Ville de La Rochelle (Charente-maritime).

La Rochelle est une ville du Sud-Ouest de la France, capitale historique de l’Aunis et préfecture du département de la Charente-Maritime, en région Nouvelle-Aquitaine. Avec 75 736 habitants en 2016, La Rochelle est la commune la plus peuplée du département, devant Saintes, Rochefort et Royan. Ses habitants sont appelés les Rochelaises et les Rochelais.

Située en bordure de l’océan Atlantique, au large du pertuis d’Antioche, et protégée des tempêtes par la « barrière » des îles de Ré, d’Oléron et d’Aix, la ville est avant tout un complexe portuaire de premier ordre, et ce depuis le xiie siècle. Elle est de fait une « Porte océane » par la présence de ses trois ports (de pêche, de commerce et de plaisance). À partir de 1789, elle fut le deuxième port négrier français après Nantes, mais aussi le premier port de départ vers le Nouveau monde, appelé alors Nouvelle France.

La Rochelle, carte maximum, 5/04/2009.

Cité millénaire, dotée d’un riche patrimoine historique et urbain, la capitale historique de l’Aunis est aujourd’hui devenue la plus importante ville entre l’estuaire de la Loire et l’estuaire de la Gironde. Ses activités urbaines sont multiples et fortement différenciées. Ville aux fonctions portuaires et industrielles encore importantes, elle possède un secteur administratif et tertiaire largement prédominant que viennent renforcer son université et un tourisme en plein développement.


Une occupation (au sens archéologique du terme) gallo-romaine est attestée par des vestiges d’importants marais salants et de villas, puis des Alains venus de l’Est, enfin un village de pêcheurs au milieu de marécages, aboutissent au Xe siècle à la fondation de la future capitale de l’Aunis. Le château fort de Vauclair est érigé au début du xiie siècle par les seigneurs de Mauléon et de Rochefort. Guillaume X, duc d’Aquitaine, devient par fait d’armes seigneur de La Rochelle en 1130 ; il la fait entourer d’un premier mur d’enceinte et lui octroie une charte de port libre. L’ouverture du marché anglais à la suite des secondes noces d’Aliénor d’Aquitaine en 1152, la

présence des Templiers et des chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, fait rapidement de cette petite ville le plus grand port sur l’Atlantique. La ville passe successivement du domaine du Roi de France, Louis VII, au Roi d’Angleterre, Henri II Plantagenêt. En 1224 Louis VIII assiège et rattache La Rochelle au domaine royal. En 1360, par le traité de Brétigny, la ville bascule dans le royaume d’Angleterre. En 1371 les Rochelais boutent les Anglais hors du château royal, mais n’ouvrent les portes à Du Guesclin qu’après confirmation par Charles V des privilèges de leur ville – s’assurant ainsi une remarquable liberté vis-à-vis du pouvoir royal. Maire, échevins et leurs successeurs y gagnent aussi un droit de noblesse héréditaire et perpétuel. Dès lors la ville restera française. Le xive siècle amène une grande prospérité, dominée par le commerce des vins et eaux-de-vie d’Aunis et de Saintonge.

Port de la Rochelle, essai de couleur.

Au XVIe siècle la doctrine de Calvin investit La Rochelle qui devient l’un des principaux foyers du protestantisme. Des sièges mémorables s’ensuivent : celui de 1573 par le frère du roi Charles IX, aboutit à un compromis ; celui de 1628, conduit par Richelieu en personne et au cours duquel le maire Jean Guiton immortalise la résistance héroïque de la cité, amène la construction d’une digue de 1 500 mètres pour isoler la ville de la mer et donc de ses alliés les Anglais, et s’achève avec sa reddition à Louis XIII. La dynamique de

prospérité continue cependant tout aussi forte jusqu’à la perte du Canada et de la Louisiane, deux destinations majeures de l’export rochelais, lors du traité de Paris de 1763. La ville connait une activité négrière, bien que modeste dans les premiers temps, dès la fin du xvie siècle : des mentions datant de 1594-1595 nous informent du départ du navire l’Espérance, de la Rochelle à destination du Brésil. Elle sera dès lors l’un des premiers ports négriers de France. Néanmoins, d’autres villes prendront plus d’importance comme Nantes : La Rochelle conserve alors le second port négrier de France au xviiie siècle. D’après l’historien

Jean-Michel Deveau, auteur de La Traite Rochelaise, « près de quatre cent vingt-sept navires négriers sont partis de La Rochelle au XVIIIe siècle. Ils ont chargé environ cent trente mille captifs en Afrique, à destination des colonies de l’Amérique et principalement de Saint-Domingue ». Le 26 avril 1792, le Saint-Jacques est le dernier navire négrier à quitter le port de La Rochelle au XVIIIe siècle.

La Rochelle, prêt-à-poster.

Actuellement, la création du port de la Pallice avec sa base sous-marine et son port d’escale en eau profonde, base de nombreuses lignes maritimes, et le développement de la pêche maritime, ont donné un nouvel essor à la cité. Le port de la Pallice a reçu le statut de grand port maritime en 2008.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

 

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