Ville de Senlis (Oise).

Senlis est une commune française, sous-préfecture du département de l’Oise, en région Hauts-de-France. Elle se situe sur la Nonette, entre les forêts de Chantilly et d’Ermenonville au sud, et d’Halatte au nord, à quarante kilomètres au nord de Paris. Ses habitants sont appelés les Senlisiens.

De fondation antique, séjour royal durant le Moyen Âge, la cité conserve de sa longue histoire un riche patrimoine et possède plusieurs musées. La vieille ville est constituée d’un ensemble de maisons et ruelles anciennes ceintes de remparts gallo-romains et médiévaux, autour d’une cathédrale gothique. L’ensemble a été préservé par la création en 1962 d’un secteur sauvegardé de quarante-deux hectares. Depuis, la municipalité et les habitants mettent en valeur le patrimoine par la restauration des  monuments et de l’habitat ancien et l’organisation de manifestations culturelles, tout en développant une activité économique tertiaire à proximité de l’autoroute du Nord (A1). Senlis fait partie du parc naturel régional Oise-Pays de France.


La préhistoire a laissé des vestiges sur le territoire communal de Senlis, des outils en pierre, des enceintes circulaires en forêt d’Halatte et les menhirs des Indrolles, découvertes par Amédée Margry en été 1869 sur la parcelle 296 dans cette même forêt. Non loin de la route du Chêne à l’Image se trouve un autre roche, la Pierre qui Corne percée de nombreux trous, qui pourrait être un menhir. À Chamant, existait une allée couverte disparue de nos jours.

Les origines de Senlis en tant que ville remontent apparemment au IIe siècle avant notre ère quand une tribu gauloise, les Sylvanectes, réside dans les environs, sans que l’on sache s’ils possédaient un oppidum.

Vraisemblablement de fondation romaine, la ville est alors appelée Augustomagus — le « marché d’Auguste ». On y a trouvé les traces de temples, de domus et d’un édifice de spectacles antiques, ainsi que d’arènes, seul monument toujours existant de nos jours. Au IIIe siècle ou IVe siècle, Augustomagus s’entoure d’une muraille épaisse de quatre mètres et haute de sept à huit mètres, dotée de vingt-huit tours, pour faire face aux invasions barbares. La superficie enclose est de 6,38 ha, mais la ville s’étend bien au-delà de cette enceinte, comme le démontre, par exemple, l’emplacement des Arènes et le réseau orthogonal de certaines rues. À la fin du ive siècle, saint Rieul évangélise la contrée et devient le premier évêque de Senlis. Avec le traité d’Andelot en 587, Senlis est partagé entre Gontran Ier roi de Burgondie et son neveu Childebert II roi d’Austrasie, ce dernier gardant les deux tiers.

Lettre de Senlis, 1819.

La première mention d’un comté de Senlis date de 823. Plusieurs indices montrent que le château royal existe au plus tard vers le milieu du IXe siècle : en 854, le trésor royal se trouve à Senlis, et Charles le Chauve a daté de nombreuses chartes de Senlis.

Le comte Bernard de Senlis n’ayant pas d’héritier, la ville entre dans les possessions d’Hugues Capet au plus tard en 981, où il aurait été élu roi par ses barons en 987 avant d’être sacré à Noyon. La construction de la première cathédrale de Senlis commence à la fin du Xe siècle. Sous les Capétiens, Senlis est une ville royale, demeure des rois de France, d’Hugues Capet à Charles X.

Au XIe siècle, Senlis semble être une ville d’une certaine importance, avec son château royal, le siège d’un diocèse, une cathédrale, au moins trois autres églises paroissiales, trois abbayes, dont Saint-Vincent refondée en 1065 par Anne de Kiev. Un Concile s’y tint en mai 1048. La cathédrale Notre-Dame de Senlis nait à partir de 1154 sous l’impulsion du roi Louis VII. En 1170, l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem établit une commanderie, un hôpital et une église à Senlis. Cet ordre était un gros propriétaire immobilier dans la ville, avec jusqu’à cent-trente maisons dans son actif, qui en partie existent toujours.

Une charte communale est accordée à la ville en 1173 par le roi Louis VII, affranchissant les habitants de la ville et les soumettant à la justice de cette dernière, qui n’a plus de comptes à rendre qu’au roi directement. L’inconvénient est les redevances envers les différents seigneurs locaux dont la municipalité doit désormais s’acquitter afin qu’ils renoncent à leurs droits et respectent la charte. Le statut avantageux des habitants fait que des personnes venues d’ailleurs viennent s’y installer. Les affaires de la ville sont réglées par le maire et les magistrats municipaux ; la confirmation du roi n’est requise que dans des rares cas. Les maires de Senlis sont par ailleurs connus depuis 1184 en continu. Sous Philippe-Auguste, la construction d’une nouvelle enceinte est entamée, entourant les principaux quartiers de la ville à son achèvement en 1287. En 1232, la chapelle Saint-Étienne est érigée en paroisse, et la ville en compte désormais huit. Comme symbole de sa liberté, Senlis dispose d’un beffroi, construction mince et élancée, haute de vingt-six mètres, implantée à l’angle de la place de la Halle avec la rue Saint-Jean (démolie en 1802).

Flamme Daguin de Senlis, 1926.

Senlis connaît son apogée aux XIIe et XIIIe siècles. Elle vit du commerce de la laine, du cuir et de la fourrure. Une comparaison des plans de Senlis et de Paris au XIIIe siècle suggère que Senlis est alors plus grande que la capitale. Plusieurs halles spécialisées témoignent d’une intense activité marchande. Les moulins à eau se multiplient sur la Nonette, avec une dizaine de  l’abbaye de la Victoire jusqu’à Saint-Nicolas-d’Acy. La viticulture se développe, le sol sablonneux autour de la ville lui étant jugé favorable. Il paraît même que cette culture était la plus importante dans les environs immédiats de Senlis. Vers 1265, le bailliage de Senlis est créé, son territoire très vaste recouvre le Beauvaisis et le Vexin français.

Dès la fin du XIIe siècle, la situation financière de la commune devient préoccupante, avec des charges trop importantes, mais aussi des  malversations récurrentes, et en 1319, la commune criblée de dettes est supprimée sur la demande de la majorité des habitants. Des attournés remplacent le maire, officiant sous l’autorité du bailli, mais élus annuellement par les habitants en assemblée générale. Dans les faits, fort peu de choses changent, sauf que la ville ne s’autogouverne plus que grâce à la tolérance du bailli qui ne veut pas s’occuper directement des affaires de la ville.

La bastion de la porte de Meaux, ajoutée aux remparts médiévaux en 1544.
Senlis se transforme de plus en plus d’une ville commerçante vers une agglomération d’établissements religieux, le nombre de monastères atteignant les six, sans compter les hôpitaux et les chapitres. Ces établissements occupent beaucoup de place (plus de 30 % de la superficie de la ville à la fin du XVIIe siècle) et rachètent des maisons de particuliers pour s’agrandir.

La Guerre de Cent Ans commence à se ressentir à Senlis avec la grande Jacquerie, et la ville est attaquée par les nobles le 11 juin 1358, mais les habitants se défendent avec succès.

En septembre 1417, Senlis se fait persuader par le duc de Bourgogne, Jean sans Peur, de rejoindre son camp. Fin 1417, les bourguignons prennent aisément possession de Senlis. L’année suivante, le roi Charles VI confie à Bernard VII d’Armagnac la mission de reconquérir la ville rebelle. Senlis est assiégé fin avril 1418 et accepte une reddition moyennant la livraison de six otages volontaires à l’armée attaquante. Mais le secours arrive à la dernière minute. En colère, d’Armagnac fait décapiter quatre otages, et les Bourguignons font de même avec vingt soldats des Armagnacs. Les armées se retirent. Les capitaines des Bourguignons rejoignent le camp du roi, clamant que s’ils ont combattu les Armagnacs, ils seraient toujours fidèles au roi ; tournant donc le dos à leur ancien chef Jean sans Peur qui de toute façon n’était pas présent lors des combats.

Ainsi, la paix peut s’installer à Senlis, toute relative, car autour de la ville, les troubles continuent. Pour fuir les impôts prélevés afin de financer sa reconstruction, de nombreux citoyens s’installent ailleurs. L’économie est ruinée, et les champs ne sont plus labourés. Début 1425, Senlis est rançonné par les Anglais. Du 14 au 15 août 1429, la bataille de Montépilloy a lieu dans les environs. La trêve entre Charles VII et le duc de Bourgogne, Philippe le Bon, est signé en 1431 lors d’états généraux convoqués à Senlis.

En 1475, le traité de Senlis, appelé également « Paix de Senlis », est conclu par François II de Bretagne avec le roi de France Louis XI à l’abbaye royale Notre-Dame-de-la-Victoire près de Senlis.

En 1493, le roi Charles VIII, fils de Louis XI, signe le traité de Senlis avec le duc de Bourgogne Maximilien d’Autriche.

Au XVIe siècle, Senlis assure un rôle judiciaire important, accueillant plusieurs juridictions, bailliage, élection, grenier à sel ou eaux et forêts. Mais en 1582, la création du bailliage et présidial de Beauvais, puis les Guerres de Religion donnent un nouveau coup d’arrêt à son redressement. Les épidémies de peste à répétition — en 1564, 1580, 1582, 1583, 1584 et 1585 — mettent la ville à l’épreuve ; pendant le Moyen-Âge, il n’y avait eu qu’une seule épidémie, en 1334 – 1338. Durant les Guerres de religion, Senlis fait figure de modèle de concorde malgré la présence de protestants et des voisins qui succombent à la violence (massacres à Paris et à Meaux en 1572). En 1567, la ville échappe de peu à une attaque par une armée composée de réformistes français et allemands qui campent à Saint-Denis, Creil et Beaumont-sur-Oise. C’est en commençant par Senlis que Henri IV parvient progressivement à rallier la plupart des villes derrière lui, à plus forte raison depuis son abjuration du protestantisme le 25 juillet 1593, et vide la Ligue de sa substance.

Durant trois siècles, jusqu’au dernier quart du XIXe siècle, Senlis subit un lent déclin, perdant son rayonnement économique et une part de sa population. Les épidémies de peste avec leur influence néfaste sur le développement se poursuivent depuis 1564 jusqu’à la fin du XVIIe siècle et éclatent en 1624-1626, 1629-1630 ainsi qu’en 1694 et 1695. Le mal ne peut être endigué que par des mesures de quarantaine strictes et par des interdictions de se rendre à des villes où la peste sévit. Hormis ces taches d’ombre, les XVIIe et XVIIIe siècles sont une longue période de tranquillité et de paix, et jusqu’à la Révolution française, aucun événement d’envergure ne se produit.

À partir de 1753, la rue Royale (l’actuelle rue de la République) est percée dans le cadre de la rectification de la route de Flandre (la future RN 17, actuelle D 1017) et traverse la ville à l’est. C’est le début du démantèlement des fortifications, car les brèches ouvertes dans l’enceinte par la nouvelle route ne sont pas refermées. La porte Saint-Rieul est également démolie, et les esplanades du futur cours Thoré-Montmorency sont aménagées comme promenades pour les habitants. Des XVIIe et XVIIIe siècles, la ville a hérité un certain nombre d’hôtels particuliers, mais avec l’exception de la rue Royale, aucun aménagement urbain d’envergure n’est entrepris.

Le nombre d’habitants stagne autour des 4 672 recensés en 1765. Le bailliage de Senlis comprend encore les châtellenies royales de Senlis, Compiègne, Creil, Pontoise, Chaumont-en-Vexin et la majeure partie du Vexin français. Même si Senlis n’est plus une ville importante à la fin de l’Ancien Régime, elle est décrite comme très propre, avec des vastes maisons, presque toutes dotées d’un jardin. L’aisance y serait générale, on y mangerait des aliments d’une bonne qualité et l’on y jouirait d’une bonne santé, avec beaucoup de personnes atteignant un âge avancé.

Trois mois après la Révolution française, la loi martiale entre en application le 27 octobre 1789. L’événement marquant de la fin de l’année est  « l’attentat de Senlis » commis par l’horloger Billon contre un cortège de la Garde nationale, faisant deux morts et puis davantage de victimes encore avant son arrestation. La période révolutionnaire voit la suppression du diocèse de Senlis et des établissements religieux, à l’exception de l’hôpital de la Charité et de l’Hôtel-Dieu. Grâce à une municipalité libérale dans un premier temps, la cathédrale reste ouverte au culte catholique. Dans un deuxième temps, une nouvelle municipalité empreinte de zèle révolutionnaire s’installe, veillant toutefois au maintien de l’ordre, respectant les propriétés privées et évitant les débordements.

Sous la Convention nationale, cette situation change à partir du 1er août 1793 avec le début de la Terreur. La peur règne sous l’influence des dénonciations calomnieuses, et la crise économique se fait sentir. Des fêtes civiques sont ordonnées à maintes occasions en dépit de la pénurie en denrées de tout genre. La cathédrale est transformée en temple de la Raison en février 1794. Senlis doit nourrir des dizaines de milliers de soldats et leurs chevaux en passage. Au mois de mai, il n’y a plus de provisions que pour dix jours. La fête de l’Être suprême est toutefois pompeusement célébrée du 4 au 8 juin, avec l’inauguration d’un nouveau lieu de culte, la Sainte Montagne. À la veille du Directoire, la situation se normalise à partir du mois de mai 1795.

Au début du XIXe siècle, l’infrastructure de la ville est timidement modernisée. L’éclairage public est instauré en 1808, et la numérotation des maisons débute en 1815 puis est interrompue, pour n’être reprise qu’en 1837. Mais avec les bulletins de victoire qui s’arrêtent, la crise morale puis économique s’installe en 1812. Fin mars 1814, la Campagne de France s’achève, mais non sans une dernière péripétie dans la région : Senlis est brièvement occupé par les Prussiens du 1er au 2 avril, sans subir des violences. L’invasion se répète le 28 juin 1815 quand le maréchal Blücher séjourne pendant quelques jours dans les environs. Cette invasion durera jusqu’en début novembre, et la ville souffre des lourdes réquisitions, mais il n’y a pas de représailles.

Une usine de chicorée est ouverte dans l’ancien Hôtel-Dieu, ainsi que plus tard, une féculerie. Elles emploient jusqu’à cent, respectivement deux cents ouvriers. L’abbaye Saint-Vincent est transformée en filature de coton, donnant du travail jusqu’à cinq cents personnes, surtout femmes et enfants. Dans les environs, des carrières de calcaire pour la construction occupent un nombre important d’ouvriers. Huit fours à chaux sont actifs. Mais l’économie périclite bientôt de nouveau, et l’industrie textile disparaît progressivement ; seule l’industrie du cuir restant active. Les foires ont perdu leur ancien éclat, et des jusqu’à quatre foires annuelles, ne subsiste en 1835 que la foire Saint-Rieul, se tenant chaque printemps pendant huit jours à partir du 23 avril. Au propos des marchés, il est intéressant de signaler que les marchés hebdomadaires ont déjà lieu les mardi et vendredi, comme à l’époque actuelle. La circulation routière est à son apogée en ce début de la Révolution industrielle ; de nombreux services de diligences, voitures de postes, messageries et roulages transitent par Senlis, et avec la circulation individuelle et les cavaliers qui s’y ajoutent, encombrent la rue Royale.

L’année 1832 marque les annales de Senlis pour son épidémie de choléra, touchant quatre cents personnes des deux sexes et de toutes classes et conditions sociales, faisant cent-quatre-vingt-huit victimes. L’année 1838 voit la naissance de l’Hôpital Général, actuel centre hospitalier, à l’emplacement du très ancien hôpital Saint-Lazare, dont la chapelle subsiste toujours.

Le Second Empire voit un brusque déclin de la circulation routière à Senlis, avec l’essor du chemin de fer débutant. Selon Félix Louat, c’est une « période d’atonie pour Senlis ». Délaissé par le chemin de fer du Nord en raison de l’opposition de la municipalité à son passage, voulant protéger ses commerçants et industriels vivant de la route, Senlis n’est reliée au chemin de fer qu’en 1862 par Chantilly puis par Crépy-en-Valois en 1870. Senlis reste une petite sous-préfecture provinciale, la plus petite de l’Oise, et perd son statut de centre régional, fréquentée par la bonne société parisienne.

La guerre de 1870-71 apporte à Senlis la troisième invasion prussienne de ce XIXe siècle. Elle ne dure que vingt-quatre heures, aucune lutte n’ayant eu lieu à Senlis ou dans ses environs. Mais parfois, des troupes passent par la ville ou y séjournent. En 1871, la censure et les mesures de sécurité deviennent très contraignantes. L’attitude de la population reste très digne, et aucunes représailles ne sont à déplorer.

La proclamation de la Troisième République ne suscite pas d’émotion particulière à Senlis. Grâce aux efforts du conseil municipal, l’installation d’un régiment à Senlis est enfin obtenue en 1874. Il s’agit du 6e régiment de cuirassiers, qui prend quartier dans l’ancien relais de poste au faubourg Saint-Martin, aménagé en caserne, ainsi que dans l’annexe de l’ancien couvent des Carmes. Au bout de vingt ans, le 2e régiment de hussards avec siège à Meaux prend le relais.

Depuis une quinzaine d’années, Senlis a atteint les sept mille habitants et gardera cette taille jusqu’au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale. La sécurité publique semble être facile à assurer à cette époque, puisque la police municipale ne compte qu’un agent en 1900 et deux agents à partir de 1901, ainsi que deux gardes champêtres. Subsistent encore quelques activités économiques anciennes, comme notamment le lavage de laines, avec quatre laveries disparaissant vers 1914. Les métiers liés à la forêt, tels que bûcherons, charbonniers, négociants en bois et scieries, sont nombreux à Senlis.

Au début de la Première Guerre mondiale, et plus précisément le 2  septembre 1914, Senlis subit les représailles allemandes en 1914 à la suite de tirs de l’arrière-garde française contre les troupes d’occupation : cent-dix maisons de la rue de République et de la rue Bellon sont incendiées, dont le palais de justice, ainsi que la gare. Par ailleurs, 6 otages sont fusillés dont le maire de la commune, Eugène Odent.

En juin 1918, un hôpital militaire fut créé dans la ville, en octobre 1918, le maréchal Foch établit son quartier général à l’hôtel Dufresnes et d’où il dirige les dernières opérations alliées. Puis, le 5e régiment de chasseurs à cheval emménage dans les casernes, en remplacement du 3e régiment de hussards.

Le 11 juillet 1920, la ville reçoit la Croix de guerre avec citation pour les « mérites et souffrances » endurées pendant la guerre.

La nouvelle municipalité encourage la fondation d’une société d’Habitation à bon marché au début des années 1920, finançant la construction de coquettes maisons ouvrières dans les faubourgs. En 1927, le 24e régiment de spahis marocains est le premier régiment colonial et prendre ses quartiers à Senlis. Les Spahis seront fidèles pendant trente-cinq ans à la ville, et un monument ainsi qu’un musée conserve leur mémoire vivante. Le 15 avril 1931, le nouveau bâtiment de l’hôpital général est inauguré ; c’est le principal aménagement dont bénéficie la ville dans l’entre-deux-guerres. Également au début des années 1930, le transport de voyageurs par autocar prend une nouvelle ampleur avec la création de deux services concurrents Senlis – Paris par la RN 17, par les sociétés Renault et Citroën. Dès le 15 mai 1939, le trafic voyageur est supprimé de Senlis à Crépy-en-Valois.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, quelques combats ont lieu à l’entrée de la ville puis la ville est occupée pendant quatre années. Une Kreiskommandantur y est installée pendant quelque temps. La commune est libérée par les troupes américaines en août 1944.

Senlis, prêt-à-poster.

À partir des années 1950, le développement économique de l’agglomération parisienne, la création de l’autoroute du Nord qui dessert Senlis à partir décembre 1964 et enfin la mise en service de l’Aéroport Paris-Charles-de-Gaulle en 1974 apportent une conjoncture favorable au développement économique de la ville. De nouveaux quartiers sont créés dans les faubourgs pour une population en extension rapide. En 1969, une zone d’activité économique et commerciale est aménagée le long de l’autoroute du Nord. Plusieurs nouveaux établissements scolaires sont créés dont le lycée Hugues Capet en 1987. En 1962, l’institution de la loi Malraux sur la préservation du patrimoine permet la création d’un secteur sauvegardé de quarante-deux hectares dans la ville ancienne. Les maisons particulières et les monuments sont progressivement restaurés et quatre musées sont. Le cadre ancien de la ville attire des artistes comme Georges Cziffra qui  restaure l’ancienne église Saint-Frambourg, ainsi que les tournages cinématographiques, qui y trouvent un décor idéal proche de Paris pour des films comme “Le Roi de cœur” de Philippe de Broca dont l’action se passe en 1918.

Le 4 juin 2009 marque un tournant dans l’histoire récente de Senlis, notamment sur le plan économique : avec le départ définitif du 41e régiment de transmissions, la caserne « quartier Ordener » est dissoute, et Senlis cesse d’être une ville de garnison. En automne 2010, la mairie a présenté ses idées pour la reconversion du site laissé en friche, avec 11 ha de terrain et 22 000 m2 de bâtiments, sans compter des hangars dont la démolition est prévue. Il s’agirait essentiellement de transférer des institutions municipales sur l’ancienne caserne et d’y créer des logements.

Source : Wikpédia.

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