L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) est l’une des principales organisations non gouvernementales mondiales consacrées à la conservation de la nature.

Sa mission est d’influencer, d’encourager et d’assister les sociétés du monde entier, dans la conservation de l’intégrité et de la biodiversité de la nature, ainsi que de s’assurer que l’utilisation des ressources naturelles est faite de façon équitable et durable.

Fondée le 5 octobre 1948 à la suite d’une conférence internationale tenue à Fontainebleau, en France, elle s’intitulait, à l’origine, Union internationale pour la protection de la nature (UIPN), mais elle a été rebaptisée sous son nom actuel en 1956. Son siège est situé à Gland, en Suisse. Elle réunit plusieurs États et agences gouvernementales, plus de 1 100 ONG et plus de 10 000 experts et scientifiques3. Elle emploie plus d’un millier de personnes dans le monde travaillant sur plusieurs centaines de projets. Elle a aidé plus de 75 pays à préparer et appliquer des stratégies en matière de conservation et de diversité biologique.

L’ONG est particulièrement connue pour attribuer aux espèces un statut de conservation, qui fait référence dans la communauté scientifique, et à partir desquels elle édite sa liste rouge des espèces menacées. Elle classe également les aires protégées en 7 catégories.

L’UICN est également l’organisme consultatif référent auprès du Comité du patrimoine mondial pour l’étude de l’inscription des sites naturels à la liste du patrimoine mondial, ainsi que l’évaluation de l’état de conservation de ces sites.

En , le congrès mondial de l’UICN a réuni près de 10 000 délégués venus de plus de 190 pays, qui ont échangé et travaillé notamment sur la question des forêts.

Les six commissions réunissent plus de 10 000 spécialistes volontaires, des disciplines les plus variées. Ils évaluent l’état des ressources naturelles dans le monde et apportent à l’Union un solide savoir-faire et du conseil politique sur les problèmes de conservation.

  • Commission de l’éducation et de la communication (CEC) : la CEC soutient l’utilisation stratégique de la communication et de l’éducation pour renforcer et former les parties prenantes afin qu’elles utilisent les ressources naturelles d’une manière durable.
  • Commission des politiques environnementales, économiques et sociales (CEESP) : la CEESP apporte l’expertise et le conseil politique sur des facteurs économiques et sociaux en vue de la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique.
  • Commission du droit de l’environnement (CEL) : la CEL propose le droit de l’environnement en développant de nouveaux concepts et instruments juridiques et en renforçant les capacités des sociétés à faire appel au droit de l’environnement dans ses activités de conservation et de développement durable.
  • Commission de la gestion des écosystèmes (CEM) : la CEM fournit l’orientation spécialisée sur des approches écosystémiques intégrées pour la gestion des écosystèmes naturels et modifiés.
  • Commission de la sauvegarde des espèces (SSC) : la SSC conseille l’Union sur des aspects techniques de conservation des espèces et mobilise des actions pour les espèces menacées d’extinction. Depuis sa création, la liste rouge de l’UICN des espèces menacées est maintenue par la SSC.
  • Commission mondiale des aires protégées (WCPA) : la WCPA promeut l’établissement et la gestion effective d’un réseau de représentants au niveau mondial des aires marines et terrestres protégées.

Le travail de l’UICN est motivé par deux caractéristiques de la vie moderne : d’une part, la production mondiale et les modes de consommation détruisent le système qui nous maintient en vie — la nature — à un rythme dangereusement élevé et qui ne faiblit pas.

D’autre part, les populations, les communautés, les gouvernements et les acteurs du secteur privé sous-utilisent le pouvoir potentiel de la nature et les solutions qu’elle peut apporter pour relever les défis mondiaux du changement climatique, de la sécurité alimentaire ou du développement économique et social, ce que l’UICN appelle des solutions basées sur la nature.

Le programme comprend trois domaines :

  • « Valoriser et conserver la nature », pour renforcer les travaux fondamentaux de l’UICN sur la conservation de la biodiversité, en soulignant à la fois les valeurs tangibles et intangibles de la nature.
  • « Gouvernance efficace et équitable de l’utilisation de la nature », pour consolider les travaux de l’UICN concernant « les relations entre l’homme et la nature », les droits et les responsabilités et l’économie politique de la nature.
  • « Des solutions basées sur la nature pour relever les défis mondiaux du climat, de l’alimentation et du développement », pour élargir les travaux de l’UICN sur la contribution de la nature à la résolution des problèmes de développement durable, notamment du point de vue du changement climatique, de la sécurité alimentaire et du développement économique et social.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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