William Richard Tolbert, ancien président du Libéria.

William Richard Tolbert, Jr. (13 mai 1913 – 12 avril 1980) était un homme politique libérien, président de la République du Libéria de 1971 à sa mort en 1980. Pasteur baptiste, il a été président de l’Alliance baptiste mondiale de 1965 à 1970. Il fut aussi président de l’OUA entre 1979 et 1980.


Après une carrière dans la fonction publique, il est élu député du True Whig Party, le parti unique libérien, en 1943. Il est le vice-président de William Tubman à partir de 1951, et ce jusqu’à la mort de ce dernier, en 1971, quand il lui succède à la tête du pays.

Il est ordonné pasteur baptiste et devient président de l’Alliance baptiste mondiale en 1965 jusqu’en 1970.

En 1971, il devient président du Libéria. Durant son mandat, il assouplit le régime du True Whig. Il autorise par exemple, en 1973, la création d’une Alliance Progressiste du Libéria, le premier parti d’opposition de l’histoire du pays. Il doit néanmoins faire face à un mécontentement grandissant, en grande partie dû aux inégalités sociales existant entre les autochtones, représentant 95 % de la population, et l’élite privilégiée afro-américaine, composée des descendants des esclaves américains installés au Libéria depuis 1821.

Le Libéria était un État à parti unique depuis 1877. Cependant, en 1973, le pays est revenu à un système bipartite lorsque l’ Alliance progressiste du Libéria, dirigée par Gabriel Baccus Matthews , a été reconnue comme parti d’opposition légitime. Tolbert a été l’un des premiers dirigeants africains à approuver le multipartisme dans son pays à côté du Sénégal de Léopold Sédar Senghor.

La pendaison publique de sept personnes condamnées pour ces meurtres
Entre 1965 et 1977, plus de 100 meurtres ont eu lieu autour de Harper dans le comté de Maryland, dont beaucoup impliquaient des mutilations et le prélèvement de parties du corps. Au cours des années 1970, les Libériens du comté de Maryland étaient constamment menacés de meurtres rituels. Entre novembre 1976 et juillet 1977, 14 personnes avaient disparu dans le comté, ce qui a incité Tolbert à licencier le surintendant du comté de  Maryland, James Daniel Anderson, pour avoir omis de signaler les personnes disparues et de déclarer publiquement « Quiconque tue délibérément : la loi tuera cette personne “.  Douze suspects ont finalement été arrêtés; sept, dont quatre fonctionnaires, ont été condamnés et  exécutés.

Ces tensions sociales sont particulièrement vives à partir de 1979. Au mois d’avril, une immense manifestation parcourt les rues de Monrovia en protestation contre l’augmentation du prix du riz. Le président Tolbert fait donner la troupe. 70 manifestants au moins sont abattus ou piétinés. Cet incident met le feu aux poudres. Pendant toute l’année qui va suivre, émeutes et manifestations ébranlent le pays. Tolbert tente en vain de restaurer l’ordre en faisant arrêter les leaders de l’opposition, mais ses tentatives restent vaines et le désordre grandit.

Au matin du 12 avril 1980, un groupe de soldats se rend à la résidence du président pour réclamer le paiement de leurs soldes1. À leur tête, le sergent-chef Samuel Doe. Trouvant la maison sans garde et le président encore au lit, ils prennent le parti de massacrer Tolbert, qui est immédiatement poignardé devant sa femme dans sa chambre et mis à la porte. Le sergent Doe devient ainsi le 21e président de la République du Libéria.

Source : Wikipédia.

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