Ville d’Argentat (Corrèze).

Argentat est une ancienne commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine. Ses habitants sont appelés les « Argentacois » et les « Argentacoises ». La ville est traversée par la rivière Dordogne.

Au 1er janvier 2017, la commune d’Argentat fusionne avec celle de Saint-Bazile-de-la-Roche, créant la commune nouvelle d’Argentat-sur-Dordogne.

Dès l’époque gauloise, un oppidum perché sur une hauteur voisine, le Puy-du-Tour, contrôle le gué d’une voie protohistorique reliant l’Armorique à la Méditerranée.

Après la conquête romaine, s’établit dans la plaine, la villa gallo-romaine du Longour, domaine tourné vers la culture, proche de la Dordogne.

Argentat, carte maximum, 18/06/1994.

Aux temps mérovingiens, un atelier monétaire fonctionne et facilite les échanges commerciaux.

Sous les Carolingiens, Argentat est le siège d’une vicairie, circonscription territoriale où sous l’autorité du comte, un vicaire administre la justice.

Dès le Xe siècle, Argentat est connu comme prieuré et cure en ville murée. La ville dépend d’un seigneur religieux, le prieur de Carennac et d’un seigneur laïc, le vicomte de Turenne.

Avare de ses droits la vicomté ne concède aucune charte de libertés et la communauté locale doit se contenter, jusqu’en 1615, de syndics paroissiaux pour la gérer. Toutefois, les Turenne concédèrent à la ville dès 1263, un marché important le jour de la Saint-André, qui passe pour être la foire la plus ancienne du Bas-Limousin.

Argentat, épreuve de luxe.

Argentat prit parti pour les Huguenots, ce qui induit une situation des plus troubles pendant un demi-siècle.

Au XVIIe siècle, avec la Contre-Réforme et l’établissement successif des Récollets et des Clarisses vers 1633, des Ursulines en 1637, les luttes s’apaisent peu à peu. À l’annexion de la vicomté à la Couronne (1738), Argentat devint siège d’une subdélégation de l’intendance de Limoges.

La ville a connu un essor économique important aux XVIIIe et XIXe siècles grâce à la batellerie effectuée par des gabares appelées localement courpet, qui a permis l’acheminement de richesses (essentiellement du bois sous forme de merrain-douves de chêne pour la tonnellerie et de carassonne-échalas de vigne) vers la région bordelaise. Cette activité périclita à la fin du XIXe siècle, à la suite des épidémies de phylloxéra qui ravagèrent les vignobles, et de l’inauguration de la ligne de chemin de fer du PO-Corrèze entre Tulle et Argentat en 1904 (cette ligne resta en activité jusqu’en 1970).

Au début du XXe siècle culmina une activité d’extraction, avec l’exploitation de mines de charbon, qui fermèrent dans les années 1930.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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