Ville de Josselin (Morbihan).

Josselin est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

La commune de Josselin est labellisée Petite Cité de caractère et Village étape depuis 2012.


Josselin est une ville probablement créée aux alentours de l’an 1000 par Guethenoc, bien qu’une voie gallo-romaine traversait déjà la ville pour faire la jonction avec les plus importantes cités gallo-romaines d’Armorique. Le vicomte de Porhoët aurait fait construire en ce lieu un premier château en bois vers l’an 1008 et qui sera détruit, comme la basilique et l’ensemble de la ville, par le roi Henri II Plantagenêt en 1168. Son fils Goscelinus, dit aussi Josselin de Porhoët, donne son nom à la nouvelle forteresse, Castellum Goscelini, d’où Château-Josselin puis Josselin, le bourg castral qui offre une relative sécurité.

Josselin, carte maximum, 20/09/2008.

Selon la légende, en 808, un laboureur découvre une statue de bois dans les ronces (Notre-Dame-du-Roncier) qui permit à sa fille, aveugle de naissance, de retrouver la vue. À la suite de ce miracle, une chapelle puis une église (dont il reste certains chapiteaux datant du XIIe siècle) et enfin une basilique sont construites à l’endroit de cette découverte. Dans cette basilique, une fresque rappelle le combat des Trente qui a eu lieu à mi-chemin entre Josselin et Ploërmel lors de la guerre de Cent Ans.

Olivier V de Clisson (sa fille Béatrix de Clisson a épousé Alain VIII de Rohan) acquiert la seigneurie en 1370 et fait construire une imposante citadelle munie de huit tours et d’un donjon haut de 90 mètres. Son arrière-petit-fils, Jean II de Rohan la transforme en un logis de style Renaissance remarquable notamment par sa façade de granit sculpté.

La pauvreté documentaire de cette période ne permet pas de bien saisir le rythme et les étapes de cet encellulement lié à la construction de ce château et au pardon de Notre-Dame du Roncier, mais il correspond à une entreprise des Rohan de défrichement, de concentration et de domination des hommes.

Grâce à une conjoncture économique favorable, au développement d’un espace géographique immédiat, aux moyens d’accès et de sécurité et à ses capacités d’accueil, la cité devient un centre commercial important. L’afflux de marchands et de paysans nécessite l’édification d’une cohue. Ville drapante renommée, elle a le privilège de députer aux États de Bretagne sous l’Ancien Régime.

Bannis de Josselin en raison de leur conversion à la religion protestante, les Rohan perdent un temps leurs droits sur le fief de Josselin, mais Henri IV le leur restitue.

En 1629 Richelieu, qui menait une politique visant à assurer la suprématie du pouvoir royal au détriment des Grands, fit démanteler le donjon.

La ville qui était fortifiée depuis le XIe siècle, vit ses murailles reconstruites au gréés des destructions dues aux attaques que subit la ville au cours des siècles. Ces fortifications qui tombaient en ruine furent finalement démolies dans la seconde partie du XVIIIe siècle. On y pénétrait par plusieurs portes :

  • Au nord par la porte Saint-Martin qui était également appelée porte de Haut. Elle donnait accès au faubourg Saint-Martin par un pont dormant enjambant les douves. Elle était flanquée de deux tourelles,appelées casemates, qui étaient couvertes d’ardoises et sa voûte abritait en temps de paix de petites boutiques.
  • A l’est, la porte Saint-Nicolas qui donnait accès au faubourg Saint-Nicolas. Cette porte fut détruite, en 1777, afin d’élargir la route reliant Ploërmel à Pontivy.
  • A l’ouest, la porte du Lion qui conduisait au faubourg de Glatinier ou étaient regroupés un grand nombre d’artisans drapiers. Les riches marchands de toile du Pays de Léon séjournaient à Josselin et y envoyaient leurs enfants apprendre le commerce et la langue française. C’est probablement de cette présence, et du titre de prince de Léon que portait le duc de Rohan, que vint le nom de porte du Léon transformée au fil du temps par porte du Lion.
    Révolution française.
    Josselin fut chef-lieu de district de 1790 à 1795, où siégeait une commission militaire révolutionnaire.

En mai 1795, une bande de chouans conduite par de Boulainvilliers coupa les Arbres de la liberté dans les paroisses autour de Montfort, Josselin et Ploërmel.

Selon la légende, c’est en 808 qu’un paysan découvrit une statue de la Vierge dans un champ de ronces, près de Josselin. La statue aurait provoqué la guérison de sa fille, puis d’autres personnes. Notre-Dame du Roncier devint vite célèbre et fut richement dotée dès le Moyen-Âge par les seigneurs du Porhoët, puis par les Rohan ; au XVIIe siècle le pèlerinage attire des milliers de pèlerins le jour de la Pentecôte. En 1728 des enfants de Camors, victimes d’un mal étrange (ils crient en aboyant comme des chiens) sont guéris, puis d’autres personnes, des femmes principalement ( « en proie à de curieuses crises de folie, la bouche écumant, les yeux à demi-fermés, émettant des râles ressemblant à des aboiements de chien), d’où le nom de “pardon des aboyeuses”. Ce mal non identifié par la médecine a subsisté jusque vers 1950.

Ce phénomène, parfois vu comme un mouvement d’hystérie collective, est étayé par de nombreux témoignages, de 1728 à 1953. De nos jours le “pardon des aboyeuses” reste fréquenté, mais les autorités religieuses l’ont déplacé au 8 septembre.

Voir aussi cette vidéo :

Sources : Wikipédia, YouTube.

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