Willy Coppens, as de l’aviation belge.

Willy Coppens (Willy Omer François Jean Coppens de Houthulst) (né le 6 juillet 1892 à Watermael-Boitsfort et mort le 21 décembre 1986 à Anvers) est un as de l’aviation belge de la Première Guerre mondiale avec 37  victoires homologuées et six probables.


Willy Coppens est le fils de l’artiste-peintre orientaliste Omer Coppens.

Dans sa jeunesse, il se passionne pour la moto et, pendant les vacances passées en famille à La Panne, en 1907, il imagine et crée un char à voile qu’il monte et pilote avec fougue sur la plage. Le char monté sur pneus est doté d’une voile houari de 5 m2.

Milicien en 1912 dans un régiment de grenadiers, il est rappelé au début de la guerre. En octobre 1915, il passe dans l’aviation. Deux mois plus tard, il obtient son brevet civil en Angleterre, puis il est envoyé à l’école militaire belge d’aviation d’Étampes.

Durant la guerre, il est surnommé par les Allemands, le Diable bleu, car il a fait peindre en bleu turquoise son avion, un Hanriot HD 1.

Le 18 février 1918, par exemple, il traverse de long en large la capitale et va rendre visite à ses parents qu’il salue d’un battement d’ailes, puis rentre à sa base malgré les chasseurs allemands qui tentent de l’abattre.

Dans le ciel des Flandres, cet as du combat aérien s’était spécialisé dans la chasse aux Drachens (les ballons de repérage de l’artillerie) ce qui lui vaut le surnom du « tueur de Drachen ». Il emprunte aux Français une munition spéciale, les fusées Le Prieur, ancêtres des roquettes, avec lesquelles il fait des ravages contre les ballons ennemis. Cette munition impose de  s’approcher à moins de 50 mètres du ballon, ce qui est extrêmement risqué car les servants de l’engin sont fortement armés et les troupes au sol tirent inlassablement sur tout avion intrus.

Le 14 octobre 1918, il est gravement blessé lors d’une mission ; il est amputé d’une jambe. Après la guerre, le lieutenant Coppens est promu capitaine et anobli par le roi Albert de Belgique sous le nom de chevalier Coppens de Houthulst, du nom de la forêt au-dessus de laquelle il remporta plusieurs de ses victoires. Il est décoré par la Belgique (Ordre de Léopold II, Ordre de la Couronne, Croix de Guerre et Officier de l’Ordre de Léopold avec Palme), par la France (Croix de Guerre et Légion d’honneur), par l’Angleterre (Military Cross et Distinguished Service Order) et par la Serbie l’Ordre de l’Aigle blanc. Le roi Albert Ier a dit de lui : « Là-haut, dans le ciel, vous avez montré ce que peuvent les Belges. » Et Willy Coppens d’ajouter «…grâce au Hanriot H.D.1 ».

Entre les deux guerres, il est attaché de l’armée de l’air belge auprès de la France, de la Grande-Bretagne, de l’Italie et de la Suisse. En septembre 1928, il effectue, un saut de 6 000 mètres en parachute, pulvérisant le record d’Europe détenu alors par l’Allemagne. Il prend sa retraite à Genève en Suisse en 1940 ; il y vit avec sa femme et ses deux enfants. Durant la guerre, il intervient, via la Croix-Rouge et les organisations internationales, pour aider et secourir les prisonniers belges en Allemagne.

Après la guerre, il revient habiter La Panne, près des lieux où il s’était, jadis, illustré. Peu avant sa fin, il s’installe dans une résidence à Anvers où il meurt le 21 décembre 1986.

Anecdote : un jour, Coppens rentre à la base dans un appareil très abîmé pendant sa mission. Comme on l’en félicite, il répond : « Bien sûr que je l’ai ramené, j’en avais besoin pour rentrer ! ».

Source : Wikipédia.

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