Zachary Taylor, 12ème Président des Etats-Unis.

Zachary Taylor, né le 24 novembre 1784 à Barboursville (Virginie) et mort le 9 juillet 1850 à Washington D.C., est un militaire et homme d’État américain qui fut le 12e président des États-Unis.

Sa carrière de 40 ans dans l’armée s’acheva par la victoire écrasante des États-Unis lors de la guerre américano-mexicaine et son statut de héros national lui permit de remporter l’élection présidentielle de 1848 malgré son vague programme politique. Son principal objectif en tant que président fut de maintenir l’intégrité de l’Union mais il mourut seize mois après le début de son mandat sans être parvenu à régler la question de l’esclavage qui exacerbait les tensions au Congrès fédéral.

Taylor était né dans une influente famille de planteurs qui quitta la Virginie pour le Kentucky dans son enfance. Il rejoignit l’armée de terre en 1808 et s’illustra durant la guerre anglo-américaine de 1812. Il gravit les échelons en fondant des forts le long du Mississippi et participa à la guerre de Black Hawk en 1832. Ses victoires pendant la Seconde guerre séminole le firent connaître au niveau national et lui valurent le surnom de Old Rough and Ready (« Vieux Rustique et Prêt »).

En 1845, alors que l’annexion du Texas était en cours, le président James K. Polk envoya Taylor dans la région du Río Grande en prévision d’une possible confrontation avec le Mexique. La guerre éclata en mai 1846 et Taylor mena les troupes américaines à la victoire dans une série d’affrontements qui culmina avec les batailles de Palo Alto et de Monterrey. Il devint un héros national et ses partisans le pressèrent de se présenter à l’élection présidentielle de 1848.

Taylor, carte maximum, USA.

Le parti whig parvint à le convaincre de mener son ticket malgré son programme imprécis et son manque d’intérêt pour la politique. Il remporta l’élection face au candidat démocrate Lewis Cass. En tant que président, Taylor se maintint à l’écart du Congrès et de son cabinet même si les tensions menaçaient de diviser le pays. Les débats sur le statut esclavagiste ou non des vastes territoires cédés par le Mexique poussèrent les sudistes à menacer de faire sécession. Même s’il était lui-même sudiste et propriétaire d’esclaves, Taylor ne chercha pas à étendre l’esclavage. Pour éviter la question, il pressa les colons du Nouveau-Mexique et de Californie de contourner le statut de territoire et de rédiger des Constitutions pour obtenir le statut d’État ; cette politique entraîna la signature du compromis de 1850 peu après son décès. Atteint d’une santé fragile tout au long de sa vie, Taylor mourut soudainement d’une maladie de l’estomac en juillet 1850. Il eut donc peu d’impact sur la crise profonde qui mena à la guerre de Sécession une décennie plus tard.


Le 3 mai 1808, Taylor entra dans l’armée avec le grade de premier-lieutenant au sein du 7e régiment d’infanterie. Il faisait partie des nouveaux officiers nommés par le Congrès en réponse à l’affaire Chesapeake-Leopard au cours de laquelle une frégate américaine avait été arraisonnée par un navire de guerre britannique et l’incident faillit déclencher une guerre. Taylor passa la plus grande partie de l’année 1809 dans les camps délabrés de la Nouvelle-Orléans et de Terre aux Bœufs en Louisiane. Il fut promu capitaine en novembre 1810. Ses devoirs militaires étaient alors limités et il se concentra sur ses affaires personnelles. Durant les années qui suivirent, il acheta plusieurs esclaves et de nombreuses actions bancaires à Louisville. En juillet 1811, il fut envoyé dans le territoire de l’Indiana où il reçut le commandement du Fort Knox après la fuite de son prédécesseur. Au bout de quelques semaines, il parvint à remettre de l’ordre dans la garnison et il fut pour cela félicité par le gouverneur William Henry Harrison.

Durant la guerre anglo-américaine de 1812 qui opposa l’Empire britannique et ses alliés amérindiens aux États-Unis, Taylor repoussa une attaque du Fort Harrison dans le territoire de l’Indiana menée par le chef shawnee Tecumseh. En récompense de ce succès, Taylor fut breveté major et il devint l’aide de camp du général Samuel Hopkins durant deux expéditions : la première dans le territoire de l’Illinois et la seconde lors de la bataille de Tippecanoe qui s’acheva par la retraite indienne à Wild Cat Creek. Taylor installa alors sa famille à Fort Knox pour la protéger des combats. Au printemps 1814, il fut placé sous le commandement du brigadier-général Benjamin Howard et il supervisa la construction du Fort Johnson près de l’actuelle ville de Warsaw dans l’Illinois. À la mort de Howard quelques semaines plus tard, Taylor reçut l’ordre d’abandonner le fort et de se replier à Saint-Louis dans le Missouri. Ramené à son grade de capitaine à la fin de la guerre en 1814, il démissionna de l’armée avant d’y revenir un an plus tard après sa nomination en tant que major.

Durant deux ans, Taylor commanda Fort Howard près de l’implantation de Green Bay dans le Wisconsin. Il retourna ensuite à Louisville où se trouvait sa famille. En avril 1819, il fut promu lieutenant-colonel et dîna avec le président James Monroe. À la fin de l’année 1821, Taylor emmena le 7e régiment d’infanterie à Natchitoches en Louisiane sur la Rivière Rouge. Sur les ordres du général Edmund Pendleton Gaines, l’unité chercha un nouvel emplacement plus adapté sur le fleuve Sabine. En mars 1822, Taylor établit Fort Jesup au sud-ouest de Natchitoches et en novembre, il fut transféré au Fort Robertson de Baton Rouge où il resta jusqu’en février 1824. Il passa ensuite deux ans à effectuer des missions de recrutement avant d’être appelé à Washington DC pour participer à un comité de modernisation militaire. À la même période, il acheta une plantation en Louisiane et installa sa famille à Bâton-Rouge.

En mai 1828, Taylor fut rappelé en service actif et il commanda Fort Snelling dans le Minnesota pendant un an puis le camp voisin de Fort Crawford pendant également une année. Après une période de permission durant laquelle il agrandit ses propriétés, Taylor fut promu colonel du 1er régiment d’infanterie en avril 1832. Durant la guerre de Black Hawk, Taylor combattit sous le commandement du général Henry Atkinson contre les forces amérindiennes du chef sauk et fox Black Hawk dans le territoire du Michigan. La fin du conflit en août 1832 marqua la fin de la résistance amérindienne à l’expansion américaine dans la région et les années suivantes furent relativement calmes. Durant cette période, Taylor s’opposa à la relation entre sa fille Sarah Knox âgée de 17 ans et le lieutenant Jefferson Davis ; il respectait Davis mais ne voulait pas que sa fille devienne une femme de militaire car il savait que cela était une vie difficile pour les familles. Davis et Sarah Knox se marièrent en juin 1835 mais elle succomba à une crise de paludisme trois mois plus tard alors qu’elle rendait visite à la sœur de Davis à Saint Francisville en Louisiane.

En 1837, Taylor fut déployé en Floride dans le cadre de la Seconde guerre séminole et il battit les forces séminoles le jour de Noël au cours de la bataille du Lac Okeechobee ; pour cette victoire, il fut promu brigadier-général. En mai 1838, le brigadier-général Thomas Jesup quitta son poste et plaça Taylor à la tête de toutes les forces américaines en Floride, une fonction qu’il occupa pendant deux ans. Sa réputation de commandant efficace s’affirma et il reçut le surnom de Old Rough and Ready (« Vieux Rustique »). Après avoir obtenu une permission de longue durée, Taylor passa une année à faire le tour du pays avec sa famille et il rencontra de nombreux officiers. Durant cette période, il commença à s’intéresser à la politique et il correspondit avec le président William Henry Harrison. Il fut nommé commandant du second département de la division occidentale de l’armée en mai 1841 qui correspondait à un large territoire à l’ouest du Mississippi et au sud du 37e parallèle nord. Stationné dans l’Arkansas, Taylor profita de plusieurs années paisibles et consacra autant de temps aux questions militaires qu’à ses affaires privées.

En 1836, la république du Texas fit sécession du Mexique et proclama son indépendance. En prévision de l’annexion du Texas par les États-Unis, Taylor fut envoyé en avril 1844 à Fort Jesup en Louisiane pour s’opposer à de possibles tentatives mexicaines pour reprendre le contrôle du territoire. Il y resta jusqu’en juillet 1845 et lorsque l’annexion devint imminente, le président James K. Polk lui ordonna de se déployer dans le territoire disputé « à proximité du Río Grande ». Taylor choisit de s’installer à Corpus Christi pour passer l’hiver.

Les troupes de Taylor se rapprochèrent du Río Grande en mars 1846 car les négociations avec le Mexique avaient échoué et la guerre semblait  imminente. Les combats commencèrent le 25 avril lorsqu’une patrouille américaine fut attaquée par une importante force mexicaine. Ayant appris l’incident, Polk déclara au Congrès que la guerre entre les États-Unis et le Mexique avait commencé. En mai, Taylor commanda les troupes américaines durant les batailles de Palo Alto et de Resaca de la Palma au cours desquelles il repoussa des forces mexicaines supérieures en nombre. Ces victoires en firent un héros national et quelques semaines plus tard, il fut breveté major général et reçut les félicitations officielles du Congrès. La presse le compara à George Washington et Andrew Jackson, deux généraux qui avaient accédé à la présidence ; Taylor indiqua cependant qu’il n’avait aucune intention de briguer cette fonction : « Une telle idée n’a jamais traversé mon esprit et il est probable qu’elle ne traverse pas l’esprit de toute personne sensée ».

En septembre, Taylor infligea de lourdes pertes aux défenseurs mexicains durant la bataille de Monterrey. La ville de Monterrey était considérée comme « imprenable » mais elle tomba en seulement trois jours et les forces mexicaines se replièrent. Il fut néanmoins critiqué pour avoir signé une trêve plutôt que d’avoir exigé une reddition totale. Par la suite, la moitié de l’armée de Taylor rejoignit les troupes du général Winfield Scott qui assiégeaient Veracruz. Le général mexicain Antonio López de Santa Anna apprit, grâce à l’interception d’une lettre de Scott, que Taylor ne disposait plus que de 6 000 hommes dont une grande partie de volontaires. Santa Anna profita de l’occasion et attaqua avec ses 20 000 hommes. Lors de cette bataille de Buena Vista en février 1847, les pertes s’élevèrent à 700 du côté américain et 1 500 du côté mexicain. Les forces mexicaines préférèrent se replier et les Américains remportèrent l’une de leurs plus importantes victoires de la guerre. Taylor resta à Monterrey jusqu’à la fin du mois de novembre 1847 avant de rentrer chez lui. Même s’il passa l’année suivante à la tête de l’ensemble de la division occidentale, sa carrière d’active était terminée. En décembre, il fut accueilli en héros à la Nouvelle-Orléans et Bâton-Rouge et sa popularité en faisait un possible candidat pour l’élection présidentielle de 1848.

Du fait de son statut de militaire de carrière, Taylor ne s’était jamais prononcé sur des questions politiques et n’avait jamais voté avant 1848. Il se considérait comme un indépendant, croyait que le pays avait besoin d’un système bancaire solide et stable et jugeait que le président Andrew Jackson n’aurait pas dû être autorisé à laisser la Second Bank of the United States s’effondrer en 1836. Pour lui les discussions sur l’expansion de l’esclavage vers l’Ouest des États-Unis n’avaient pas de sens car ni le coton, ni le sucre produits en grandes quantités grâce à l’esclavage ne pouvaient y pousser facilement via une économie de plantation. Il était également un  nationaliste convaincu et du fait de son expérience de la guerre, considérait que la sécession n’était pas une bonne façon de résoudre les problèmes du pays. Taylor, même s’il n’adhérait pas à leur position sur les droits de douane protectionnistes, se rapprochait des idées des whigs sur l’organisation politique. Comme eux il pensait que le président ne devait pas avoir de droit de veto sur des lois à moins qu’elles ne contreviennent à la Constitution, qu’il ne devait pas interférer avec le Congrès et que le Cabinet devait disposer d’un pouvoir fort.

Bien avant sa victoire à Buena Vista, des groupes politiques s’étaient formés pour soutenir une candidature présidentielle de Taylor. Ses soutiens formaient un rassemblement disparate de whigs, de démocrates, de nordistes, de sudistes et d’alliés et d’opposants de dirigeants nationaux tels qu’Henry Clay et James K. Polk. À la fin de l’année 1846, l’opposition de Taylor à une campagne présidentielle avait commencé à s’affaiblir et il devenait clair que ses idées se rapprochaient de plus en plus de celles des whigs. Il maintenait pourtant qu’il n’accepterait de se présenter que comme un indépendant et non comme le membre d’un parti56. Alors que la convention whig approchait, Taylor déclara qu’il avait toujours été proche des idées whigs mais qu’il se considérait comme un républicain-démocrate. De nombreux sudistes pensaient que Taylor soutenait l’esclavage et son adoption dans les nouveaux territoires pris au Mexique et certains furent ulcérés quand il suggéra que s’il devenait président, il ne s’opposerait pas au Wilmot Proviso qui interdisait une telle expansion. Cette position ne lui apporta cependant pas le soutien des activistes anti-esclavage au nord qui voulaient que Taylor se prononce fermement en faveur du texte et non qu’il promette de ne pas y apposer son veto. La plupart des abolitionnistes lui étaient également opposés car il possédait des esclaves. La plupart des sudistes savaient aussi que Taylor défendait les droits des États et était opposé aux droits de douane protectionnistes et aux dépenses fédérales pour financer des infrastructures.

La convention whig choisit Taylor comme candidat à la présidence et nomma Millard Fillmore, un avocat de l’État de New York et le président de l’United States House Committee on Ways and Means (« Comité sur les objectifs et les moyens ») pour briguer la vice-présidence ; il avait d’ailleurs été pressenti pour briguer cette fonction en 1844. Le choix de Fillmore était en grande partie une tentative pour apaiser les whigs nordistes furieux du choix d’un sudiste propriétaire d’esclaves mais aucune des composantes du parti n’était satisfaite du ticket final. Taylor continua de minimiser son rôle dans la campagne et préféra ne pas rencontrer directement les électeurs ou expliciter ses opinions politiques. Sa campagne fut dirigée avec talent par le sénateur John J. Crittenden du Kentucky, un ami et l’un de ses premiers soutiens politiques, et elle reçut un soutien de poids en la personne du sénateur Daniel Webster du Massachusetts. Taylor remporta l’élection face au candidat démocrate Lewis Cass et au candidat du sol libre Martin Van Buren.

Devenu président-élu, Taylor resta à l’écart de Washington et ne  démissionna de son commandement de la division occidentale qu’en janvier 1849. Il passa les mois qui suivirent son élection à former son cabinet. Il prit tout son temps pour faire ses choix à la grande frustration de ses collègues whigs. Malgré son mépris du clientélisme et des tactiques politiciennes, il reçut de nombreuses demandes pour des nominations à des postes dans son administration.

Même s’il n’allait pas nommer de démocrates, Taylor voulait que son cabinet reflètât les diverses tendances de la nation et il répartit les postes de manière géographique. Il voyait Crittenden comme le pivot de son administration et lui offrit la fonction de secrétaire d’État, mais celui-ci préféra rester gouverneur du Kentucky, fonction à laquelle il venait d’être élu. Taylor se reporta alors sur John M. Clayton, un proche de Crittenden.

Taylor commença son voyage vers Washington à la fin du mois de janvier et le trajet fut affecté par le mauvais temps, les retards, les accidents et les maladies. Il arriva finalement dans la capitale le 24 février et rencontra le président sortant Polk. Ce dernier tenait Taylor en faible estime et le jugeait en privé « parfaitement non qualifié pour la fonction » de président. Taylor passa la semaine suivante avec les élites politiques dont certaines furent peu impressionnés par son apparence et son comportement. Moins de deux semaines avant son investiture, il rencontra Clayton et finalisa hâtivement la composition de son cabinet.

Le mandat de Taylor commençait le dimanche 4 mars mais il refusa de prêter serment le jour du Seigneur. Dans son discours d’investiture, Taylor évoqua les nombreux problèmes de la nation mais revendiqua un style de gouvernement basé sur le compromis et le respect du Congrès plutôt que sur la prééminence du pouvoir exécutif. Durant l’été 1849, il visita le Nord-Est des États-Unis pour se familiariser avec cette région qu’il connaissait mal. Il souffrit de maux d’estomac durant tout le voyage et rentra à  Washington en septembre.

Le chef de la majorité whig au Sénat, Henry Clay, joua un rôle central dans les débats sur l’intégration des nouveaux territoires dans l’Union. Même si ses positions étaient proches de celles de Clay, Taylor resta toujours à l’écart de ce dernier ; les historiens sont en désaccord sur les raisons de cet évitement. Avec l’aide du sénateur Daniel Webster du Massachusetts, Clay développa le compromis de 1850. La proposition autorisait la Californie à entrer dans l’Union en tant qu’État abolitionniste tandis que le Texas abandonnait ses revendications sur l’est du Nouveau-Mexique. L’esclavage était maintenu dans le district de Columbia mais le commerce des esclaves y était interdit. À l’inverse, les sudistes obtenaient l’abandon du Wilmot Proviso et les territoires de l’Utah et du Nouveau-Mexique, qui restaient sous contrôle fédéral, pourraient en principe décider de devenir des États esclavagistes. Une stricte loi sur les esclaves fugitifs fut également adoptée pour contourner les législations nordistes qui empêchaient les sudistes de récupérer leurs esclaves en fuite au Nord85. Les négociations sur le texte furent houleuses et les tensions culminèrent quand Taylor menaça de déployer des troupes fédérales au Nouveau-Mexique pour protéger sa frontière avec le Texas. Malgré sa popularité et son importance, le compromis fut rejeté à plusieurs reprises en raison des extrémistes des deux bords.

Aucune grande réforme n’arriva donc sur le bureau de Taylor durant sa présidence et ses derniers jours furent assombris par l’affaire Galphin. Avant de rejoindre l’administration Taylor, le secrétaire à la Guerre George W. Crawford était avocat et avait défendu le cas de George Galphin, un marchand et un diplomate colonial que la Couronne britannique avait récompensé pour ses négociations avec les Amérindiens. Du fait du déclenchement de la Révolution américaine, Galphin n’avait pas été payé pour ses services mais la dette britannique fut transférée au gouvernement américain. Après des années de combats judiciaires, ses héritiers furent finalement remboursés de la somme initiale mais l’administration Polk ne leur accorda pas le paiement des intérêts qui représentaient presque quatre fois la somme de départ.

Après sa nomination au sein du Cabinet, Crawford profita de ses relations avec le secrétaire au Trésor William M. Meredith et le procureur général Reverdy Johnson pour obtenir le paiement des intérêts. Cela fut fait en avril 1850 mais l’accord prévoyait que Crawford touche près de 100 000 $ (2 900 000 $ de 2011) soit la moitié de ce que touchèrent les héritiers de Galphin. De fait, deux membres du Cabinet avaient attribué une somme énorme d’argent public à un troisième. Une commission d’enquête de la Chambre des représentants jugea que Crawford n’avait commis aucun délit mais elle désapprouva qu’il ait accepté l’argent. Taylor, qui réfléchissait à une réorganisation de son Cabinet, devait maintenant affronter un scandale politique.

Source : Wikipédia.

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