Thor Heyerdahl, anthropologue, archéologue et navigateur.

Thor Heyerdahl (né le 6 octobre 1914 à Larvik en Norvège et mort le 18 avril 2002 à Andora en Italie) est un anthropologue, archéologue et navigateur norvégien, devenu internationalement célèbre en 1947 à la suite de l’expédition du Kon-Tiki, tentative de rallier les îles polynésiennes sur un radeau partant des côtes d’Amérique du Sud afin d’expliquer le peuplement de l’Océanie.

Il a démontré par l’exemple qu’il est possible de naviguer en haute mer avec des embarcations en balsa, en papyrus et en roseaux.


Thor Heyerdahl naît en 1914 dans la petite ville norvégienne de Larvik. Il s’intéresse très tôt à la zoologie, puis à l’ethnographie.

Il se passionne pour l’étude du peuplement des îles polynésiennes. À l’encontre de la théorie admise jusqu’alors d’un peuplement venant de l’Asie du Sud-Est, il émet l’hypothèse d’une expansion dans l’océan Pacifique à partir de l’Amérique Latine en se fondant sur des indices comme la présence, en Polynésie et en Amérique Latine, de la patate douce et du poulet, alors que la patate douce et le poulet existent aussi en Asie du Sud-Est.

Thor Heyerdahl, carte maximum, Saint-Thomas, 1982.

Cette nouvelle théorie est accueillie fraîchement, il décide donc de l’étayer en essayant de reproduire, dans les conditions de l’époque préhistorique, le voyage d’Amérindiens à la dérive à travers le Pacifique. En 1947, il part de Callao au Pérou avec cinq équipiers sur un radeau de troncs de balsa, baptisé Kon-Tiki ; au bout de trois mois, il atteint les îles Tuamotou : lui et ses compagnons échouent sur l’atoll Raroia.

Le livre qu’il écrit, L’Expédition du Kon-Tiki, connaît un succès international. Il poursuit ses recherches en organisant en 1953 une campagne de fouilles sur les îles Galápagos, où il découvre des vestiges d’origine inca, ce qui, d’après lui, confirme sa théorie. Trois ans plus tard, il dirige une équipe de 23 chercheurs principalement norvégiens qui réalisent d’importantes fouilles archéologiques sur l’île de Pâques ; il trouve là encore des indices qui le confortent dans sa théorie, mais les milieux scientifiques restent généralement sceptiques sur la validité des conclusions de Thor Heyerdahl :

  • d’une part les découvertes faites ne concernent que deux des îles les plus proches du continent américain ;
  • les découvertes faites avant et après l’expédition du Kon-Tiki contredisant l’hypothèse de Thor Heyerdahl sont bien plus nombreuses, en particulier l’étude archéologique des poteries Lapita, et établissent la chronologie du peuplement des îles de l’océan Pacifique à partir de l’Asie ;
  • le développement des études génétiques semble corroborer l’hypothèse du peuplement de la Polynésie à partir de l’Asie.

En 1969, il tente d’appliquer sa méthode de démonstration par l’exemple en utilisant cette fois des bateaux en papyrus des anciens Égyptiens qu’il pense aptes à traverser l’océan Atlantique. Une première expérience à bord du Râ échoue après 5 000 km en mer, mais l’année suivante le bateau de papyrus Râ II, parti du Maroc et poussé par les courants marins, atteint la Barbade, démontrant que les anciens Égyptiens, s’ils étaient partis du Maroc (à plus de 3 500 km de l’Égypte), auraient pu influencer les civilisations pré-colombiennes. À noter cependant qu’on n’a pas trouvé de traces d’un passage des anciens Égyptiens à l’Ouest de l’Égypte.

En 1977 — il a alors 63 ans —, il entreprend avec un bateau de roseaux, le Tigris, d’étudier les routes commerciales maritimes et les échanges culturels dès l’an 3000 av. J.-C. entre Sumer, en Mésopotamie, et d’autres civilisations du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord-Est et du Pakistan, avec la civilisation de la vallée de l’Indus.

Enfin il se consacre à des recherches archéologiques aux Maldives, aux îles Canaries, et à Túcume au Pérou, où vingt-cinq pyramides sont exhumées. En ce qui concerne les Maldives, selon lui[réf. nécessaire], des populations de Lothal, dans la vallée de l’Indus, seraient venues sur ces îles et y auraient construit des pyramides à degrés. Puis leurs descendants seraient allés d’un côté en Égypte, comme en témoignerait la pyramide de Saqqarah, de l’autre vers le Mexique.

Sans avoir arrêté son activité, il meurt à 87 ans à Colla Micheri, hameau de la commune italienne d’Andora.

Il a publié de nombreux ouvrages de vulgarisation et d’aventure traduits dans de nombreuses langues qui lui ont assuré une renommée internationale.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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