Ville de Royan (Charente-maritime)

Si l’origine du nom « Royan » demeure incertaine, il n’en reste pas moins que les traces d’occupation du site remontent à fort longtemps, dès avant l’antiquité. Petit port de pêche essentiellement, Royan devient un enjeu géopolitique contre les Anglais d’une part, car constituant un verrou à l’embouchure de l’estuaire de la Gironde, empêchant l’accès au port de Bordeaux, mais aussi pendant les guerres de religion…

Il faut attendre la seconde moitié du 19ème siècle et l’essor des « Bains de mer » pour que Royan connaisse un véritable essor touristique et économique. La ville devient rapidement une des principales stations balnéaires de la côte atlantique où affluent non seulement le « Tout Paris »,

artistes, écrivains, mais aussi des riches bordelais. Avec la « Vogue des Bains de mer », de somptueuses villas fleurissent alors, dans une véritable surenchère architecturale, principalement dans les quartiers de Pontaillac (créé par l’entrepreneur bordelais Jean Lacaze) et du Parc. La municipalité n’est pas en reste pour répondre aux attentes de cette clientèle, avec des maires bâtisseurs et à la pointe du progrès à l’image de Frédéric Garnier et bien d’autres. Royan possède à cette époque plusieurs casinos dont le « Grand Casino Municipal », alors le plus grand établissement en France, des studios de cinéma, un club de tennis et un club nautique aujourd’hui centenaires, un aéro-club parmi les plus anciens de France…

Carte maximum, Royan, 3/07/1954.

Rien ne semble devoir arrêter son envol jusqu’à ces jours sombres du 5 janvier et des 14 et 15 avril 1945 où le destin de Royan s’écroule sous une pluie de bombes. Ne subsistent en partie que les quartiers du Parc et de Pontaillac qui demeurent les grands témoins de l’architecture balnéaire. Le reste de la ville est réduit en cendres. Pourtant la ville va connaître un fantastique renouveau et renaître de ses cendres, pour devenir un véritable « laboratoire de l’architecture des années 50 » sous l’impulsion d’architectes tels que Guillaume Gillet, Louis Simon…

Royan, épreuve d’artiste.

L’église Notre-Dame, le Marché central, édifices classés aux Monuments Historiques, nous apparaissent comme les édifices phares de cette architecture moderne du 20ème siècle.

L’architecture des années 50 est aujourd’hui reconnue comme la grande caractéristique et la signature patrimoine bâti de Royan.Le Front de mer et le centre ville en général, le temple protestant ou encore le palais des Congrès pour partie renforcent l’image « très 50 » de la ville.
La collectivité souhaitant protéger ce patrimoine exceptionnel, sans pour autant lui « sacrifier » son développement, a ensuite créé la ZPPAUP puis obtenu, en 2010, le label « Ville d’Art et d’Histoire ». Elle multiplie par ailleurs les démarches et initiatives pour améliorer la qualité de l’accueil pour une station qui se veut avant tout familiale, ainsi qu’en témoigne un autre label, « Famille Plus ». Ses efforts sont aussi reconnus par l’obtention d’autres labels : Pavillon bleu pour ses cinq conches de sable fin, « Tourisme et Handicap », sans oublier celui des « villes et villages fleuris », régulièrement couronné par les « 4 fleurs ».

Résolument tournée vers l’avenir, la ville de Royan aspire désormais à faire de son patrimoine exceptionnel un atout supplémentaire pour renforcer son attractivité et son développement.

Source : Ville de Royan