Ville de Vienne (Autriche).

Vienne est la capitale et la plus grande ville de l’Autriche ; elle est aussi l’un des neuf Länder (État fédéré) du pays (en allemand : Bundesland Wien).

La ville est située dans l’est du pays et traversée par le Danube (Donau). Capitale du duché puis archiduché d’Autriche, elle fut de fait celle du monde germanique durant le règne de la maison de Habsbourg (devenue en 1745 la maison de Habsbourg-Lorraine) sur le Saint-Empire romain germanique (1273 – 1291, 1298 – 1308, 1438 – 1806) puis présida la Confédération germanique (1815 – 1866). Elle fut en même temps celle de l’empire d’Autriche (1804 – 1867) puis de l’Autriche-Hongrie (1867 – 1918). Elle a été le point de départ de la crise bancaire de mai 1873. Depuis plusieurs années, elle figure dans les premières places de nombreux classements internationaux récompensant la qualité de vie des métropoles. Par exemple, la ville est en tête du classement selon l’indice Mercer évaluant le coût de la vie et la qualité de vie de 221 villes dans le monde.

Peuplée d’environ 1,9 million d’habitants, Vienne est le principal centre culturel, politique et économique de l’Autriche. Jusqu’au début du XXe siècle, elle est la plus grande ville germanophone au monde. Elle est aujourd’hui deuxième derrière Berlin. C’est la 6e plus grande ville de l’Union européenne par la population municipale.

Vienne est un important centre politique international, notamment en raison de la neutralité autrichienne, puisqu’y siègent l’OSCE, l’OPEP et diverses agences de l’ONU, comme l’Agence internationale de l’énergie atomique, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime ou l’ONUDI. En 1958, Vienne partage avec La Haye le prix de l’Europe. Par ailleurs, la ville a été le lieu de signature d’un grand nombre de conventions et traités internationaux. Entre 2005 et 2010, Vienne a été la première destination mondiale pour les congrès et conventions internationales.

Surnommée la « Ville des rêves » parce que l’inventeur de la psychanalyse, Sigmund Freud, y résida, ou encore la « Ville de la musique », en raison de l’influence considérable que la ville a eue dans le domaine de la musique, notamment à travers le classicisme viennois. Vienne accueille environ 6 millions de touristes chaque année. Grâce à sa riche histoire, elle bénéficie d’un patrimoine culturel et architectural remarquable. Depuis 2001, le centre historique de Vienne est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.


L’origine de Vienne remonte au VIe siècle avant l’ère chrétienne, lorsque des Celtes y fondent une cité sous le nom Vindobona (ville blanche). En 15 av. J.-C., Vindobona devient un important fort romain de la province de Pannonie, défendant le limes, la frontière de l’Empire romain, qui fait face aux peuples germains situés plus au nord. Les vestiges archéologiques de la période romaine de Vienne sont néanmoins extrêmement modestes.

Au cours du Moyen Âge, Vienne devient successivement le siège des Babenberg (comtes puis ducs d’Autriche), puis des Habsbourg. Lorsque ces derniers accèdent au statut d’empereur, la ville devient la capitale du Saint-Empire romain germanique. Elle est cependant rapidement confrontée à la montée en puissance de l’Empire ottoman dont les troupes l’assiégèrent à deux reprises :

En 1529, lors du premier siège de Vienne par les troupes du sultan Soliman le Magnifique, la résistance des Viennois et des 20 000 soldats permit de sauver la ville.
En 1683, lors du second siège, Vienne dut son salut à Charles V de Lorraine et à l’intervention des troupes polonaises de Jean III Sobieski lors de la bataille de Vienne. Pour avoir échoué, le grand vizir Kara Mustafa, commandant les troupes turques, fut décapité par le sultan Mehmed IV.
En 1815, grâce au talent de Metternich, la ville est le siège du Congrès de Vienne, qui définit la géopolitique pour un demi-siècle d’une Europe juste sortie des guerres napoléoniennes. Vienne est alors capitale d’un Empire d’Autriche qui s’étend de Milan à Lwow et de Prague à Raguse, incluant Venise, Zagreb, Cracovie et Budapest. En 1873, la ville accueille une exposition universelle au cours de laquelle démarre la crise bancaire de mai 1873, appelé aussi Krach de Vienne, le plus grand de l’histoire boursière.

La Première Guerre mondiale met fin à l’empire d’Autriche-Hongrie, dont Vienne était la capitale depuis 1867. De 1918 à 1934, Vienne est surnommée Vienne la rouge, en raison de l’arrivée au pouvoir d’une coalition de sociaux-démocrates et de chrétiens-sociaux. La municipalité sociale-démocrate développa une politique ambitieuse, avec notamment un vaste programme de constructions de logements ouvriers. De plus, des soins médicaux gratuits sont mis en place et une imposition proportionnelle aux revenus est instaurée. La culture est nettement mise en avant : l’ « Arbeiterbildung » (la formation et culture ouvrière) règne en maître, et la ville abrite de nombreux intellectuels et artistes réputés internationalement. En 1934, les sociaux-démocrates sont écrasés par le régime de Engelbert Dollfuss. De nombreux cinémas et théâtres subventionnées par la municipalités ouvrent leurs portes, et le sport se démocratise. Cette expérience socialiste, soutenue par certains intellectuels renommés comme Otto Neurath et Sigmund Freud, inspire également un violent dégout dans les milieux conservateurs. La presse qualifie volontiers Vienne la rouge de « création juive » aux mains du « bolchevisme ».

En 1938, Vienne et toute l’Autriche sont rattachées à l’Allemagne nazie lors de l’Anschluss.

Le 13 avril 1945, l’ opération Offensive Vienne permet aux forces soviétiques d’occuper la ville.

Après la défaite du régime nazi, Vienne est découpée en 4 secteurs  d’occupation répartis entre les vainqueurs, de la même façon que Berlin.

En 1955, en pleine guerre froide, l’Autriche obtient son indépendance par le traité d’État autrichien et devient neutre sur le plan international. Vienne se modernise alors et devient, grâce notamment à la neutralité autrichienne, le siège d’organisations internationales comme l’ONU (Vienna International Centre) ou encore l’OPEP.

Source : Wikipédia.

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