Ville de Conakry (Guinée).

Conakry est la capitale et la plus grande ville de Guinée, située sur l’océan Atlantique.

Selon une légende, à l’origine, il y avait dans l’île Tombo, non loin de l’actuel port, un fromager géant sous lequel un paysan baga du nom de Cona avait construit sa case. Sa palmeraie produisait le meilleur vin de l’île ; les gens de Kaporo venaient donc boire sous le fromager de Cona. Ils disaient alors : « Je vais chez Cona, sur l’autre rive (nakiri) ». Ainsi, par contraction, le lieu devint Conakry.

Située au sud-ouest de la Guinée, sur la presqu’île de Camayenne, près des îles de Loos, l’agglomération de Conakry s’étend sur la plaine côtière parcourue de petits fleuves qui descendent du Fouta-Djalon. Le territoire de la ville est orienté au nord-est/sud-ouest et se termine par la péninsule de Kaloum et l’île de Tombo.

Tout comme Dakar, Conakry est une ville-péninsule. La presqu’île de Camayenne se présente comme un promontoire rocheux d’une altitude maximum de 146 mètres. Cernée à la fois par la mer et par des forêts de mangroves, sa largeur ne dépasse pas les 6,5 kilomètres. Le sol y est en grande partie latéritique.

Le mont Kakoulima, culminant à 1 011 mètres d’altitude, domine le Nord du paysage.

Son centre historique se situe sur l’île de Tombo, mais l’urbanisation s’est depuis longtemps étendue sur le continent, en particulier sur la presqu’île de Kaloum à laquelle elle est reliée par une digue depuis les années 1950.

Conakry est handicapée par des problèmes d’urbanisation et de logement. En effet, la concentration des emplois au bout de la péninsule de Kaloum porte une contrainte forte sur les dynamiques de mobilité. Cela se traduit par des mobilités pendulaires quotidiennes de forte ampleur entre le nord et le sud. Ces mobilités s’effectuent essentiellement par la route, ce qui posent des problèmes de congestion. Ces flux sont amplifiés par les flux de camions assurant le lien entre fret maritime et fret routier au niveau du port. Le gouvernement guinéen a décidé de répondre à cet enjeu de déconcentration des activités en lançant le programme Grand Conakry Vision 2040 pour réaménager la ville jusqu’à Kindia.

La forme typique des bâtiments conakryka est un bâti avec un étage comportant une boutique au rez-de-chaussée et un appartement au premier étage. Les toits sont couverts de tôle ondulée. À l’exception de projets de construction de tours, ou de lotissements planifiés ponctuels, la ville a surtout connu une croissance organique, caractérisée par l’adjonction de chambres ou d’annexes à un bâti existant. L’habitat à Conakry reste caractérisé par une prévalence majoritaire de la précarité.

De nouveaux immeubles de grandes hauteurs apparaissent depuis récemment au sud de l’agglomération. Conakry se caractérisait jusqu’alors par une croissance urbaine en grande partie horizontale. Ces constructions de plus de six étages, répondant aux normes de la ville globale, sont souvent produites par des groupes internationaux, et remplacent des formes plus anciennes d’habitat, comme le village de pêcheurs de Kaporo.

De nouvelles formes urbaines apparaissent aussi afin de répondre aux critères d’habitat d’une nouvelle classe moyenne. Émergent ainsi des habitats “haut standing”, fréquemment séparés de l’espace public par des hauts murs. Le contraste est fort avec des formes plus populaires d’habitats qui autorisent les circulations entre les habitations, et où l’espace interstitiel est considéré comme un espace collectif. En parallèle, des nouveaux lieux privés de divertissement et de consommation sont érigés, comme le centre commercial Prima Center à Kipé.

Conakry bénéficie d’un climat tropical. La saison sèche est sous l’influence de l’harmattan de décembre à avril. La saison des pluies est intense et rappelle la mousson.


Le territoire où se trouve Conakry appartenait au royaume de Dubréka. La région est alors occupée par les Bagas, qui avaient accueilli des Soussous, venus du nord du Mandingue après la destruction de leur capitale sur le Niger en 1236 par Soundjata Keïta. En 1880, Balé Demba, manga (roi) de Dubréka, signe un traité de protectorat avec la France, point de départ de la colonisation de la Guinée. Le 1er février 1885, il cède aux Français un terrain sur l’île de Tombo, près du village de Conakry,

En 1887, les Anglais reconnaissent que l’île de Tombo, abritant les quatre villages de Conakry, Boulbinet, Krutown et Tombo, relève des Français. Pendant la période française, Conakry devient la capitale de la colonie des « Rivières du Sud » en 1889, puis de la « Guinée française et dépendances », colonie autonome placée sous l’autorité du gouvernement général de Dakar. En 1890, l’île de Tombo ne compte encore que 150 habitants.

Sélectionné par les colons français pour sa capacité à accueillir un port en eau profonde, le site a fait l’objet d’un régime de développement extraverti fondé sur l’exploitation des ressources naturelles, notamment minières. La bauxite fut ainsi exploitée dans le périmètre actuel de la ville de Conakry, puis dans des régions plus éloignées.

De 1966 à 1972, l’ancien président ghanéen Kwame Nkrumah y vit en exil et y fonde une maison d’édition.

Source : Wikipédia.

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