Ville de Toronto (Canada).

Toronto est la ville la plus peuplée du Canada et la capitale de la province de l’Ontario. Elle se situe dans le Sud-Est du Canada, sur la rive nord-ouest du lac Ontario. La ville de Toronto compte plus de 2,9 millions d’habitants, faisant d’elle la quatrième ville la plus peuplée en Amérique du Nord. Le grand Toronto (GTA) compte plus de 7 millions d’habitants en 2020. La mégalopole du Golden Horseshoe, est le cœur, plus de 9,2 millions d’habitants en 2016, soit le quart de la population canadienne. Ville mondiale, Toronto est le centre bancaire, financier, commercial et artistique du Canada anglophone, et l’une des villes les plus multiculturelles et cosmopolites au monde.

Les habitants de Toronto sont appelés les Torontois, the Torontonians en anglais.

La région de Toronto, située sur un vaste plateau en pente jalonné de rivières, de ravins et de forêts, est habitée depuis plus de 10 000 ans. Après la brève installation d’un fort par les Français puis l’achat contesté de la région au peuple Mississauga par la Couronne britannique, les colons anglais fondent en 1793 la ville d’York, qui devient la capitale du Haut-Canada. Pendant la guerre de 1812, la ville est le théâtre de la bataille d’York et subit de lourds dégâts par les troupes américaines. York est renommée Toronto en 1834. Elle est désignée capitale de la province de l’Ontario en 1867 par la Confédération canadienne. La ville s’est depuis étendue au-delà de ses frontières d’origine, à la suite de plusieurs fusions, jusqu’à atteindre la superficie actuelle de 630,2 km2.

La population particulièrement cosmopolite de Toronto reflète son rôle historique de destination des immigrants au Canada. Plus de 50 % des résidents appartiennent à un groupe de minorités visibles et plus de 200 origines ethniques distinctes sont représentées parmi ses habitants. Bien que la majorité des Torontois parlent l’anglais principalement, plus de 160 langues sont parlées dans la ville.

Toronto est devenu un important centre de musique, théâtre, de production cinématographique et télévisuelle. Elle abrite le siège des principaux  réseaux de diffusion et des médias nationaux du Canada. Ses institutions culturelles variées, qui comprennent de nombreux musées et galeries d’art, des festivals et événements publics, des quartiers de divertissement, des lieux historiques nationaux et des activités sportives, attirent plus de 25 millions de touristes chaque année. Toronto est connue pour ses nombreux gratte-ciel, en particulier la plus haute structure autoportante de l’hémisphère occidental, la tour CN.

La ville abrite la Bourse de Toronto, le siège des cinq plus grandes banques du Canada et de nombreuses autres grandes sociétés canadiennes et multinationales, de tous les secteurs économiques. Elle abrite aussi de nombreux établissements d’enseignement supérieur, dont l’université de Toronto qui figure parmi les plus réputées au monde.

Toronto apparaît régulièrement dans les classements des meilleures villes en termes de qualité de vie, malgré un coût de la vie important.


La région de Toronto est habitée par des autochtones depuis plus de 10 000 ans, et notamment les Iroquois à l’arrivée des premiers colons. Les Français y fondent un fort du nom de Fort Rouillé en 1750, dont le site est abandonné en 1759.

Au cours de la Révolution américaine, la région de Toronto est le refuge de nombreux colons britanniques loyalistes en provenance des provinces américaines instables. L’arrivée de ces réfugiés loyalistes pousse les autorités britanniques à diviser la Province de Québec en deux parties avec l’Acte constitutionnel de 1791. La colonie du Haut-Canada (par opposition au Bas-Canada) est ainsi établie sous le gouverneur John Graves Simcoe (1752-1806).

Simcoe s’établit d’abord à Newark (Niagara-on-the-Lake). En 1793, après l’achat contesté au peuple Mississauga d’un site sur le lac Ontario par la Couronne britannique, Guy Carleton, connu comme baron Dorchester, gouverneur général du Canada, accepte la fondation d’une ville que Simcoe nomme York, d’après Frederick, duc d’York et Albany, le second fils du roi George III. Le 1er février 1796, Simcoe choisit York comme capitale du Haut-Canada en remplacement de Newark, en considérant que la nouvelle ville est moins vulnérable aux attaques américaines. Il y installe le gouvernement et l’Assemblée législative du Haut-Canada. Fort York est construit à l’entrée du port naturel de la ville, abrité par un long banc de sable en forme de péninsule.

Durant la guerre de 1812, la ville est le théâtre de la bataille d’York en 1813. La reddition de la ville est négociée par John Strachan. Au cours des cinq jours d’occupation, les soldats américains détruisent une grande partie de Fort York, mettent le feu aux bâtiments abritant le parlement et pillent la ville. Le sac d’York sera la justification de l’incendie de Washington par les troupes britanniques en 1814.

Le 6 mars 1834, l’agglomération d’York devient Toronto, l’année de son incorporation comme ville (l’ancien nom d’York reste inscrit dans la cartographie du Toronto actuel par l’existence des quartiers York, East York et North York). À cette époque Toronto compte environ 9 000 habitants, dont de nombreux anciens esclaves afro-américains qui avaient fui les Black Codes instaurés dans certains États. L’esclavage est aboli dans tout le Haut-Canada en 1834. Le politicien réformiste William Lyon Mackenzie devient le premier maire de la ville de Toronto. C’est lui qui dirige la rébellion infructueuse du Haut-Canada en 1837 contre le gouvernement colonial britannique.

Toronto avait été au xviiie siècle le nom donné à un lac se trouvant à environ 120 kilomètres au nord de l’agglomération, rebaptisé lac Simcoe en 1793. Puis, par une de ces dérives toponymiques assez typiques en Amérique du Nord, ce fut le nom d’une petite rivière qui arrose le site actuel de la ville et qui s’appelle aujourd’hui la rivière Humber. C’est d’après le nom de cette Rivière Toronto que fut dénommée initialement la ville, sans doute sur le modèle de Chicago qui avait été nommée d’après une des baies du lac Michigan. Le mot Toronto signifie « l’endroit où les racines des arbres trempent dans l’eau » dans un dialecte mohawk de l’est du Canada. La périphrase française usuelle pour Toronto est la Ville-Reine.

Au XIXe siècle, Toronto est la principale destination des immigrants au Canada et la croissance de la ville est particulièrement rapide. Un afflux de population particulièrement important a lieu au cours de la Grande famine en Irlande (1845-1852). En 1851, la population d’origine irlandaise est le groupe ethnique le plus important de la ville.

Au cours de son histoire, Toronto a été choisie à deux reprises comme capitale de la province du Canada : une première fois entre 1849 et 1852, à cause de l’attentat et la destruction du parlement à Montréal, puis une deuxième fois entre 1856 et 1858. Lors de la création de la province de l’Ontario en 1867, Toronto en est choisie comme capitale par la Confédération canadienne. Le siège de l’Assemblée législative et du gouvernement de l’Ontario est situé dans Queen’s Park. La ville de Toronto accueille également du fait de son statut de capitale provinciale la résidence du lieutenant-gouverneur, représentant de la Couronne.

Au XIXe siècle, un important système de traitement des déchets est construit et les rues sont éclairées par un éclairage au gaz. Des lignes de chemin de fer longues distances sont construites. La compagnie de chemin de fer du Grand Tronc du Canada et la Northern Railway of Canada se réunissent dans la construction de la première Gare Union au centre-ville où s’arrête notamment la Toronto Belt Line Railway.

En 1891, les tramways à traction hippomobile sont remplacés par des véhicules électriques quand la ville de Toronto accorde une franchise de trente ans à la Toronto Railway Company. En 1921, les transports en commun passent sous le contrôle de la municipalité avec la création de la Toronto Transportation Commission, renommée plus tard en Toronto Transit Commission.

En 1904, le grand incendie de Toronto détruit une partie importante du centre de Toronto. Si la ville est cependant rapidement reconstruite, les dégâts coûtent plus de dix millions de dollars de l’époque. Cet événement entraîne un durcissement de la législation en matière de sécurité incendie et le développement des services de pompiers de la ville.

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe, la ville de Toronto accueille à nouveau de nombreux immigrants, principalement des Allemands, des Français, des Italiens et des Juifs venus de différents pays d’Europe de l’Est. Ils sont bientôt suivis par des Chinois, des Russes, des Polonais et des immigrants d’autres pays d’Europe de l’Est. Ceux-ci vivent souvent dans des baraques surpeuplées situées dans des quartiers pauvres comme The Ward, sur lequel a été construit la nouvelle mairie dans les années 1960. Malgré sa croissance importante, Toronto reste dans les années 1920 la seconde ville du Canada sur le plan économique et sur celui de la population, derrière la ville plus ancienne de Montréal. Néanmoins, en 1934, la bourse de Toronto devient la plus importante du pays.

En 1951, la population de Toronto dépasse le million d’habitants avec le commencement d’une grande suburbanisation. En 1953 la municipalité du Toronto Métropolitain (Municipality of Metropolitian Toronto) est créée par le gouvernement de l’Ontario pour regrouper plusieurs municipalités de l’ancien comté d’York, notamment North York, Scarborough et Etobicoke.

En 1954, la ville est frappée par l’ouragan Hazel. 81 personnes sont tuées dans la région de Toronto, près de 1 900 familles se retrouvent sans logement et l’ensemble des dégâts est estimé à plus de 25 millions de dollars.

À cette époque, plusieurs entreprises d’importance nationale et multinationale déménagent leur siège social de Montréal à Toronto et dans d’autres villes de l’Ouest canadien en partie en raison de l’incertitude politique qui régnait à cause de la résurgence des mouvements souverainistes au Québec.

Dès les années 1960, de grands projets immobiliers sont entrepris comme la construction de la First Canadian Place, haute tour (72 étages) blanche du centre-ville qui sera le premier grand projet du futur milliardaire Paul Reichmann.

En 1971, Toronto compte plus de deux millions d’habitants. Dans les années 1980, elle devient la ville la plus peuplée et le principal centre économique du Canada, dépassant Montréal.

En 1998, la municipalité régionale disparaît au profit d’une seule ville, Toronto. Son premier maire est Mel Lastman, l’ancien maire de North York (devenu un quartier du nord du nouveau Toronto). John Tory est le maire de Toronto à partir de 2014.

Source : Wikipédia.

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