Ville de Tamatave (Toamasina), Madagascar.

Toamasina (ou Tamatave pour son nom français), est une grande ville portuaire d’environ 379 000 habitants dans l’est de Madagascar, chef-lieu de la région d’Atsinanana (en français « Est ») et de l’ancienne province de Toamasina (jusqu’en 2009). La deuxième ville du pays est située à 353 km au nord-est de la capitale, Antananarivo. Sa superficie de 28 km² correspond au district de Toamasina-I ; son aire urbaine est estimée à 458 000 habitants en 2021

Au niveau géographique, la ville est située entre d’un côté l’océan Indien, territoire des requins et de l’autre les lagunes et marais, la rendant difficile d’accès depuis l’intérieur des terres.

Le climat est de type tropical : températures chaudes et des pluies fréquentes tout au long de l’année (avec pour Tamatave une température moyenne de 24°C pour 3 500 mm de pluie par an). Les températures minimales se rencontrent en juillet et août avec 17°C, tandis les maximales sont en janvier et février avec 31°C. Au niveau des précipitations, le mois d’octobre est le plus sec avec seulement 108 mm de pluie, tandis que le mois de mars est le plus humide avec 384 mm.

De janvier à avril, la saison chaude est rythmée par les cyclones tropicaux qui peuvent parfois être extrêmement violents.


La ville prend son essor sous le règne de Radama Ier (1816-1828), qui l’utilise comme plateforme commerciale pour la traite des esclaves avec les puissances occidentales.

La présence de deux lignes de récifs coralliens protège la rade de Toamasina contre la haute mer et lui assure une sécurité relative.

Avec la colonisation française à la fin du XIXe siècle elle devient, au détriment de Majunga, le premier port de l’île et donc la principale fenêtre maritime du pays. La majorité du commerce avec les Britanniques transite alors par Toamasina. On y trouve également des maisons de négoce américaines, allemandes et suisses. Les Indiens sont aussi très nombreux, quant aux Chinois, ils possèdent à cette époque une centaine de magasins dans lesquels ils vendent surtout des denrées à l’usage des Européens, mais aussi du riz. La présence de plus en plus nombreuse de ces derniers porte préjudice à l’activité commerciale des autochtones, au point où l’administration coloniale finit par prendre des mesures, comme les taxes de capitation élevées, afin d’atténuer les effets de cette concurrence.

Toujours à la fin du XIXe siècle, un entrepreneur français prend l’initiative de construire un appontement du longueur de 200 à 500 mètres qui, éclairé la nuit, facilite les opérations d’embarquement et de débarquement tant des marchandises que des passagers, notamment durant les fortes houles.

Mais, résultat de constructions sommaires et fragiles, la ville est presque totalement détruite par le cyclone tropical du 3 mars 1927. La volonté de ses habitants et une aide financière conséquente de l’île Maurice permettent de reconstruire une ville plus moderne et mieux organisée.

Tamatave doit à la période coloniale son plan en damier autour de l’avenue de l’Indépendance, laquelle se termine par la place de la République s’ouvrant sur la mer.

En 1929, le premier port en eau profonde permettant de décharger directement à terre marchandises et passagers est construit par un consortium franco-allemand.

Source : Wikipédia.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.