Ville de Brazzaville (Congo).

Brazzaville (aussi désignée par les noms Nkuna, Mfwa, Mfua, Mfa, Mfaa, Mfoa, Ntamo, Kintamo, Mavula, Kintambo ou Tandala) est la capitale politique et administrative, ainsi que la ville la plus peuplée de la république du Congo. Elle fut la capitale de la France libre de 1940 à 1942 et de l’Afrique-Équatoriale française de 1910 à 1958. Elle compte 2 145 783 habitants en 2023. Ses habitants sont appelés les Brazzavillois.

Située en aval du lac Malebo, elle forme une agglomération transfrontalière d’environ dix-sept millions d’habitants avec la ville de Kinshasa (en république démocratique du Congo), qui se trouve sur la rive sud du fleuve Congo. Brazzaville elle-même compte (2019) environ 2,3 millions d’habitants.

Le préfixe « Brazza » vient du patronyme du comte italien Pierre Savorgnan de Brazza, qui a travaillé sur des expéditions d’exploration au service de la France, étant attribué à la fondation de la localité.

Le toponyme Brazzaville a involontairement le sens littéral de « Ville du Bras Armé ». Le patronyme Brazza fait référence au village de Brazzacco, dans la commune de Moruzzo, en Italie, dont le nom dérive du latin bracchium, qui signifie « bras armé ».


La ville a été fondée le 3 octobre 1880, à l’emplacement des anciens bourgs précoloniaux globalement désignés par le nom de Nkuna et dont les principaux étaient Mpila et Mfa (ou Mfoa)7. Les raisons de l’implantation française sur ce site sont multiples : profiter du point de rupture de charge pour drainer le commerce indigène préexistant, créer un contre pouvoir français face à l’implantation belge de Léopoldville sur la rive opposée du Stanley-Pool et établir une tête de pont le long du fleuve Congo pour explorer et exploiter l’intérieur des terres.

Le petit village de Mfoa prenant de l’importance avec l’implantation d’une mission par les spiritains, il est érigé, en 1911 par l’administration coloniale, en commune de Brazzaville. Elle tire son nom de l’explorateur italo-français Pierre Savorgnan de Brazza. Une première mairie est bâtie en 1912 qui sera remplacée en 1962-1963 par l’hôtel de ville actuel. Son premier plan d’urbanisme cohérent date de 1929 sous le gouverneur général Antonetti.

À Brazzaville, alors capitale de l’Afrique Équatoriale Française, le 27 octobre 1940, le général de Gaulle lança le manifeste annonçant la création du Conseil de défense de l’Empire et fit de Brazzaville la capitale de la France libre durant trois ans. Elle accueillit, en 1944, la Conférence de Brazzaville à l’ouverture de laquelle le discours de Brazzaville fut prononcé dans le but de redéfinir, après la Seconde Guerre mondiale, les relations entre la France et les colonies africaines. Pour la première fois, la question de leur émancipation fut évoquée. Deux autres discours, préludes à l’indépendance de l’Afrique noire, furent prononcés par le général de Gaulle à Brazzaville en 1944 et 1958.

En 1980, la commune de Brazzaville est séparée du département du Pool, et obtient un statut similaire à celui des régions. Au sortir des événements de 1997, Brazzaville qui connaissait déjà une situation chaotique tant en ce qui concerne les administrations, les logements et la vie des populations, veut d’abord connaître la paix. Ainsi, par les efforts consentis par les autorités publiques, non seulement la paix est rétablie, mais aussi la reconstruction est lancée au début des années 2000. La nécessité de bien gérer la ville capitale a poussé les autorités à la création en 2011 de deux nouveaux arrondissements : Madibou et Djiri.

Elle se situe dans le sud de la république du Congo, sur la rive droite du fleuve Congo, au sud-ouest du Pool Malebo, en face de Kinshasa, la capitale de la république démocratique du Congo.

Brazzaville est à 506 km à l’intérieur des terres de l’océan Atlantique et à environ 474 km au sud de l’équateur. Autour de la ville se trouvent de grandes plaines. La ville est relativement plate et située à une altitude de 317 m. En aval, le fleuve Congo a de nombreux rapides, connus sous le nom de Chutes Livingstone, empêchant la navigation depuis son embouchure dans l’océan Atlantique.

En mars 2018, la “Déclaration de Brazzaville” a été signée pour promouvoir une meilleure gestion et conservation de la Cuvette Centrale, une région du Bassin du Congo majoritairement en RDC. C’est la plus grande tourbière tropicale du monde , constituée de forêts marécageuses. La conservation de cette zone est importante pour la survie de la mégafaune, et également critique pour le climat mondial. Brûler la tourbe libérerait trop de carbone et augmenterait la température de la terre. La déclaration de sauvegarde des tourbières en tant que plus grand stock de carbone organique terrestre au monde a été signée par la république démocratique du Congo, la république du Congo et l’Indonésie, qui abrite aussi des tourbières.

Brazzaville a un climat tropical de savane avec hiver sec (Aw d’après la classification de Köppen). La température moyenne annuelle est de 25,3 °C et les précipitations annuelles sont de 1 273,9 mm. Novembre est le mois le plus humide avec 262 mm de précipitations et juin le mois le plus sec avec seulement 12 mm de précipitations.

En aval du Pool Malebo, limite navigeable du fleuve Congo, Brazzaville a pu devenir une ville industrielle, commerciale et portuaire.

La route Transafricaine 3 Tripoli (Libye)-Le Cap (Afrique du Sud) passe par Brazzaville.

Depuis le début de la période coloniale, Brazzaville est reliée par bateaux avec les zones produisant des matières premières en amont du fleuve Congo. La construction du chemin de fer de Brazzaville à Pointe-Noire augmente la capacité des entreprises de la ville à acheminer leurs produits vers le port pour l’exportation. Les entreprises industrielles de Brazzaville sont principalement des ateliers d’usinage, de textile, de tannage et autres industrie manufacturière.

En tant que port clé sur le fleuve Congo, Brazzaville reçoit des matières premières telles que le caoutchouc, le bois et les produits agricoles, d’où ils sont généralement réacheminés vers Pointe-Noire pour l’exportation.

Avec ses 4 700 kilomètres de longueur, le fleuve Congo est le huitième plus long fleuve du monde et le second après l’Amazone avec son débit de 50 000 m3/s. Le fleuve Congo possède l’un des plus grands potentiels hydroélectriques mondiaux. L’hydro-électricité étant l’unique source d’énergie abondamment disponible, des centrales ont été aménagées dans les régions minières et près des grandes agglomérations urbaines.

Brazzaville est une terre favorable pour les cultures vivrières, en l’occurrence le manioc, le haricot, l’oignon, la pomme de terre, l’ananas, le maïs, une variété de légumes, des arbres fruitiers, la patate etc. Très consommés localement, ces produits ne permettent pas d’approvisionner les grands centres urbains en produits vivriers et sont souvent destinés à l’autoconsommation.

Brazzaville compte 75 établissements de micro-finance, dont 34 sont indépendants et le reste fait partie du réseau des Mutuelles congolaises d’épargne et de crédit (MUCODEC). À ce jour, les principaux établissements qui assurent les services bancaires sont la BGFI Bank, la Banque Congolaise de l’Habitat, La Congolaise de Banque, United Bank for Africa, la Banque commerciale internationale, Ecobank, Novo Banco, Société Générale, La Banque Postale du Congo, la banque sino-congolaise pour l’Agriculture.

De nombreuses entreprises, organisations gouvernementales et ONG ont des bureaux régionaux dans la capitale, où ils peuvent travailler avec des représentants du gouvernement. L’Organisation mondiale de la santé a son bureau régional pour l’Afrique situé à Brazzaville. Parmi les entreprises dont le siège est à Brazzaville, citons la Banque commerciale internationale, le Crédit du Congo ou l’opérateur de téléphonie mobile Airtel Congo.

La zone économique de Maloukou devrait permettre de désenclaver la ville de Brazzaville et contribuer au développement économique et social de celle-ci. Les premiers fruits devraient se ressentir dans avenir proche.

Ces dernières années, la république du Congo a décidé de s’appuyer sur son statut de deuxième plus important bassin fluvial au monde (après l’Amazonie) afin de redevenir une plateforme logistique majeure pour l’ensemble de la sous-région. En 2009, l’État a accueilli à bras ouverts l’entreprise Bolloré Africa Logistics et son associé congolais Socotrans.

Dans cette même logique, le gouvernement a lancé la réhabilitation du port de Brazzaville, dont il a pour la première fois confié les clés au secteur privé. Soutenu par les bailleurs de fonds, l’État a prévu de débourser environ 50 milliards de FCFA (plus de 76 millions d’euros) pour rénover le Port autonome de Brazzaville et l’ensemble des ports secondaires du pays.

Toutefois, on note une faible participation du secteur privé dans l’activité économique. Le secteur des services demeurent relativement faibles du fait de la prééminence de l’État s’appuyant sur les secteurs à forte demande tels que les travaux publics, l’industrialisation du pays.

Brazzaville juge indispensable que les investisseurs privés s’engagent dans les secteurs comme le transport en commun, terrestre, fluvial, la distribution des énergies (eau et électricité), la pêche, l’agriculture, l’élevage, les postes et télécommunications, dont les ressources, abondantes, sont sous-exploitées relativement à leurs potentiels respectifs.

Source : Wikipédia.

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