Tudor Arghezi, écrivain.

Tudor Arghezi (né Ion Nicolae Theodorescu le 21 ou le 23 mai 1880 à Bucarest et mort le 14 juillet 1967 dans la même ville) est un écrivain roumain principalement connu pour ses œuvres poétiques et sa littérature pour enfants.

Avec Mihai Eminescu, George Bacovia et Lucian Blaga, Tudor Arghezi est considéré comme l’un des plus importants écrivains de littérature roumaine du XXe siècle.


Ion Nicolae Theodorescu naît le 21 mai 1880 à Bucarest de Rozalia Arghesi et Nicolae Theodorescu senior. Jugeant son patronyme trop banal, il prend le pseudonyme de Tudor Arghezi.

Arghezi, carte maximum, Roumanie.

Surdoué, il obtient son baccalauréat en octobre 1891, à onze ans, au lycée Saint Sabbas. En 1896, à 16 ans, il publie sous le pseudonyme Ion Theo dans le magazine Liga Ortodoxă dirigé par Alexandru Macedonski.

Pour son travail exceptionnel dans la littérature il reçoit pour la première fois en 1936, à égalité avec George Bacovia, et de nouveau en 1946, le prix national de poésie. En 1955, il a été élu membre de l’Académie roumaine, et en 1965, a reçu le prix international Johann Gottfried von Herder. On a dit que Tudor Arghezi était un Baudelaire roumain. Ce genre d’analogie, fallacieux le plus souvent, n’est acceptable que dans la mesure où certains poèmes – les « Fleurs de moisissure » (Florile de mucegai), notamment – rappellent la manière des Fleurs du mal, de même que certains poèmes très crus évoquant la sexualité (Rava, Tinca). Le paradoxe est que cet écrivain revendicatif, âpre dans la lutte pour la justice sociale ou même pour la vengeance de classe, capable par exemple de narrer comment des paysans tuent un boyard, piétinent son cadavre de leurs pieds nus toute une nuit jusqu’à le réduire en bouillie, savait trouver des accents d’une exquise fraîcheur pour célébrer les jeux et les ris de son petit garçon et de sa petite fille.

Il affirme que son nom d’artiste provient de Argesis, le nom latin pour la rivière Arges.

Selon Petre Raileanu, Arghezi “opère dans son œuvre poétique et une synthèse entre tradition et modernisme, avec, tout de même, une forte option en faveur du renouvellement du langage poétique”.

Tudor Arghezi est aussi traducteur en roumain. Ecaterina Cleynen-Serghiev affirme cependant que « ses traductions de La Fontaine ou de Baudelaire sont très libres, le génie arghezien est perceptible dans chaque vers, ce sont donc davantage des variations sur un thème donné que de vraies traductions ».

Arghezi, entier postal, Roumanie.

Enfin Arghezi était aussi chroniqueur satirique, auteur de pamphlets et d’articles polémiques ; devenu communiste pendant la guerre mais resté d’esprit rebelle, son esprit acéré était craint jusque dans la bureaucratie du Parti unique, qui monta contre lui un procès littéraire (devant aboutir à son renvoi, mais qui échoua) en l’accusant d’être un « poète putride, d’esprit bourgeois et écrivant pour la bourgeoisie ». Le principal accusateur, Sorin Toma, rédacteur en chef du journal communiste officiel L’Étincelle (Scînteia) en 1947-1960, se trouva ridiculisé car Arghezi sut trouver en défense de ses textes des extraits de Lénine, Staline, Maïakovski et Gorki qui exprimaient les mêmes choses, et dans les publications de Sorin Toma des phrases pontifiantes et molles qu’il publia sans aucun commentaire personnel, pour « laisser les camarades lecteurs en tirer collectivement les conclusions ».

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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