Ville de Kharkiv (Ukraine).

Kharkiv ; en ukrainien : Харкiв /xɑrkiu̯/), anciennement Kharkov ; en russe : Харьков), est la deuxième plus grande ville d’Ukraine et la capitale administrative de l’oblast de Kharkiv. Sa population s’élevait à 1 421 125 habitants le 1er janvier 2022.

La ville est la capitale de la République socialiste soviétique d’Ukraine de 1917 à 1934. Kharkiv est un des plus importants centres industriels, culturels, scientifiques et universitaires d’Ukraine. La ville compte de nombreux espaces verts. En 2010, Kharkiv est récompensée par le prix de l’Europe, la première ville ukrainienne à le remporter. Elle est partiellement détruite par l’artillerie russe lors de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022.

Historiquement, Kharkiv se trouve dans la région des slobodes d’Ukraine. Kharkiv est située à 413 km à l’est de Kiev au confluent des trois rivières Kharkiv, Lopan et Oudy, celles-ci faisant partie du bassin versant du Seversky Donets dans la région nord-est de l’Ukraine.

Elle s’étend sur 306 km2 à une altitude allant de 94 à 202 mètres.


Kharkiv est fondée en 1654 et fait alors partie du tsarat de Russie. C’est la capitale de l’Ukraine soviétique de 1917 à 1919 puis de 1920 à 1934. Pendant la guerre civile russe, la ville est occupée de juin à décembre 1919 par les Forces Armées du Sud de la Russie et placée sous la direction du général Vladimir Maï-Maïevski.

Au XIXe siècle, la ville est parfois appelée Charcovie en français.

Kharkov était au début de la guerre l’un des plus grands centres industriels de l’Union soviétique. L’une de ses plus grandes contributions a été le char soviétique T-34 mis en service en 1940 qui a été à la fois conçu et développé à l’usine de tracteurs n°183 de Kharkov. Elle était considérée comme l’usine de tanks la plus puissante du pays. Les autres usines situées dans la ville comprenaient l’usine d’avions, l’usine du NKVD et l’usine de turbines. Les productions militaires qui se trouvaient à Kharkov avant le début du conflit comprenaient : des chars, des avions Sukhoi Su-2, des tracteurs d’artillerie, des mortiers de 82 mm, des mitraillettes, des munitions et d’autres équipements militaires. À l’automne 1941, Kharkov était considérée comme l’une des bases stratégiques les plus importantes des Soviétiques pour les liaisons ferroviaires et aériennes. Elle reliait non seulement les parties est-ouest et nord-sud de l’Ukraine, mais également plusieurs régions centrales de l’URSS. Dans la dernière partie de l’opération Barbarossa, l’objectif principal des troupes allemandes était de capturer les usines ferroviaires et militaires, elles ont donc désespérément essayé de garder intacte la zone industrielle de Kharkov.

La ville change pas moins de quatre fois de mains lors de la Seconde Guerre mondiale : prise à la première bataille de Kharkov par les troupes allemandes le 25 octobre 1941, celles-ci résistent du 12 au 28 mai 1942 à une offensive désastreuse de l’Armée rouge (Seconde bataille de Kharkov) qui ne réussit pas à s’emparer de la ville. Les troupes allemandes l’évacuent une première fois (Opération Saturne) le 15 février 1943 à la suite de leur défaite à Stalingrad et de l’offensive soviétique qui a suivi, puis la reprennent (Troisième bataille de Kharkov) le 14 mars 1943 dans la nuit, après plusieurs jours de combats urbains. Ils la quittent définitivement (Opération Polkovodets Roumiantsev) dans la nuit du 22 au 23 août 1943.

L’occupation allemande est marquée par de nombreux crimes de guerre, comme la pendaison de civils considérés comme des partisans et, lors de la reprise de la ville en mars 1943, par le massacre de centaines de militaires blessés dans un hôpital de la ville par la division Leibstandarte SS Adolf Hitler. Les nationalistes ukrainiens, tolérés au début de l’occupation furent ensuite réprimés. À l’exception de quelques écoles primaires, l’enseignement est supprimé. Pour l’armée allemande, la ville est une métropole de délassement avec des théâtres qui donnent des opéras, des restaurants, des magasins, échoppes et services dont certains étaient tenus par des habitants qui n’étaient pas forcément des collaborateurs, mais une minorité privilégiée dans une population affamée. Le marché noir toléré auquel participent des soldats allemands permet la survie d’une partie de la population. Les « autorités locales » étaient sous la mainmise des Allemands: le conseil municipal et le maire Alexandre Semienenko les accompagnent dans leur retraite en février 1943 et à leur retour en mars 1943. À l’entrée de l’Armée rouge en février 1943, la ville ne compte plus que 350 000 habitants, contre 900 000 avant la guerre, 700 000 à l’arrivée des Allemands en octobre 1941 après évacuation d’une partie de la population avec l’industrie lourde. ̈D’après les autorités soviétiques, 120 000 avaient été déportés comme travailleurs forcés, 30 000 personnes assassinées dont 16 000 juifs, 80 000 étaient morts de faim et les autres réfugiés dans les campagnes environnantes.

La ville est le théâtre d’affrontements en 2014, au cours desquels la population est très divisée entre « pro-Maïdan » issus de la révolution de Maïdan, et « pro-Russes » ayant soutenu le pouvoir de Viktor Ianoukovytch ainsi que la fédéralisation du pays.

Toujours en 2014, des militants pro-russes ont hissé le drapeau russe au-dessus du bâtiment de l’administration régionale et proclamé la République populaire de Kharkov. Le soulèvement a cependant été réprimé en moins de deux jours, en raison de la réaction rapide des forces de sécurité ukrainiennes placées sous la direction du ministre ukrainien de l’Intérieur de l’époque, Arsen Avakov, et de celui de la Défense, Stepan Poltorak. Le maire de la ville, Hennadiy Kernes, qui a d’abord soutenu la Révolution orange avant de rejoindre le Parti des régions, a décidé de se mettre du côté du gouvernement ukrainien.

Lors de la guerre russo-ukrainienne de 2022, la ville est le théâtre d’importants combats.

Source : Wikipédia.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.