Ville de Man (Côte d’Ivoire)

Man est une grande ville de l’ouest de la Côte d’Ivoire, la capitale du district des Montagnes et le chef-lieu de la région du Tonkpi.


La ville est surnommée la ville aux 18 montagnes et est située dans une cuvette entourée d’une chaîne de montagnes. Elle tire le nom Man du sacrifice du patriache Gbê, chef de canton de Gbêpleu à la fin du XIXe siècle. Celui-ci a donné en sacrifice sa fille unique prénommée Manlé, enterrée vivante dans la forêt sacrée de Gbêpleu, pour le développement et la croissance harmonieuse de la ville en création. La forêt de Gbêpleu est aujourd’hui protégée, et est l’habitat de singes sacrés. La ville de Man est située à 570 km d’Abidjan par la route et 455 km par avion. Man est l’une des plus grandes villes de Côte d’Ivoire et la plus grande ville de l’Ouest de la Côte d’Ivoire avec 241 969 habitants. Ce qui en fait la onzième ville la plus peuplée de la Côte d’Ivoire.

Le département de Man compte 461 135 habitants dont 245 091 hommes et 216 044 femmes selon le recensement de la population ivoirienne en 2021.

L’Université de Man se trouve dans la ville.

Man est le chef-lieu du département du même nom.

Une loi de 1978 a institué 27 communes de plein exercice sur le territoire du pays.

Après les évènements de 2002, la ville, comme toutes les localités du nord du pays, a été placée sous l’administration du MPCI devenu les Forces nouvelles de Côte d’Ivoire9 et se trouvait de fait sous l’autorité unique d’un «commandant de zone» ( «com-zone» ). Ce «commandant de zone», comme pour chacun des 10 secteurs de la zone nord ivoirienne, était désigné par le secrétaire général des Forces nouvelles de Côte d’Ivoire, à l’époque Guillaume Soro. Man était désigné depuis 2006 sous le terme de Zone n° 610. Actuellement, il s’agit de Fofana Losseni. Cette autorité existe toujours en 2008 et cohabite avec les fonctionnaires de l’État, préfet et sous-préfet, revenus dans la région.

La région de Man est célèbre pour ses danses traditionnelles et sites touristiques.

Selon le recensement de 2021, la ville compte 241 969 habitants. La population est constituée principalement de Yacoubas, Wobés et Touras. D’autre ethnies du pays comme: les Guérés, les Mahou, les Malinké, les Koyaka, les Sénoufo et les Baoulé s’y trouvent également. A côté de ceux-ci on y trouve les ressortissants des pays voisins et de la sous-région partagent l’espace avec ces derniers. Ainsi on rencontre des Burkinabé, des Guinéens, des Maliens, des Sénégalais et des Nigériens.

Le département compte aussi une Institution de formation et d’éducation féminine (IFEF) située au chef-lieu, l’un des 90 centres de cette nature au pays. Cette institution a pour but de permettre aux femmes analphabètes, aux jeunes filles non scolarisées ou déscolarisées et aux femmes agricultrices de trouver une opportunité pour le développement d’aptitudes nouvelles permettant leur insertion, leur empouvoirement et leur autonomisation.

On y travaille les pierres et des métaux précieux pour l’exportation. Jusqu’au milieu des années 1980, le travail de l’ivoire constituait une ressource économique importante pour la ville, mais depuis cette ressource a tari par l’interdiction du commerce international de l’ivoire. La région vit aujourd’hui principalement de son agriculture (bois, cacao, café) destinée à l’exportation.

Depuis l’indépendance, la langue officielle dans toute la Côte d’Ivoire est le français. La langue véhiculaire, parlée et comprise par la majeure partie de la population, est le dioula mais les langues vernaculaires de la région sont le Dan (langue maternelle des Yacoubas) et le Wê (parlé par les Wês et le peuple Wobé). Le français effectivement parlé dans la région, comme à Abidjan, est communément appelé le français populaire ivoirien ou français de dago qui se distingue du français standard par la prononciation et qui le rend quasi inintelligible pour un francophone non ivoirien. Une autre forme de français parlé est le nouchi, un argot parlé surtout par les jeunes et qui est aussi la langue dans laquelle sont écrits 2 magazines satiriques, Gbich! et Y a fohi. Le département de Sassandra accueillant de nombreux ivoiriens issus de toutes les régions du pays, toutes les langues vernaculaires du pays, environ une soixantaine, y sont pratiquées.

Source : Wikipédia.

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