, jeunes espoirs dont les fulgurantes montées en puissance convaincront Pep Guardiola de leur accorder une place en équipe première. L’unique année de Zlatan passée en Catalogne aura été moyenne, ponctuée par quelques  blessures.

Zlatan Ibrahimović finit champion d’Espagne avec le Barça, en ayant marqué seize buts en championnat. Il quitte malgré tout le FC Barcelone à cause de différends avec son entraîneur Pep Guardiola.

Zlatan est transféré le 28 août 2010 à l’AC Milan qui profite à cette occasion de sa situation litigieuse avec le FC Barcelone, le club espagnol réalisant la pire opération financière de son histoire car le montant de transfert n’est que de vingt-quatre millions d’euros alors que le FC Barcelone l’avait acheté 71 millions. Il s’engage pour les quatre saisons suivantes moyennant un salaire de 9 000 000 € par saison. Adriano Galliani réussit à convaincre le club catalan en proposant un prêt d’un an avec une obligation d’achat de l’ordre de 24 000 000 €, payable en trois versements de 8 000 000 €. Il rejoint ainsi le grand rival de l’Inter Milan, club où il a passé trois saisons de 2006 à 2009.

Fidèle à ses provocations, Ibrahimović confie aux journalistes italiens dès son arrivée à Milan : « Je ne saluerai pas Guardiola. Ils m’ont redonné le sourire. Je suis très heureux de rejoindre L’AC Milan, je suis impatient que l’on soit demain. Je veux gagner la Ligue des champions. L’AC Milan est un des clubs les plus forts au monde, encore plus prestigieux que le FC Barcelone. Avec Pato, Ronaldinho et Robinho, nous avons une attaque fantastique, à présent ça dépend de nous : je pense que les supporters de l’AC Milan prendront plaisir au stade avec nous quatre. Les supporters de l’Inter ? Je ne crois pas qu’ils pensent à moi étant donné qu’ils ont tout gagné. La situation qui est née à Barcelone m’a donné beaucoup d’adrénaline et maintenant mon rêve est de tout gagner avec le Milan ».

Il marque ses deux premiers buts sous le maillot de l’AC Milan lors de la première journée de la Ligue des champions contre l’AJ Auxerre (2-0). Le Bosno-Suédois se révélera ensuite de plus en plus précieux dans l’effectif lombard. Tantôt buteur, tantôt passeur, il est un élément incontournable à la pointe de l’attaque dans le schéma établi par Massimiliano Allegri, souvent aux dépens du jeune et talentueux Alexandre Pato. Ibrahimović est l’un des principaux artisans du 18e sacre de l’AC Milan en Série A lors de cette saison 2010-2011, terminant l’exercice avec quatorze buts (vingt-deux toutes compétitions confondues) mais aussi quatorze passes décisives.

Il gagne à l’inter-saison la Supercoppa contre le rival Interiste à Pékin, match pendant lequel il est décisif. Sa seconde saison avec le club lombard est la plus aboutie de sa carrière en termes de buts, avec trente-trois réalisations au compteur dont vingt-huit réalisations en championnat. Malgré tous ces buts, il n’est pas sacré champion lors d’une saison qui a connu son lot de suspense.

Le 18 juillet 2012, Zlatan est transféré au Paris Saint-Germain pour un montant de 20 millions d’euros et une durée de trois ans. Il touche alors un salaire de 9 millions d’euros par an (soit le plus élevé en Ligue 1, et le même montant qu’à l’AC Milan), et hérite du numéro 18. Dans son livre paru en 2018, il raconte avoir cherché à faire échouer son transfert, avalisé par la direction de l’AC Milan, en posant des conditions qui, pensait-il, ne pourraient pas être acceptées. Star du football européen, il symbolise la nouvelle ambition du club depuis son rachat par Qatar Sports Investments, sur le plan sportif aussi bien que médiatique.

Pour son premier match avec Paris, le buteur suédois inscrit un doublé face au FC Lorient et permet à son équipe menée 2-0 d’accrocher le match nul. Il marque un autre doublé face au LOSC lors de la 4e journée permettant au PSG d’obtenir sa première victoire de la saison. En marquant un penalty face au Dynamo Kiev dans le cadre de la Ligue des champions 2012-2013, il devient le premier joueur à marquer pour 6 clubs différents dans cette compétition. Le 8 octobre 2012, il devient le quatrième joueur à disputer les trois grands matchs phares que sont le Derby de la Madonnina, El Clásico, et PSG-OM après Laurent Blanc, Ronaldinho et Thiago Motta. Il marque alors un doublé, un but sur une reprise du talon, l’autre sur un coup franc de 25 mètres, mais le match finit sur le score de deux partout. Lors du match retour contre le Dinamo Zagreb, les hommes de Carlo Ancelotti remportent le match 4-0 grâce à quatre passes décisives d’Ibra. Lors de la 17e journée de Ligue 1, face au Valenciennes FC, il marque un triplé.

Après le départ de Nenê lors de la trêve hivernale, Zlatan reprend son numéro, le 10. Lors du quart de finale de Ligue des champions, Paris est éliminé par le FC Barcelone après deux matchs nuls. Le Paris SG termine champion de France et Zlatan Ibrahimović meilleur buteur de Ligue 1 avec 30 réalisations en 34 matchs et meilleur passeur de la Ligue des champions avec 7 passes décisives. L’UNFP lui décerne le trophée du meilleur joueur de Ligue 150.

En septembre 2013, Ibrahimović prolonge son contrat jusqu’en 2016. Le mois suivant, en phase de groupe de Ligue des champions face à Anderlecht, Ibrahimović inscrit le premier quadruplé de sa carrière en club, dont une reprise en demi-volée à 28 mètres de la cage de Thomas Kaminski chronométrée à 100 km/h, contribuant ainsi largement à la victoire 0-5 de son équipe. Il devient le dixième joueur de l’histoire à inscrire quatre buts lors d’un match de Ligue des champions.

Le 8 novembre 2013, il réussit un triplé contre l’OGC Nice (3-1).

Le 16 mars 2014, il devient le meilleur buteur de l’histoire du club sur une saison toutes compétitions confondues avec 40 buts marqués au total, battant le précédent record détenu par Carlos Bianchi de 39 buts lors de la saison 1977-1978.

En avril 2014, il se blesse lors du quart de finale aller face  à Chelsea remporté par son club qui le met à l’écart des terrains pendant un mois et l’empêche de participer au quart de finale retour à Stamford Bridge où le PSG se fait éliminer. Lors de la remise des Trophées UNFP 2014, il est élu meilleur joueur du Championnat de France 2013-14 pour la deuxième fois consécutive. Par ailleurs, il finit meilleur buteur du championnat avec 26 buts et deuxième meilleur buteur de la Ligue des champions 2013-2014 avec 10 buts derrière le Portugais Cristiano Ronaldo.

Victime d’une « talalgie » après quelques journées, il est absent des terrains durant presque deux mois. Finalement il effectue son retour le 9 novembre lors du Clasico contre l’OM (2-0) pour son centième match avec le PSG. Dans une équipe en difficulté dans le jeu, l’attaquant parisien peine à retrouver son meilleur niveau. Malgré son but au Camp Nou, Ibrahimović et les siens s’inclinent 3-1 face au FC Barcelone leur laissant la première place du groupe en Ligue des champions. En huitièmes de finale retour de la Ligue des champions face au Chelsea de José Mourinho, Zlatan reçoit un carton rouge pour un tacle sur Oscar. C’est le quatrième carton rouge reçu par Zlatan Ibrahimović en Ligue des champions de toute sa carrière, ce qui est en soi un record.

Le 15 mars 2015, après un match perdu face aux Girondins de Bordeaux (3-2), Zlatan Ibrahimović s’indigne des erreurs d’arbitrage en qualifiant notamment la France de « pays de merde ». Ces propos créent de suite la polémique entraînant des excuses du joueur quelques heures après les faits. Cependant, cet épisode aura des conséquences : il se voit sanctionner de quatre matchs de suspension en fin de championnat et sa popularité se dégrade au yeux du grand public. Lors de la demi-finale de Coupe de France contre l’AS Saint-Étienne (4-1), le 8 avril, Zlatan Ibrahimović inscrit un triplé dépassant ainsi la barre des 100 buts sous le maillot du Paris-Saint-Germain comme Dominique Rocheteau. Trois jours plus tard, en finale de la Coupe de la Ligue face au SC Bastia, le Suédois inscrit deux nouveaux buts et donne une passe décisive à Edinson Cavani pour conserver le trophée (4-0). Il est élu homme du match. En Ligue des champions, suspendu lors du quart-de-finale aller contre le Barça, Zlatan et les Parisiens sont éliminés après deux défaites. Concentrés dorénavant sur le championnat, le PSG enchaîne neuf victoires consécutives pour être sacré à nouveau champion de France devant l’Olympique lyonnais.

Le 30 mai 2015, Ibrahimović remporte la Coupe de France face à l’AJ Auxerre (1-0). Le club réalise ainsi un quadruplé historique en France. Sur le plan individuel, Zlatan ressort d’une saison plutôt mitigée marquée par des blessures, méformes et polémiques.

Pour sa dernière année de contrat au PSG, Zlatan remporte tout d’abord le Trophée des Champions contre l’Olympique lyonnais puis manque les trois premières journées de championnat. Pour son retour, il adresse une passe décisive à Cavani contre l’AS Monaco. Le 4 octobre 2015, au lendemain de ses 34 ans, à l’occasion du « Classique » PSG-OM, Ibrahimović inscrit un doublé sur penalty et devient le meilleur buteur de l’histoire du club devant Pauleta. Malgré une défaite contre le Real Madrid (1-0) en Ligue des champions qui le classe deuxième du groupe, le PSG continue de survoler le championnat en étant invaincu. Dans le même temps, Ibrahimović fait cesser les critiques du début de saison en affichant des statistiques impressionnantes. Décisif en huitième-de-finale contre Chelsea (2 buts, 1 passe décisive), il qualifie le PSG pour le tour suivant. Reconnaissant lui-même faire la « meilleure saison de [s]a carrière », Zlatan effectue une nouvelle sortie médiatique en affirmant que « le club est né le jour où les Qataris sont arrivés » déclenchant de nombreuses réactions.

Le 13 mars, le Paris SG humilie Troyes la lanterne rouge, 0-9, où Ibrahimović s’offre un quadruplé pour sceller le 6e titre de Champion de France du club, son 4e d’affilée. Zlatan dépasse la barre des 100 buts en Ligue 1. En Ligue des champions, le PSG est éliminé par Manchester City en quart-de-finale après un match nul où Zlatan manque un penalty puis une défaite. Décevant comme l’ensemble de ses coéquipiers, c’est un 4e échec consécutif en quart-de finale pour Zlatan Ibrahimović Les observateurs soulèvent une nouvelle fois l’absence du Suédois lors des grands rendez-vous européens. Après cet échec, le PSG se concentre sur la scène nationale et remporte la Coupe de la Ligue contre le Lille OSC puis achève le championnat avec 96 points, dont 31 points d’avance sur son dauphin au classement. Zlatan Ibrahimovic termine meilleur buteur (38 buts) et est élu pour la 3e fois meilleur joueur de Ligue 1 par l’UNFP. La veille de son dernier match au Parc des Princes contre le FC Nantes, il annonce sur les réseaux sociaux son départ du PSG à la fin de la saison et de son contrat. Lors de cette rencontre, il bat le record de Carlos Bianchi (37 buts en D1 en 1977-78) puis prononce un discours d’adieu, en français, au public parisien. Le 21 mai 2016, Zlatan Ibrahimovic joue son dernier match avec le PSG lors de la finale de Coupe de France face à l’Olympique de Marseille (victoire 4-2). Auteur d’un doublé et d’une passe décisive, Ibrahimovic remporte son 12e trophée avec le PSG. Il met fin à la saison la plus aboutie de sa carrière au niveau individuel (50 buts en 51 matchs) et réalise un second quadruplé d’affilée.

Il est récipiendaire de la médaille de la Ville de Paris en 2016.

Le 30 juin 2016, après que de nombreuses rumeurs l’ont annoncé à Manchester United, il annonce sur son compte Instagram et Twitter avoir officiellement choisi de rejoindre le club mancunien. Le 1er juillet 2016, le club officialise le transfert. Il devient le nouveau n°9 de l’équipe, jusque-là accordé à Anthony Martial Il accordera quelques jours plus tard que « Manchester United est le meilleur club où [il ait] joué », ajoutant que « seul le Milan AC est comparable ».

Très rapidement, le géant suédois confirme les attentes placées en lui. Le 30 juillet 2016, pour ses débuts lors d’un match amical contre Galatasaray, il marque un but d’un ciseau acrobatique et le 7 août 2016, pour son premier match officiel, il inscrit son premier but, remportant au passage la Community Shield (2-1). Une semaine plus tard, dès la première journée de championnat, le 14 août 2016, il marque son premier but en Premier League contre Bournemouth85,86 Pour ses débuts à Old Trafford, il inscrit un doublé face à Southampton et est élu homme du match. Après une légère disette lors du mois de septembre et d’octobre, Ibrahimović retrouve le chemin des filets et inscrit une grande partie des buts de l’équipe, ce malgré son âge avancé. Le 16 février 2017, il est notamment auteur d’un triplé lors de la victoire des Red Devils contre Saint-Étienne (3-0), permettant au club d’avancer jusqu’en huitième de finale de Ligue Europa. Dix jours plus tard, il offre la victoire finale en League Cup en inscrivant un doublé contre Southampton (3-2). Il se compare dès lors à Benjamin Button, personnage du livre éponyme, expliquant qu’il est « né vieux et [mourra] jeune ».

Le 21 avril 2017, lors du quart de finale retour de la Ligue Europa contre Anderlecht à Old Trafford, il est victime d’une rupture des ligaments croisés et sort remplacé par Anthony Martial. La durée de sa blessure est estimée à huit ou neuf mois ce qui met fin à sa saison. Il termine donc sur un bilan de 28 buts et 10 passes décisives en 46 matches, toutes compétitions confondues. Sans avoir joué, il est tout de même vainqueur de la Ligue Europa remporté par son club le 24 mai 2017 contre l’Ajax Amsterdam (2-0).

Le 8 juin 2017, Manchester United annonce que le contrat d’Ibrahimović ne sera pas renouvelé. Ainsi, l’attaquant suédois est laissé libre. Au cours du printemps, de nombreuses rumeurs médiatiques l’envoient en Major League Soccer pour la saison 2018. Le président du Galaxy de Los Angeles confirme l’avoir contacté.

Le 24 août 2017, encore en rééducation après sa rupture des ligaments croisés, il signe à nouveau un contrat d’une année avec Manchester United97. Désormais numéro 10 à la suite du départ de Wayne Rooney, il déclare vouloir « finir ce qu’il avait commencé ».

Zlatan est de retour dans le groupe le 18 novembre 2017 pour la réception de Newcastle et entre en fin de match. Quatre jours plus tard, il devient le premier joueur à avoir disputé des matchs de Ligue des champions avec 7 clubs différents à la suite de son entrée en jeu face au FC Bâle. Après quelques apparitions supplémentaires et un dernier but inscrit sur coup-franc face à Bristol City, le joueur est à nouveau éloigné du terrain à cause de problèmes physiques.

Le 22 mars 2018 les Red Devils et lui décident d’un commun accord de rompre le contrat qui les liait.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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